3.1.4.3.7. Utilisation des produits de lutte contre les
ennemis de culture
Il ressort de cette étude que 80% des répondants
ont reçus des formations ou encadrements sur la lutte contre les ennemis
de culture. Les proportions des produits connus par les enquêtés
de la grappe sont : Biopesticide (4,5%), Chimique (13,5%), les deux (80%) et
aucun (2%).
En ce qui concerne leur utilisation, les produits chimiques
sont les plus utilisés avec une moyenne de 42,12% suivi de l'utilisation
mixte (les deux types de produits à la fois) de 28,18%, ensuite 24,05%
en moyenne pour les biopesticides a base du tabac, de piments et Graine de neem
et enfin 5,63% des répondants n'utilise aucune de ces produits de lutte
contre les ravageurs de culture. A l'échelle des villages, la figure 9
nous indique une dominance des proportions des utilisations des biopesticides
(38,5%) dans le village de Hardo Illia contre 17,4% dans le village de
Mallamawa. Pour les produits chimiques, elle est plus élevée
à Dogaraoua (52%) et plus faible à Dan Saga (32,9%). Le village
de Mallamawa regorge la plus grande moyenne (47,8%) pour l'utilisation mixte,
en revanche, le village de Hardo Illia a la plus faible moyenne (3,8%). Il est
à noter que 15,4% des répondants du village de Hardo Illia
n'utilisent aucun de ces deux produits contre 0% à Kokai et Mallamawa,
où tous les répondants utilisent au moins un des deux
catégories de produits.

Proportions (%)
60%
50%
40%
30%
20%
10%
0%
Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa
Aucun Biopesticide Chimique Les deux
Figure 9 : Proportions (%) d'utilisation des produits de lutte
contre les ennemis de culture en fonction des villages.
3.1.4.3.8. Evaluation des revenus issus de l'exploitation
des produits forestiers Il découle de cette étude que
32,5% en moyenne des répondants sont des exploitants de bois. La saison
où les bois sont le plus vendu est la saison froide avec une moyenne de
25,3% suivi de la saison sèche qui est de 7,93% et 2,4% pour la saison
de pluie. A l'échelle des villages,
41
Kokai a la plus grande moyenne 44,4% suivi de Mallamawa pour
la saison froide. Pour la saison sèche, elle est plus
élevée dans le village de Dan Saga avec 20,5% en moyenne suivi de
8% à Dogaraoua et plus faible à Kokai (3,7%). En fin pour la
saison de pluie, elle est faible partout (figure 10).

Proportions (%)
40%
30%
20%
10%
0%
50%
Dan Saga Dogaraoua Guidan
Bakoye
Saison de pluie Saison froide Saison sèche
Hardo Illia Kokai Mallamawa Moy.
Figure 10 : Périodes de la forte vente des Produits
forestier en fonction des villages.
- Produits issus des ligneux vendus en fonction des
périodes et villages
La période pendant laquelle les dérivées
d'arbres sont le plus vendu est la période de froide. Pendant cette
période, le bois a la plus grande moyenne (25,25%) et est plus
élevée dans le village de Kokai avec 48,1% en moyenne et le
village de Hardo Illia, la plus petite des proportion (3,8%). La vente des
fruits (22,4%) vient en deuxième position après le bois pendant
la période froide et est plus importante dans le village de Mallamawa
(tableau 19 & photo 6). Pour la période sèche, le bois
remporte également la plus grande moyennes (13,8%) et est plus
élevée dans le village de Dan Saga (28,8%) cette fois ci, contre
0% dans le village de Hardo Illia. Ensuite, vient l'exploitation et la vente de
l'écorce (11,48%) et est plus élevée dans le village de
Mallamawa (26,1%) suivi de Dan Saga (16,4%) contre Hardo Illia (3,8%) et
Dogaraoua (0%). En fin pour la période de pluie ou il y a moins de vente
sur tous les produits ligneux, le bois a la plus grande proportion (9,33%)
suivi de la vente des feuilles (6,03%) et des racines (5,35%). Pour cette
période, le village de Kokai a la plus grande moyenne de vente de bois
(29,6%) et Dogaraoua, la plus petite des moyenne (0%).
L'analyse du tableau 19 ressort les proportions (%) des
produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages.
Ainsi, pour la période froide, le test de statistique de khi deux au
seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages
concernant les variables (Bois et Fruits) alors que pour les variables
(Ecorces, Gousse et Feuilles), le test montre qu'il y'a une différence
significative entre les villages pour ces variables. Ensuite, pour la
période sèche, il y a une différence entre les villages
concernant les variables (Feuilles, Fruits, Fleurs,
42
Gousses, Racines et Ecorces) alors que pour la variable
(bois), le test montre qu'il n'y'a pas une différence significative
entre les villages pour ces variables. En fin, pour la période de pluie,
il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables
(Feuilles, Racines et Bois) alors que pour la variable (Fruits, Fleurs, Gousses
et Ecorces), le test montre qu'il y'a une différence significative entre
les villages pour ces variables.
Tableau 19 : Proportions (%) des produits issus des ligneux
vendus en fonction des périodes et villages
|
Villages Période
|
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Période froide
|
Bois
|
26
|
8
|
30,8
|
3,8
|
48,1
|
34,8
|
25,25
|
19,2
|
*
|
|
Fruits
|
15,1
|
8
|
0
|
3,8
|
11,1
|
30,4
|
11,4
|
13,7
|
*
|
|
Ecorces
|
6,8
|
0
|
7,7
|
0
|
7,4
|
4,3
|
4,37
|
3,95
|
ns
|
|
Gousse
|
5,5
|
0
|
0
|
3,8
|
0
|
13
|
3,72
|
8,56
|
ns
|
|
Feuilles
|
2,7
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0
|
0,45
|
3,51
|
ns
|
|
Période sèche
|
Feuilles
|
13,7
|
0
|
7,7
|
3,8
|
14,8
|
4,3
|
7,38
|
7,06
|
ns
|
|
Fruits
|
11
|
8
|
7,7
|
3,8
|
11,1
|
17,4
|
9,83
|
2,86
|
ns
|
|
Fleurs
|
4,1
|
0
|
3,8
|
3,8
|
3,7
|
0
|
2,57
|
1,96
|
ns
|
|
Gousses
|
8,2
|
0
|
7,7
|
0
|
0
|
8,7
|
4,1
|
6,75
|
ns
|
|
Racines
|
6,8
|
0
|
7,7
|
0
|
7,4
|
8,7
|
5,1
|
4,10
|
ns
|
|
Ecorces
|
16,4
|
0
|
11,5
|
3,8
|
11,1
|
26,1
|
11,48
|
10,3
|
ns
|
|
Bois
|
28,8
|
8
|
7,7
|
0
|
29,6
|
8,7
|
13,8
|
19,2
|
*
|
|
Période pluie
|
Feuilles
|
0
|
12
|
3,8
|
0
|
7,4
|
13
|
6,03
|
12,4
|
*
|
|
Fruits
|
8,2
|
8
|
7,7
|
0
|
7,4
|
4,3
|
5,93
|
2,5
|
ns
|
|
Fleurs
|
0
|
0
|
3,8
|
0
|
7,4
|
0
|
1,87
|
9,6
|
ns
|
|
Gousses
|
2,7
|
0
|
3,8
|
0
|
3,7
|
4,3
|
2,42
|
2
|
ns
|
|
Racines
|
2,7
|
0
|
7,7
|
0
|
0
|
21,7
|
5,35
|
20,7
|
*
|
|
Ecorces
|
5,5
|
0
|
0
|
0
|
0
|
13
|
3,08
|
10,8
|
ns
|
|
Bois
|
9,6
|
0
|
3,8
|
0
|
29,6
|
13
|
9,33
|
19,4
|
*
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi, Sign. : Signification.

43
Photo 8 : Illustration de la cueillette des gousses de
Tamarindus indica dans le village de Dan Saga
- Estimation des revenus issus des produits forestiers
dans la grappe de Dan Saga Tableau 20 : Estimation des revenus issus
des produits forestiers dans la grappe de Dan Saga
|
Activités
|
Période de prise
|
Prix et Unité
|
Quantité totale par Année
|
Revenus tirés par Mois
|
Revenus tirés par Année
|
|
Vente de bois
|
Sèche chaude
|
Stère à 2500F
|
605
|
126 150
|
1 513 750
|
|
Sous-produits du bois
|
Sèche chaude
|
Variés
|
//
|
12 000
|
144 000
|
|
Vente de Fruits
|
Froide, Pluie
|
75F/ tia
|
787
|
59 025
|
708 300
|
|
Vente de Ecorces
|
Sèche
|
250F/tas de 100g
|
30
|
7 500
|
90 000
|
|
Vente de Gousse
|
Froide
|
212,41tia
|
142
|
30 094
|
361 130
|
|
Vente de Feuilles
|
Pluie
|
100F/tia
|
5 000
|
41 670
|
500 000
|
|
TOTAL
|
3 317 181 F
|
- Exploitations du bois en fonction des saisons et
villages
Le nombre de prise de bois est plus élevée
pendant la saison froide avec 2,36 #177; 8 fois en moyenne dans toute la
grappe. En revanche, la quantité de botte de bois est en moyenne de 12
#177; 40 bottes pendant la saison sèche. Par comparaison, on remarque
que la période où l'exploitation des bois est faible est la
saison de pluie avec en moyenne 0,13 #177; 1 fois de prise et de 1,74 #177; 7
bottes de bois par exploitant. Le botte de bois est vendu en moyenne à
709 F CFA pendant la saison de pluie, 691f CFA pendant la saison froide et 580F
CFA pendant la saison
44
sèche. Le prix de vente du botte de bois (Photo 7b)
pendant la saison des pluies est plus élevé dans le village de
Dan Saga (1 011F CFA) et nul à Dogaraoua et Hardo Illia. Pour la saison
froide, le prix de botte de bois est plus élevé a Mallamawa (931F
CFA) et plus faible a Dogaraoua (350F CFA). Ensuite pour la saison
sèche, le prix de botte de bois est vendu en moyenne a 775F CFA dans le
village de Hardo Illia et 433F CFA en moyenne à Kokai (Tableau 21).
Le tableau 21 nous permet d'observer une récapitulative
des exploitations de bois en fonction des saisons et des villages
d'étude. Pour le nombre de prise de bois, le test statistique ANOVA
montre une différence significative (P > 5%) entre les villages pour
toutes les trois saisons. Pour la quantité de botte, le test statistique
ANOVA montre une différence significative (P > 5%) entre les villages
pour les deux saisons (pluie et froide), en revanche, pour la saison
sèche, le test montre qu'il n'y'a pas une différence
significative entre les villages pour la saison. En fin pour le Prix de vente
des bottes de bois, le test statistique ANOVA montre qu'il n'y'a pas une
différence significative (P < 5%) entre les villages pour les deux
saisons (froide et sèche), en revanche, pour la saison de pluie, le test
montre une différence significative entre les villages pour la
saison.
Tableau 21 : Récapitulatif des exploitations de bois en
fonction des saisons et des villages.
|
Villages
Facteurs
|
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
ANOVA
|
|
Fréquence de prise
|
SP
|
0,2 #177; 1
|
0
|
0
|
0
|
0 #177; 0,5
|
0,3 #177; 1,6
|
0,13 #177; 1
|
F = 0,57 P = 0,72
|
|
SF
|
4 #177; 12
|
1 #177; 3
|
1 #177; 2
|
0,8 #177; 4
|
1,7 #177; 3
|
3,2 #177; 6
|
2,36 #177; 8
|
F = 1,15 P = 0,33
|
|
SS
|
2,3 #177; 9
|
0,2 #177; 1
|
0,6 #177; 2
|
1,3 #177; 6
|
3,7 #177; 19
|
0
|
1,6 #177; 9
|
F = 0,67 P = 0,64
|
|
Quantité de botte
|
SP
|
3 #177; 10
|
0
|
2 #177; 6,9
|
0
|
2 #177; 3,6
|
2 #177; 4,6
|
1,74 #177; 7
|
F = 0,9 P = 0,48
|
|
SF
|
12 #177;33
|
1 #177; 2,4
|
5,1 #177; 1
|
3 #177; 10
|
3 #177; 6,5
|
7 #177; 15,3
|
6,7 #177; 22
|
F = 1,67 P = 0,14
|
|
SS
|
24 #177; 6
|
4,8 #177;
20
|
7 #177; 23
|
5 #177; 20
|
1 #177; 2
|
8 #177; 21,6
|
12 #177; 40
|
F = 2,28 P = 0,04
|
|
Prix de vente
|
SP
|
1 011
|
0
|
433
|
0
|
512
|
658
|
709
|
F = 1,97 P = 0,14
|
|
SF
|
680
|
350
|
737
|
550
|
600
|
931
|
691
|
F = 3,76 P = 0,00
|
|
SS
|
589
|
516
|
500
|
775
|
433
|
687
|
580
|
F = 2,20 P = 0,07
|
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, S : Saison,
SP : Saison de Pluie, SF : Saison Froide, SS : Saison Sèche, F :
Statistique de F, P : p-Value.

a
b
45
Photo 9 : Illustration d'un stère de bois (a) - (b) botte
de bois dans le marché de Dan Saga
- Sources des revenus des répondants de la
grappe de Dan Saga
Les activités génératrices de revenus ou
AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des
productions maraîchères marchandes) regorgent la plus
élevée avec 31,43% en moyenne sur l'ensemble des villages de la
grappe. Ces AGRs sont plus important dans le village de Guidan Bakoye avec une
moyenne de 42,3% contre 26% à Dan Saga. Ensuite vient, les
transformations des Produits forestiers ou PF (27,45%) et est plus
élevée dans le village de Kokai avec 55,6% en moyenne et 12% dans
le village de Dogaraoua. Le village de Dan Saga a la plus élevée
des moyennes concernant la vente de bois (23,3%). Le commerce est plus
important dans le village de Guidan Bakoye (23,1%). Quant' a la fonction de
formateur sortant de l'intervention de PPILDA, seuls les villages de Dan Saga
et Mallamawa ont des formateurs actifs jusqu'aujourd'hui avec comme moyenne
respectivement de 4,1% et 4,3%.
L'analyse du tableau 22 ressort les proportions (%) des
principales différences constatées entre les terres
traitées écologiquement et les autres terres témoins en
fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5%
traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les
variables (AGRs, Transformation des PF, Vente de Bois et Commerce). Cependant,
pour la variable (Formateurs), le test de khi deux traduit qu'il y a une
différence significative entre les villages.
46
Tableau 22 : Proportions (%) des sources des revenus des
répondants de la grappe de Dan Saga
|
Villages
AGRs
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
AGR (diverses)
|
26
|
72
|
42,3
|
0
|
22,2
|
26,1
|
31,43
|
35,5
|
*
|
|
Transformation des PF
|
31,5
|
12
|
30,8
|
0
|
55,6
|
34,8
|
27,45
|
24,2
|
*
|
|
Vente de Bois
|
23,3
|
0
|
19,2
|
7,7
|
7,4
|
0
|
9,60
|
16,3
|
*
|
|
Commerce
|
15,1
|
4
|
23,1
|
3,8
|
3,7
|
0
|
8,28
|
12,8
|
*
|
|
Formateurs
|
4,1
|
0
|
0
|
0
|
0
|
4,3
|
1,40
|
4,4
|
ns
|
* = p < 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi, Sign. : Signification.
- Estimation des revenus tirés des AGRs, des
produits forestiers et leurs transformations Une comparaison des
revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers a
été faite. Les résultats du tableau 23 montrent que les
AGRs apportent plus de bénéfice à hauteur de 42 800 F CFA
par mois que les transformations des PFs (ex : photo 8) qui n'apporte que 9
100F CFA par mois. A l'échelle des villages, on remarque que le village
de Dan Saga remporte la plus grande moyenne 14 800F CFA, puis Kokai 13 400F CFA
et Hardo Illia, 0F CFA en termes des revenus issus des transformations des PFs.
En ce qui concerne les AGRs, le village de Mallamawa a la plus grande moyenne
à hauteur de 150 000F CFA et 4 000F CFA a Hardo Illia.
Le tableau 23 montre les revenus tirés des AGRs et des
Transformation des produits forestiers ou PFs en fonction des villages
d'étude. En effet, Pour ce qui des revenus issus de la Transformation
des PFs, les variables (jour et mois), montre qu'il y a une différence
significative entre les villages pour ces variables alors que pour la variable
jour de marché, le test statistique ANOVA a montré qu'il n'y pas
une différence significative entre les villages pour la variable. En
fin, pour les AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit
élevage et des productions maraîchères marchandes), le test
statistique ANOVA a montré qu'il y'a une différence significative
entre les villages pour les trois variables (Jour, Jour du Marché et
Mois).
47
Tableau 23 : Revenus tirés des AGRs et des Transformation
des produits forestiers ou PFs
|
Villages
Périodicité
|
|
DS
|
DA
|
GB
|
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
ANOVA
|
|
Revenus issus de la Transformation des PFs
|
|
Jours
|
6
|
400
|
450
|
2 320
|
|
0
|
2 670
|
1 100
|
3 400
|
F = 0,92 P = 0,46
|
|
Jour de marché
|
3
|
500
|
500
|
3 700
|
|
0
|
4 800
|
2 300
|
3 500
|
F = 2,55 P = 0,05
|
|
Mois
|
14
|
800
|
1 800
|
2 900
|
|
0
|
13
400
|
11 630
|
9100
|
F =1,53 P = 0,18
|
|
AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit
élevage et des productions maraîchères marchandes)
|
|
Jour
|
2
|
500
|
500
|
1 800
|
2
|
000
|
750
|
5 000
|
2 200
|
F = 0,88 P = 0,50
|
|
Jour du Marché
|
3
|
200
|
500
|
6 000
|
1
|
750
|
1 000
|
5 000
|
3 700
|
F = 0,95 P = 0,46
|
|
Mois
|
56
|
600
|
25
000
|
18
500
|
4
|
000
|
22
500
|
150
000
|
42
800
|
F =1,98 P = 0,11
|
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F :
Statistique de F, P : p-Value.

a
b
Photo 10 : Illustration de la transformation d'Andropogon
gayanus pour la confection de contour de case (a) à Hardo Illia -
et en cordon de têtes de case (b) à Dogaraoua.
Groupement d'intérêt « Muci morial
itacé » et les produits transformés (huile et savon) de Dan
Saga.
Le nom de ce groupement veut dire profitons des avantages des
arbres. Ce groupement (photo 9) a été créé en 1998
par une femme (Sahiya Kané) à Dan Saga. Les membres
étaient au nombre de 10 à sa création, mais aujourd'hui il
comporte 25 membres dont 10 à Dan Saga, 5 à Kokai, 5 à
Mallamawa et 5 à Dogaraoua. Ces femmes extraient l'huile de fruits de
Balanites aegyptiaca et fabriquent du savon avec les résidus
(tourteau) d'amandes de ces fruits.
48
Selon la présidente de ce groupement pour 30 mesures
(ou tias) d'amandes, elles extraient 5 litres d'huile. Par semaine, elles
peuvent produire 25 l d'huile et 100 morceaux du savon. Très
appréciés par la population, ces produits finis sont vendus en
raison de 2 500 FCFA par litre et 125, 250 et 300 FCFA par morceau du savon. La
valeur monétaire d'huile et du savon produits et vendus par semaine est
de 92 000 FCFA soit 55 800 FCFA pour l'huile et 36 200 FCFA pour le savon. Pour
une telle production, « Muci morial itacé » obtient
jusqu'à 4 416 000 FCFA (y compris les dépenses) par an.

Photo 11 : Le groupement d'intérêt Muci morial
itacé de Dan Saga. - Revenus tirés de la vente du
miel
Cinq apiculteurs ont été enquêtés
aléatoirement. La quantité de miel produite et vendue par an est
en moyenne de 113 L #177; 5 L avec en moyenne 14 ruches en paille. Lorsque le
litre du miel est vendu à 3 000 FCFA, le revenu peut atteindre 1 695 000
FCFA par an, soit 339 000 FCFA par an et par apiculteur. Et s'ils les exportent
vers la ville, le litre est vendu à 5000 F CFA avec un revenu qui peut
envoisiner les 2 825 000 F CFA par an soit 565 000 F CFA par an et par
apiculteur.
- Utilisation des revenus tirés de la vente des
PFs
Les revenus substantiels tirés de la vente des produits
issus de la RNA sont diversement utilisés. Pour mieux apprécier
les impacts de la RNA sur le bien-être familial, nous avons
élaboré une grille d'analyse dont l'exploitation présente
une pluralité des utilisations. La figure 11 indique que l'alimentation
et soin humain (50 %), les cérémonies (16%), les moyens de
production (l'entretien des maisons et des champs, l'investissement et achat
intrant agricole), Achat et
49
Alimentation animale reçoivent la grosse part des
revenus directement utilisés. Ces revenus sont faiblement
affectés à l'éducation.

Achat et Alimentation animale 13%
Investissement agricole
14%
Ceremonie
16%
Education
7%
Alimentation et soin humain
50%
Figure 11 : Répartition des revenus tirés de la
vente des PFs
3.1.4.3.9. Compte d'exploitation de la culture en bande
alternées mil-niébé et des activités issus de la
RNA sur un hectare
Les échanges effectués avec les producteurs nous
a permis d'établir ce compte d'exploitation de la culture en bande
alternées mil-niébé et des activités issus de la
pratique de la RNA sur une superficie d'un hectare. Les tableau 24 & 25
nous renseigne sur les amortissements, dépenses et
bénéfices ainsi que le coefficient multiplicateur faites
moyennement par les producteurs sur 1ha de production.
Tableau 24 : Amortissement des matériels des pratiques de
la RNA
|
Désignations
|
Nombres
|
unitaire Prix
|
Prix total
|
Durée des vies (en année)
|
Montant amorti en FCFA
|
|
Houe
|
2
|
1 500
|
3 000
|
2
|
1 500
|
|
Daba
|
2
|
1 000
|
2 000
|
2
|
1 000
|
|
Coupe-coupe
|
2
|
2 000
|
4 000
|
2
|
2 000
|
|
Ruche en paille
|
3
|
5 000
|
15 000
|
5
|
3 000
|
|
Râteau
|
2
|
2 000
|
4 000
|
2
|
2 000
|
|
Total amortissements en FCFA
|
9 500
|
50
Tableau 25 : Compte d'exploitation la culture en bande
alternées mil-niébé et des activités issus de la
RNA pour un hectare
|
Libellé
|
Quantité
|
Coût Unitaire
|
Coût Total
|
% charges opérationnelles
|
|
Charges opérationnelles productions
mil-niébé
|
|
Semences Mil
|
3
|
850
|
2 550
|
1%
|
|
Semence Niébé
|
7
|
1 500
|
10 500
|
5%
|
|
Insecticide - fongicide
|
4
|
500
|
2 000
|
1%
|
|
Fumure organique
|
15
|
1 000
|
15 000
|
8%
|
|
Engrais Minérale par microdose
|
1
|
27 000
|
27 000
|
14%
|
|
Biopesticides
|
12
|
1 000
|
12 000
|
6%
|
|
Main d'oeuvre hors récolte
|
//
|
//
|
27 000
|
14%
|
|
Achat de sacs pics
|
8
|
1 000
|
8 000
|
4%
|
|
Main d'oeuvre récolte et décorticage
|
//
|
//
|
25 000
|
13%
|
|
Charges opérationnelles de la pratique de la RNA
|
|
Main d'oeuvre transport du bois
|
10
|
500
|
5 000
|
3%
|
|
Main d'oeuvre élagage des arbres
|
//
|
//
|
2 500
|
1%
|
|
Charge opérationnelles PFNL
|
|
Main d'oeuvre récolte de fruits des arbres
|
787
|
25
|
19 675
|
10%
|
|
Main d'oeuvre récolte du miel
|
//
|
//
|
25 000
|
13%
|
|
Main d'oeuvre récolte des gousses des arbres
|
142
|
20
|
2 840
|
1%
|
|
Amortissements des équipements
|
//
|
//
|
9 500
|
5%
|
|
Sous-total charges opérationnelles de la production MIL
niébé
|
129 050
|
67%
|
|
Sous-total charges opérationnelles de la pratique de la
RNA
|
14 000
|
7%
|
|
Sous-total charge opérationnelles PFNL
|
47 515
|
25%
|
|
Total des charge opérationnelles (a)
|
193 565
|
100%
|
|
Marge brute
|
|
Vente du niébé grain
|
3,5
|
40 000
|
140 000
|
|
|
Vente du Mil
|
4
|
25 000
|
100 000
|
|
|
Vente des coques de niébé
|
9
|
2 000
|
18 000
|
|
|
Vente de fanes de niébé
|
49
|
2 500
|
12 2500
|
|
|
Vente de bois
|
|
|
250 000
|
|
|
Vente des PFNL (feuilles, gousses, fruits, écorces,
etc.)
|
//
|
//
|
85 000
|
|
|
Vente du miel
|
20,17
|
5 000
|
100 850
|
|
|
Vente des produits forestiers issu de bois
|
//
|
//
|
40 000
|
|
|
Sous-total Commercialisation de la production mil
niébé
|
380 500
|
|
|
Sous-total Commercialisation des produits issu de la RNA
|
290 000
|
|
|
Sous-total Commercialisation de PFNL
|
185 850
|
|
|
TOTAL (b)
|
856 350
|
|
|
Marge brute sur charges opérationnelles en F.CFA (c)=
(b)- (a)
|
662 785
|
|
|
Coefficient multiplicateur (b)/ (a)
|
4,42
|
|
51
3.1.5. Détermination du taux d'adoption des
pratiques agroécologiques
vulgarisées par PPILDA
3.1.5.1. Techniques de fertilisation des sols et
d'augmentation du rendement les plus
adaptées au contexte socioculturel et
économique des villages du grappe
Il découle de cette étude que la pratique de la
RNA est la plus pratiquée en termes de technique de fertilisation des
sols avec une moyenne générale de 84,37% suivi de 71,48% pour
l'application du compost et FO (photo 10), 60,88% pour l'utilisation des
variétés améliorées et 60,4% pour la microdose
d'engrais chimique. A l'échelle des villages, la RNA reste la plus
pratiquée et est plus élevée dans le village de Kokai avec
une moyenne de 92,6% et plus faible (par rapport aux autres villages) à
Hardo Illia avec une moyenne de 76,9%. Pour le compostage, elle est plus
élevée a Mallamawa avec une moyenne de 95,7% contre 63% à
Dan Saga. Pour la microdose d'engrais chimique, elle est aussi plus
élevée a Mallamawa (60,9%) contre celle de Hardo Illia (53,8%).
Enfin pour les variétés améliorées, le village de
Dogaraoua regorge la plus grande moyenne 76% et le village de Dan Saga la plus
petite des moyennes.
L'analyse du tableau 26 ressort les proportions (%) des
techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus
adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction des
villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit
qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les
variables (Application compost & MO et Utilisation des
variétés améliorées). Cependant, pour la variable
(Engrais chimique et RNA), le test de khi deux traduit qu'il y a une
différence significative entre les villages.
Tableau 26 : Proportions (%) des techniques de fertilisation des
sols et d'augmentation du rendement les plus adaptées au contexte
socioculturel et économique en fonction des villages
|
Villages
Fertilisants
|
DS
|
DA
|
GB
|
HI
|
KK
|
MA
|
Moy.
|
X2
|
Sign.
|
|
Application compost & MO
|
63
|
92
|
53,8
|
57,7
|
66,7
|
95,7
|
71,48
|
19,4
|
**
|
|
Engrais chimique (microdose)
|
50,7
|
80
|
57,7
|
53,8
|
59,3
|
60,9
|
60,4
|
6,85
|
ns
|
|
Utilisation des variétés
améliorées
|
49,3
|
76
|
38,5
|
61,5
|
70,4
|
69,6
|
60,88
|
12,7
|
*
|
|
RNA
|
78,1
|
88
|
92,3
|
76,9
|
92,6
|
78,3
|
84,37
|
6,09
|
ns
|
* = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif
Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua,
GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2
: Test de Khi X2, Sign. : Signification.

52
Photo 12 : Méthode d'apport du fumier dans les champs dans
la grappe de Dan Saga.
|
|