3.1.3.2. Itinéraire technique écologique
L'IT écologique suivi par les producteurs de la grappe
de Dan Saga commence par la pratique de la RNA et se présente comme suit
:
ü Préparation du sol : le
désherbage se fait en défrichant le site et en élaguant
les arbustes sans dessoucher les pieds (pratique de la RNA). Dans la commune,
85,3% des C.E font le labour ou le désherbage avant le semis tandis que
14,7% sèment directement.
ü Fertilisation : l'apport de la fumure
de couverture ou de fond (déjections animales ou après le
compostage) se fait par 98% des exploitants enquêtés.
L'épandage du fumier
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peut se faire 2 semaines avant le semis, alors que celui du
compost bien décomposé peut se faire pendant le semis. Il est a
noté que certains des exploitants enquêtés commence
l'apport de la fumure organique dès la libération des champs
(68,7%) et d'autres vers fin du mois de mai et début juin jusqu'à
la première pluie (31,3%). En ce qui concerne l'application localiser du
compost, il peut se faire en 3 phases et par poquet de culture : 1 semaine
après semis, au tallage et à la floraison,
y' Semis : le semis est une opération
culturale qui consiste à mettre en terre les graines ou semences et peut
se faire à la main ou de manière mécanisée à
l'aide de semoirs. Ainsi, dès la première pluie utile, 16,7% des
enquêtés font le semis généralement avec un
fongicide pour diminuer voire empêcher les attaques des champignons
contre 83,3% qui n'utilisent pas ce produit. Cependant, certains exploitants
sèment le niébé 2 semaines après le premier
sarclage du mil.
y' Sarclage : cette activité
succède au semis et commence quelques jours après la phase de
levé ou début tallage des plants. Elle consiste à
éliminer la concurrence avec les plantes adventices. Dans les villages
de la grappe, les paysans effectuent en majorité un ou plusieurs
sarclages.
y' Future d'entretien et Traitement phytosanitaire :
l'apport de la fumure d'entretien, est faiblement pratiqué par
les producteurs. L'usage des produits phytosanitaires est d'ordre de 16,6% en
moyenne dans tous les villages, ce sont : les insecticides et les biopesticides
à base de neem, piment ou encore du tabac. Les villages de Dan Saga et
de Guidan Bakoye sont les plus grands utilisateurs des produits biopesticides
avec une moyenne de 35% et 15%. Ils sont utilisés pour soigner,
protéger, aider à la croissance des végétaux ou
encore pour en prévenir les maladies.
y' Pratiques post-récolte aux champs
La pratique consistante à laisser les tiges de
céréales sur place après la récolte des épis
se fait par certains producteurs et permet de couvrir au moins partiellement la
surface du champ, d'absorber les ruissellements, de maintenir en surface les
activités biologiques et la capacité d'infiltration, de
réduire le ruissellement et l'érosion (photo 2).

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Photo 2 : Illustration de la pratique consistante à
laisser les tiges de céréales sur place après la
récolte des épis dans le village de Dogaraoua
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