WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Evaluation des impacts socioéconomiques et durabilité des pratiques agroécologiques dans la grappe de Dan Saga (Aguié)


par Abdoulaye Djigo Tanko
Université Dan Dicko Dan Koulodo de Maradi - Master 2 2023
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

3.1.4.3.7. Utilisation des produits de lutte contre les ennemis de culture

Il ressort de cette étude que 80% des répondants ont reçus des formations ou encadrements sur la lutte contre les ennemis de culture. Les proportions des produits connus par les enquêtés de la grappe sont : Biopesticide (4,5%), Chimique (13,5%), les deux (80%) et aucun (2%).

En ce qui concerne leur utilisation, les produits chimiques sont les plus utilisés avec une moyenne de 42,12% suivi de l'utilisation mixte (les deux types de produits à la fois) de 28,18%, ensuite 24,05% en moyenne pour les biopesticides a base du tabac, de piments et Graine de neem et enfin 5,63% des répondants n'utilise aucune de ces produits de lutte contre les ravageurs de culture. A l'échelle des villages, la figure 9 nous indique une dominance des proportions des utilisations des biopesticides (38,5%) dans le village de Hardo Illia contre 17,4% dans le village de Mallamawa. Pour les produits chimiques, elle est plus élevée à Dogaraoua (52%) et plus faible à Dan Saga (32,9%). Le village de Mallamawa regorge la plus grande moyenne (47,8%) pour l'utilisation mixte, en revanche, le village de Hardo Illia a la plus faible moyenne (3,8%). Il est à noter que 15,4% des répondants du village de Hardo Illia n'utilisent aucun de ces deux produits contre 0% à Kokai et Mallamawa, où tous les répondants utilisent au moins un des deux catégories de produits.

Proportions (%)

60%

50%

40%

30%

20%

10%

0%

Dan Saga Dogaraoua Guidan Bakoye Hardo Illia Kokai Mallamawa

Aucun Biopesticide Chimique Les deux

Figure 9 : Proportions (%) d'utilisation des produits de lutte contre les ennemis de culture en fonction des villages.

3.1.4.3.8. Evaluation des revenus issus de l'exploitation des produits forestiers Il découle de cette étude que 32,5% en moyenne des répondants sont des exploitants de bois. La saison où les bois sont le plus vendu est la saison froide avec une moyenne de 25,3% suivi de la saison sèche qui est de 7,93% et 2,4% pour la saison de pluie. A l'échelle des villages,

41

Kokai a la plus grande moyenne 44,4% suivi de Mallamawa pour la saison froide. Pour la saison sèche, elle est plus élevée dans le village de Dan Saga avec 20,5% en moyenne suivi de 8% à Dogaraoua et plus faible à Kokai (3,7%). En fin pour la saison de pluie, elle est faible partout (figure 10).

Proportions (%)

40%

30%

20%

10%

0%

50%

Dan Saga Dogaraoua Guidan

Bakoye

Saison de pluie Saison froide Saison sèche

Hardo Illia Kokai Mallamawa Moy.

Figure 10 : Périodes de la forte vente des Produits forestier en fonction des villages.

- Produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages

La période pendant laquelle les dérivées d'arbres sont le plus vendu est la période de froide. Pendant cette période, le bois a la plus grande moyenne (25,25%) et est plus élevée dans le village de Kokai avec 48,1% en moyenne et le village de Hardo Illia, la plus petite des proportion (3,8%). La vente des fruits (22,4%) vient en deuxième position après le bois pendant la période froide et est plus importante dans le village de Mallamawa (tableau 19 & photo 6). Pour la période sèche, le bois remporte également la plus grande moyennes (13,8%) et est plus élevée dans le village de Dan Saga (28,8%) cette fois ci, contre 0% dans le village de Hardo Illia. Ensuite, vient l'exploitation et la vente de l'écorce (11,48%) et est plus élevée dans le village de Mallamawa (26,1%) suivi de Dan Saga (16,4%) contre Hardo Illia (3,8%) et Dogaraoua (0%). En fin pour la période de pluie ou il y a moins de vente sur tous les produits ligneux, le bois a la plus grande proportion (9,33%) suivi de la vente des feuilles (6,03%) et des racines (5,35%). Pour cette période, le village de Kokai a la plus grande moyenne de vente de bois (29,6%) et Dogaraoua, la plus petite des moyenne (0%).

L'analyse du tableau 19 ressort les proportions (%) des produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages. Ainsi, pour la période froide, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Bois et Fruits) alors que pour les variables (Ecorces, Gousse et Feuilles), le test montre qu'il y'a une différence significative entre les villages pour ces variables. Ensuite, pour la période sèche, il y a une différence entre les villages concernant les variables (Feuilles, Fruits, Fleurs,

42

Gousses, Racines et Ecorces) alors que pour la variable (bois), le test montre qu'il n'y'a pas une différence significative entre les villages pour ces variables. En fin, pour la période de pluie, il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Feuilles, Racines et Bois) alors que pour la variable (Fruits, Fleurs, Gousses et Ecorces), le test montre qu'il y'a une différence significative entre les villages pour ces variables.

Tableau 19 : Proportions (%) des produits issus des ligneux vendus en fonction des périodes et villages

Villages Période

 

DS

DA

GB

HI

KK

MA

Moy.

X2

Sign.

Période froide

Bois

26

8

30,8

3,8

48,1

34,8

25,25

19,2

*

Fruits

15,1

8

0

3,8

11,1

30,4

11,4

13,7

*

Ecorces

6,8

0

7,7

0

7,4

4,3

4,37

3,95

ns

Gousse

5,5

0

0

3,8

0

13

3,72

8,56

ns

Feuilles

2,7

0

0

0

0

0

0,45

3,51

ns

Période sèche

Feuilles

13,7

0

7,7

3,8

14,8

4,3

7,38

7,06

ns

Fruits

11

8

7,7

3,8

11,1

17,4

9,83

2,86

ns

Fleurs

4,1

0

3,8

3,8

3,7

0

2,57

1,96

ns

Gousses

8,2

0

7,7

0

0

8,7

4,1

6,75

ns

Racines

6,8

0

7,7

0

7,4

8,7

5,1

4,10

ns

Ecorces

16,4

0

11,5

3,8

11,1

26,1

11,48

10,3

ns

Bois

28,8

8

7,7

0

29,6

8,7

13,8

19,2

*

Période pluie

Feuilles

0

12

3,8

0

7,4

13

6,03

12,4

*

Fruits

8,2

8

7,7

0

7,4

4,3

5,93

2,5

ns

Fleurs

0

0

3,8

0

7,4

0

1,87

9,6

ns

Gousses

2,7

0

3,8

0

3,7

4,3

2,42

2

ns

Racines

2,7

0

7,7

0

0

21,7

5,35

20,7

*

Ecorces

5,5

0

0

0

0

13

3,08

10,8

ns

Bois

9,6

0

3,8

0

29,6

13

9,33

19,4

*

* = p < 0,05 ns = non significatif

Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi, Sign. : Signification.

43

Photo 8 : Illustration de la cueillette des gousses de Tamarindus indica dans le village de Dan Saga

- Estimation des revenus issus des produits forestiers dans la grappe de Dan Saga Tableau 20 : Estimation des revenus issus des produits forestiers dans la grappe de Dan Saga

Activités

Période de
prise

Prix et
Unité

Quantité totale par Année

Revenus tirés par Mois

Revenus tirés par Année

Vente de bois

Sèche chaude

Stère à
2500F

605

126 150

1 513 750

Sous-produits du bois

Sèche chaude

Variés

//

12 000

144 000

Vente de Fruits

Froide, Pluie

75F/ tia

787

59 025

708 300

Vente de Ecorces

Sèche

250F/tas de 100g

30

7 500

90 000

Vente de Gousse

Froide

212,41tia

142

30 094

361 130

Vente de Feuilles

Pluie

100F/tia

5 000

41 670

500 000

TOTAL

3 317 181 F

- Exploitations du bois en fonction des saisons et villages

Le nombre de prise de bois est plus élevée pendant la saison froide avec 2,36 #177; 8 fois en moyenne dans toute la grappe. En revanche, la quantité de botte de bois est en moyenne de 12 #177; 40 bottes pendant la saison sèche. Par comparaison, on remarque que la période où l'exploitation des bois est faible est la saison de pluie avec en moyenne 0,13 #177; 1 fois de prise et de 1,74 #177; 7 bottes de bois par exploitant. Le botte de bois est vendu en moyenne à 709 F CFA pendant la saison de pluie, 691f CFA pendant la saison froide et 580F CFA pendant la saison

44

sèche. Le prix de vente du botte de bois (Photo 7b) pendant la saison des pluies est plus élevé dans le village de Dan Saga (1 011F CFA) et nul à Dogaraoua et Hardo Illia. Pour la saison froide, le prix de botte de bois est plus élevé a Mallamawa (931F CFA) et plus faible a Dogaraoua (350F CFA). Ensuite pour la saison sèche, le prix de botte de bois est vendu en moyenne a 775F CFA dans le village de Hardo Illia et 433F CFA en moyenne à Kokai (Tableau 21).

Le tableau 21 nous permet d'observer une récapitulative des exploitations de bois en fonction des saisons et des villages d'étude. Pour le nombre de prise de bois, le test statistique ANOVA montre une différence significative (P > 5%) entre les villages pour toutes les trois saisons. Pour la quantité de botte, le test statistique ANOVA montre une différence significative (P > 5%) entre les villages pour les deux saisons (pluie et froide), en revanche, pour la saison sèche, le test montre qu'il n'y'a pas une différence significative entre les villages pour la saison. En fin pour le Prix de vente des bottes de bois, le test statistique ANOVA montre qu'il n'y'a pas une différence significative (P < 5%) entre les villages pour les deux saisons (froide et sèche), en revanche, pour la saison de pluie, le test montre une différence significative entre les villages pour la saison.

Tableau 21 : Récapitulatif des exploitations de bois en fonction des saisons et des villages.

Villages

Facteurs

 

DS

DA

GB

HI

KK

MA

Moy.

ANOVA

Fréquence de prise

SP

0,2 #177; 1

0

0

0

0 #177; 0,5

0,3 #177; 1,6

0,13 #177; 1

F = 0,57 P = 0,72

SF

4 #177; 12

1 #177; 3

1 #177; 2

0,8 #177; 4

1,7 #177; 3

3,2 #177; 6

2,36 #177; 8

F = 1,15 P = 0,33

SS

2,3 #177; 9

0,2 #177; 1

0,6 #177; 2

1,3 #177; 6

3,7 #177; 19

0

1,6 #177; 9

F = 0,67 P = 0,64

Quantité de
botte

SP

3 #177; 10

0

2 #177; 6,9

0

2 #177; 3,6

2 #177; 4,6

1,74 #177; 7

F = 0,9 P = 0,48

SF

12 #177;33

1 #177; 2,4

5,1 #177; 1

3 #177; 10

3 #177; 6,5

7 #177; 15,3

6,7 #177; 22

F = 1,67 P = 0,14

SS

24 #177; 6

4,8 #177;

20

7 #177; 23

5 #177; 20

1 #177; 2

8 #177; 21,6

12 #177; 40

F = 2,28 P = 0,04

Prix de vente

SP

1 011

0

433

0

512

658

709

F = 1,97 P = 0,14

SF

680

350

737

550

600

931

691

F = 3,76 P = 0,00

SS

589

516

500

775

433

687

580

F = 2,20 P = 0,07

Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, S : Saison, SP : Saison de Pluie, SF : Saison Froide, SS : Saison Sèche, F : Statistique de F, P : p-Value.

a

b

45

Photo 9 : Illustration d'un stère de bois (a) - (b) botte de bois dans le marché de Dan Saga

- Sources des revenus des répondants de la grappe de Dan Saga

Les activités génératrices de revenus ou AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des productions maraîchères marchandes) regorgent la plus élevée avec 31,43% en moyenne sur l'ensemble des villages de la grappe. Ces AGRs sont plus important dans le village de Guidan Bakoye avec une moyenne de 42,3% contre 26% à Dan Saga. Ensuite vient, les transformations des Produits forestiers ou PF (27,45%) et est plus élevée dans le village de Kokai avec 55,6% en moyenne et 12% dans le village de Dogaraoua. Le village de Dan Saga a la plus élevée des moyennes concernant la vente de bois (23,3%). Le commerce est plus important dans le village de Guidan Bakoye (23,1%). Quant' a la fonction de formateur sortant de l'intervention de PPILDA, seuls les villages de Dan Saga et Mallamawa ont des formateurs actifs jusqu'aujourd'hui avec comme moyenne respectivement de 4,1% et 4,3%.

L'analyse du tableau 22 ressort les proportions (%) des principales différences constatées entre les terres traitées écologiquement et les autres terres témoins en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'ya pas une différence entre les villages concernant les variables (AGRs, Transformation des PF, Vente de Bois et Commerce). Cependant, pour la variable (Formateurs), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

46

Tableau 22 : Proportions (%) des sources des revenus des répondants de la grappe de Dan Saga

Villages

AGRs

DS

DA

GB

HI

KK

MA

Moy.

X2

Sign.

AGR (diverses)

26

72

42,3

0

22,2

26,1

31,43

35,5

*

Transformation des PF

31,5

12

30,8

0

55,6

34,8

27,45

24,2

*

Vente de Bois

23,3

0

19,2

7,7

7,4

0

9,60

16,3

*

Commerce

15,1

4

23,1

3,8

3,7

0

8,28

12,8

*

Formateurs

4,1

0

0

0

0

4,3

1,40

4,4

ns

* = p < 0,05 ns = non significatif

Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi, Sign. : Signification.

- Estimation des revenus tirés des AGRs, des produits forestiers et leurs transformations Une comparaison des revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers a été faite. Les résultats du tableau 23 montrent que les AGRs apportent plus de bénéfice à hauteur de 42 800 F CFA par mois que les transformations des PFs (ex : photo 8) qui n'apporte que 9 100F CFA par mois. A l'échelle des villages, on remarque que le village de Dan Saga remporte la plus grande moyenne 14 800F CFA, puis Kokai 13 400F CFA et Hardo Illia, 0F CFA en termes des revenus issus des transformations des PFs. En ce qui concerne les AGRs, le village de Mallamawa a la plus grande moyenne à hauteur de 150 000F CFA et 4 000F CFA a Hardo Illia.

Le tableau 23 montre les revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers ou PFs en fonction des villages d'étude. En effet, Pour ce qui des revenus issus de la Transformation des PFs, les variables (jour et mois), montre qu'il y a une différence significative entre les villages pour ces variables alors que pour la variable jour de marché, le test statistique ANOVA a montré qu'il n'y pas une différence significative entre les villages pour la variable. En fin, pour les AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des productions maraîchères marchandes), le test statistique ANOVA a montré qu'il y'a une différence significative entre les villages pour les trois variables (Jour, Jour du Marché et Mois).

47

Tableau 23 : Revenus tirés des AGRs et des Transformation des produits forestiers ou PFs

Villages

Périodicité

 

DS

DA

GB

 

HI

KK

MA

Moy.

ANOVA

 

Revenus issus de la Transformation des PFs

Jours

6

400

450

2 320

 

0

2 670

1 100

3 400

F = 0,92
P = 0,46

Jour de
marché

3

500

500

3 700

 

0

4 800

2 300

3 500

F = 2,55
P = 0,05

Mois

14

800

1 800

2 900

 

0

13

400

11 630

9100

F =1,53
P = 0,18

AGRs (la formation professionnelle, promotion du petit élevage et des productions
maraîchères marchandes)

Jour

2

500

500

1 800

2

000

750

5 000

2 200

F = 0,88
P = 0,50

Jour du
Marché

3

200

500

6 000

1

750

1 000

5 000

3 700

F = 0,95
P = 0,46

Mois

56

600

25

000

18

500

4

000

22

500

150

000

42

800

F =1,98
P = 0,11

Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, F : Statistique de F, P : p-Value.

a

b

Photo 10 : Illustration de la transformation d'Andropogon gayanus pour la confection de contour de case (a) à Hardo Illia - et en cordon de têtes de case (b) à Dogaraoua.

Groupement d'intérêt « Muci morial itacé » et les produits transformés (huile et savon) de Dan Saga.

Le nom de ce groupement veut dire profitons des avantages des arbres. Ce groupement (photo 9) a été créé en 1998 par une femme (Sahiya Kané) à Dan Saga. Les membres étaient au nombre de 10 à sa création, mais aujourd'hui il comporte 25 membres dont 10 à Dan Saga, 5 à Kokai, 5 à Mallamawa et 5 à Dogaraoua. Ces femmes extraient l'huile de fruits de Balanites aegyptiaca et fabriquent du savon avec les résidus (tourteau) d'amandes de ces fruits.

48

Selon la présidente de ce groupement pour 30 mesures (ou tias) d'amandes, elles extraient 5 litres d'huile. Par semaine, elles peuvent produire 25 l d'huile et 100 morceaux du savon. Très appréciés par la population, ces produits finis sont vendus en raison de 2 500 FCFA par litre et 125, 250 et 300 FCFA par morceau du savon. La valeur monétaire d'huile et du savon produits et vendus par semaine est de 92 000 FCFA soit 55 800 FCFA pour l'huile et 36 200 FCFA pour le savon. Pour une telle production, « Muci morial itacé » obtient jusqu'à 4 416 000 FCFA (y compris les dépenses) par an.

Photo 11 : Le groupement d'intérêt Muci morial itacé de Dan Saga. - Revenus tirés de la vente du miel

Cinq apiculteurs ont été enquêtés aléatoirement. La quantité de miel produite et vendue par an est en moyenne de 113 L #177; 5 L avec en moyenne 14 ruches en paille. Lorsque le litre du miel est vendu à 3 000 FCFA, le revenu peut atteindre 1 695 000 FCFA par an, soit 339 000 FCFA par an et par apiculteur. Et s'ils les exportent vers la ville, le litre est vendu à 5000 F CFA avec un revenu qui peut envoisiner les 2 825 000 F CFA par an soit 565 000 F CFA par an et par apiculteur.

- Utilisation des revenus tirés de la vente des PFs

Les revenus substantiels tirés de la vente des produits issus de la RNA sont diversement utilisés. Pour mieux apprécier les impacts de la RNA sur le bien-être familial, nous avons élaboré une grille d'analyse dont l'exploitation présente une pluralité des utilisations. La figure 11 indique que l'alimentation et soin humain (50 %), les cérémonies (16%), les moyens de production (l'entretien des maisons et des champs, l'investissement et achat intrant agricole), Achat et

49

Alimentation animale reçoivent la grosse part des revenus directement utilisés. Ces revenus sont faiblement affectés à l'éducation.

Achat et
Alimentation
animale
13%

Investissement agricole

14%

Ceremonie

16%

Education

7%

Alimentation et soin humain

50%

Figure 11 : Répartition des revenus tirés de la vente des PFs

3.1.4.3.9. Compte d'exploitation de la culture en bande alternées mil-niébé et des activités issus de la RNA sur un hectare

Les échanges effectués avec les producteurs nous a permis d'établir ce compte d'exploitation de la culture en bande alternées mil-niébé et des activités issus de la pratique de la RNA sur une superficie d'un hectare. Les tableau 24 & 25 nous renseigne sur les amortissements, dépenses et bénéfices ainsi que le coefficient multiplicateur faites moyennement par les producteurs sur 1ha de production.

Tableau 24 : Amortissement des matériels des pratiques de la RNA

Désignations

Nombres

unitaire Prix

Prix total

Durée des vies (en année)

Montant amorti en
FCFA

Houe

2

1 500

3 000

2

1 500

Daba

2

1 000

2 000

2

1 000

Coupe-coupe

2

2 000

4 000

2

2 000

Ruche en paille

3

5 000

15 000

5

3 000

Râteau

2

2 000

4 000

2

2 000

Total amortissements en FCFA

9 500

50

Tableau 25 : Compte d'exploitation la culture en bande alternées mil-niébé et des activités issus de la RNA pour un hectare

Libellé

Quantité

Coût
Unitaire

Coût
Total

% charges
opérationnelles

Charges opérationnelles productions mil-niébé

Semences Mil

3

850

2 550

1%

Semence Niébé

7

1 500

10 500

5%

Insecticide - fongicide

4

500

2 000

1%

Fumure organique

15

1 000

15 000

8%

Engrais Minérale par microdose

1

27 000

27 000

14%

Biopesticides

12

1 000

12 000

6%

Main d'oeuvre hors récolte

//

//

27 000

14%

Achat de sacs pics

8

1 000

8 000

4%

Main d'oeuvre récolte et décorticage

//

//

25 000

13%

Charges opérationnelles de la pratique de la RNA

Main d'oeuvre transport du bois

10

500

5 000

3%

Main d'oeuvre élagage des arbres

//

//

2 500

1%

Charge opérationnelles PFNL

Main d'oeuvre récolte de fruits des arbres

787

25

19 675

10%

Main d'oeuvre récolte du miel

//

//

25 000

13%

Main d'oeuvre récolte des gousses des arbres

142

20

2 840

1%

Amortissements des équipements

//

//

9 500

5%

Sous-total charges opérationnelles de la production MIL niébé

129 050

67%

Sous-total charges opérationnelles de la pratique de la RNA

14 000

7%

Sous-total charge opérationnelles PFNL

47 515

25%

Total des charge opérationnelles (a)

193 565

100%

Marge brute

Vente du niébé grain

3,5

40 000

140 000

 

Vente du Mil

4

25 000

100 000

 

Vente des coques de niébé

9

2 000

18 000

 

Vente de fanes de niébé

49

2 500

12 2500

 

Vente de bois

 
 

250 000

 

Vente des PFNL (feuilles, gousses, fruits, écorces, etc.)

//

//

85 000

 

Vente du miel

20,17

5 000

100 850

 

Vente des produits forestiers issu de bois

//

//

40 000

 

Sous-total Commercialisation de la production mil niébé

380 500

 

Sous-total Commercialisation des produits issu de la RNA

290 000

 

Sous-total Commercialisation de PFNL

185 850

 

TOTAL (b)

856 350

 

Marge brute sur charges opérationnelles en F.CFA
(c)= (b)- (a)

662 785

 

Coefficient multiplicateur (b)/ (a)

4,42

 

51

3.1.5. Détermination du taux d'adoption des pratiques agroécologiques

vulgarisées par PPILDA

3.1.5.1. Techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus

adaptées au contexte socioculturel et économique des villages du grappe

Il découle de cette étude que la pratique de la RNA est la plus pratiquée en termes de technique de fertilisation des sols avec une moyenne générale de 84,37% suivi de 71,48% pour l'application du compost et FO (photo 10), 60,88% pour l'utilisation des variétés améliorées et 60,4% pour la microdose d'engrais chimique. A l'échelle des villages, la RNA reste la plus pratiquée et est plus élevée dans le village de Kokai avec une moyenne de 92,6% et plus faible (par rapport aux autres villages) à Hardo Illia avec une moyenne de 76,9%. Pour le compostage, elle est plus élevée a Mallamawa avec une moyenne de 95,7% contre 63% à Dan Saga. Pour la microdose d'engrais chimique, elle est aussi plus élevée a Mallamawa (60,9%) contre celle de Hardo Illia (53,8%). Enfin pour les variétés améliorées, le village de Dogaraoua regorge la plus grande moyenne 76% et le village de Dan Saga la plus petite des moyennes.

L'analyse du tableau 26 ressort les proportions (%) des techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction des villages. Ainsi, le test de statistique de khi deux au seuil de 5% traduit qu'il n'y a pas une différence entre les villages concernant les variables (Application compost & MO et Utilisation des variétés améliorées). Cependant, pour la variable (Engrais chimique et RNA), le test de khi deux traduit qu'il y a une différence significative entre les villages.

Tableau 26 : Proportions (%) des techniques de fertilisation des sols et d'augmentation du rendement les plus adaptées au contexte socioculturel et économique en fonction des villages

Villages

Fertilisants

DS

DA

GB

HI

KK

MA

Moy.

X2

Sign.

Application compost & MO

63

92

53,8

57,7

66,7

95,7

71,48

19,4

**

Engrais chimique (microdose)

50,7

80

57,7

53,8

59,3

60,9

60,4

6,85

ns

Utilisation des variétés améliorées

49,3

76

38,5

61,5

70,4

69,6

60,88

12,7

*

RNA

78,1

88

92,3

76,9

92,6

78,3

84,37

6,09

ns

* = p < 0,05 ** = p << 0,05 ns = non significatif

Légende : DS : Dan Saga, DA : Dogaraoua, GB : Guidan Bakoye, HI : Hardo Illia, KK : Kokai, MA : Mallamawa, X2 : Test de Khi X2, Sign. : Signification.

52

Photo 12 : Méthode d'apport du fumier dans les champs dans la grappe de Dan Saga.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme