3.1.3.3. Systèmes de culture pratiquées
L'étude montre que l'association des cultures est la
plus pratiquée dans tous les villages avec 100% des
enquêtés. 18,67% en moyenne font de la culture pure en plus de
l'association des cultures et 27,12% font de l'agroforesterie incluant la
pratique de la RNA. Quant à la culture en rotation, elle est faiblement
pratiquée (5,48% en moyenne) avec une proportion respective de 13,70% et
19,20% dans le chef-lieu de la grappe de Dan Saga et Hardo Illia. Les champs
sont laissés en jachère uniquement dans le village de Dan Saga
avec une moyenne de 1,4% (figure 6).
Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa
Association Culture pure Agroforesterie Culture en rotation
Jachère

Proportions (%)
100%
90%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Figure 6 : Système de culture pratiquées dans la
grappe de Dan Saga
Raisons de l'association des cultures
La figure 7 nous renseigne sur les raisons du système
de culture en association pratiqué par les chefs d'exploitation ainsi
que leur proportion. La raison de l'association, la plus évoqué
par les
26
répondants est l'insuffisance des terres de culture
avec une moyenne de 86% suivi de la diversification des cultures (30%) sur
l'ensemble des enquêtés.

86,00%
30,00%
10,00%
6,00%
6,00%
C'est un héritage
Diversification des cultures (production) Pour des
raisons culturelles
Figure 7 : Raisons de cette association
En ce qui concerne la rotation des culture, 27% des
bénéficiaires font la rotation des cultures depuis 10,54 ans en
moyenne pour tous les villages de la grappe. Le système de culture en
ligne (cas de l'association) est la plus faite avec en moyenne 79% suivi de 20%
pour la culture en bande alternées et 1% pour l'utilisation des plantes
satellites dans les villages de la grappe.
3.1.4. Evaluation des pratiques
Agroécologiques
3.1.4.1. Pertinences des pratiques
Agroécologiques
3.1.4.1.1. Difficultés rencontrées par les
producteurs avant le projet
Les producteurs souffrent d'énormes difficultés
liées à leur production avant l'arrivée de PPILDA. Ces
difficultés sont d'ordre écologiques et atténuent en
majorité le pouvoir productif de leur champ. Il ressort de cette
étude des difficultés dont les plus évoqués sont :
faible rendement (57,92%), des attaques fréquente des ravageurs
(48,53%), l'infertilité des sols (39,43%) et enfin l'érosion
hydrique et éolienne (26,32%).
L'attaque des ravageurs est plus importante dans le village de
Guidan Bakoye (69,2%) et dan Saga (57,5%) contre 16% à Dogaraoua.
L'érosion hydrique et éolienne est faiblement notifiée
dans le village de Dogaraoua (8%) et Mallamawa (13%). Quant 'à
l'infertilité des sols et le faible rendement, ils sont plus ou moins
important dans tous les villages (tableau 8).
L'analyse du tableau 8 ressort les proportions (%) des
difficultés rencontrées par les producteurs avant le projet en
fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5%
traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les
variables (Attaque fréquente des ravageurs, Infertilité des sols
et Erosion Hydrique et Eolienne). Cependant, pour
27
la variable (Faible rendement), le test de khi deux traduit
qu'il y a une différence significative entre les villages.
Tableau 8 : Proportions des difficultés rencontrées
par les producteurs avant le projet (%)
|
Villages
Difficultés rencontrées
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Faible rendement
|
56,2
|
72
|
53,8
|
57,7
|
55,6
|
52,2
|
57,92
|
2,65
|
ns
|
|
Attaque fréquente des ravageurs
|
57,5
|
16
|
69,2
|
53,8
|
55,6
|
39,1
|
48,53
|
18,56
|
*
|
|
Infertilité des sols
|
35,65
|
24
|
46,15
|
38,45
|
44,45
|
47,85
|
39,43
|
22,01
|
*
|
|
Erosion Hydrique et Eolienne
|
30,1
|
8
|
19,2
|
65,4
|
22,2
|
13
|
26,32
|
27,41
|
*
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.
|