II.1.5. Forme du café
vendu
Nos enquêtes de terrain ont relevées au tableau
n° 7 que, la majorité de caféiculteurs du groupement de
Lugendo vendent leurs cafés en cérises et représentent 64%
de l'effectif total contre 39% des caféiculteurs qui vendent du
café parche.
Ce s'expliquerait par le fait la plupart des
caféiculteurs par manques de mains d'oeuvre, de temps, ou par manque
d'une dépulcheuse, préfèrent vendre leurs productions en
cérises dans le but de réduire les dépenses liées
cela. Pourtant, les pulpes du café constituent une bonne matière
organique nécessaire pour la fertilisation du sol.
Le prix varie en fonction de la qualité ce qui fait
que, ceux qui prennent soin de déparcher leur café profitent de
résidus de pulpes avec le quelles ils font le compost, mais
également d'un prix différent, car le prix d'achat est fonction
de la qualité du café tel que nous le verrons au point suivant.
Ces résultats sont soutenus par MAISHA CIRIMWAMI dans son mémoire
intitulé « Analyse de l'impact
socio-économique de la culture du café sur le revenu des
caféiculteurs dans le territoire de Kabare le cas du groupement de
Lugendo » » dans lequel l'auteur
démontrent que la majorité des caféiculteurs de Lugendo
vendent leurs cafés en cérises.(18)
II.1.6. Prix d'un kilogramme de
café en FC
Les résultats que nous avions obtenus du terrain
relèvent, tel que repris au tableau n° 8 que ; la
majorité des caféiculteurs du groupement de Lugendo ont vendu
à 1000 franc congolais le kilo de café cérises au cours de
la campagne caféière écoulée ce qui
représente 54% de l'effectif total ;viens ensuite les
caféiculteurs ayant vendu à 5000Fc la mesure du café
parche soit 16% de l'effectif total ; suivi de ceux ayant vendu à
6500fc la mesure du café parche soit 9% de l'effectif total ; ceux
ayant vendu à 6000fc la mesure du café parche
représentent 7% de l'effectif total ; ceux ayant vendu à 110
et 1200 FC le kilo de café cérises représentent 3% ;
pendant que ceux ayant vendus à 7500 FC la mesure du café parche
ne représentent que 1% .
Ces résultats sont relatifs au fait que, la plupart des
caféiculteurs ont vendu leurs cafés en cérises
auprès de la société Virunga coffee qui en achète
un kilogramme à 100fc, d'autres ayant vendu du café parche sec
ont vendu à 5000 ; 6000 ; 7000 ; voir 7500 FC la mesure
du café parche estimer à 1,5 kg. Cette variation de prix
dépendait d'un acheteur à un autre, mais également de la
période de la récolte pendant laquelle on a vendu son
café car, les caféiculteurs ayant vendu vers la fin de la
campagne vers le mois de mai pendant que le café devenait de plus en
plus rare, ont vu vendre leurs productions entre 6500 et 7500 FC la mesure du
café parche. A cet effet, l'on peut constater une forte
disparité des prix due au fait que les caféiculteurs
n'étant pas organisés en coopérative ou ils pourraient
vendre leurs production à un même, cela laisse la place à
plusieurs intermédiaires dont chacun a tendance à proposer le
prix en fonction de ses intérêts.
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