WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Cancer du poumon non à  petites cellules chez la femme expérience du service d'oncologie médicale du CHU de Tanger etude rétrospective


par Houda ABRINI
Université Abdelmalek Essaadi - Diplome de spécialité en médecine option: oncologie médicale 2024
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Introduction

15

I. Introduction

Le cancer du poumon constitue un grave problème de santé publique dans le monde et représente la première cause de décès par cancer [1]. En 2020, approximativement 2.2 millions de nouveaux cas et 1.8 millions de décès ont été enregistrés à travers le monde [2]. Le pronostic de la maladie reste actuellement dépréciatif avec un taux de survie globale à cinq ans qui varie de 6% à 14% chez les hommes et de 7% à 18% chez les femmes [3]. Néanmoins nous assistons dans les dernières années à des rémissions prolongées voire des guérisons après l'introduction de l'immunothérapie.

Au Maroc, le taux d'incidence du cancer du poumon demeure généralement élevé (31.9/100 000) en comparaison avec d'autres pays du continent Africain [4]. Cette maladie continuera à occuper les premières places parmi les cancers en 2040 avec un taux de mortalité de 16/100 000 [5].

Les cancers du poumon sont classés histologiquement en cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) et les carcinomes à petites cellules (CPC). Environ 85 % des cas sont des cancers du poumon non à petites cellules [6].

Après l'apparition des symptômes, la majorité des cancers du poumon sont à un stade avancé (stade IV) lorsqu'ils sont diagnostiqués et ne peuvent pas faire l'objet d'une résection chirurgicale qui reste l'élément fondamental du traitement. C'est pourquoi le cancer du poumon doit être diagnostiqué à un stade précoce (stade I) par le biais du dépistage. En effet, l'introduction du dépistage de ce cancer devrait favoriser un changement de stade vers un stade précoce au moment du diagnostic, avec une amélioration de la survie.

Au cours des dix dernières décennies, le cancer du poumon était considéré comme une maladie masculine essentiellement. Actuellement, bien que le cancer du poumon reste plus fréquent chez les hommes que chez les femmes, l'écart entre les deux sexes tend à s'estomper dans plusieurs régions du monde du fait de la progression constante de la maladie chez les femmes [7].

Le principal facteur de risque du cancer du poumon est le tabagisme avec une corrélation exposition - effet [8]. Dans la population féminine, alors que l'impact du tabagisme était évalué comme la cause principale du cancer du poumon dans la plupart des pays développés, des recherches épidémiologiques ont mis le point sur la présence d'autres contributeurs épidémiologiques et facteurs hormonaux, génétiques et moléculaires agissant comme des

16

facteurs de risque indépendants ou interagissant avec l'effet du tabagisme [9]. L'affirmation potentielle selon laquelle les femmes ont une sensibilité accrue aux substances cancérigènes du tabac reste controversée [10]. Par ailleurs, l'importance relative et la contribution des facteurs liés à l'environnement et au mode de vie au risque de ce cancer peuvent varier en fonction de la zone géographique et des conditions socio-économiques. Il en résulte que le cancer du poumon chez la femme est une affection distincte et spécifique qui nécessite plusieurs études pour définir ses caractéristiques épidémiologiques, cliniques, moléculaires et thérapeutiques.

Au Maroc, très peu d'études ont abordé le cancer du poumon chez la femme. Ces études avaient concerné les régions de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech.

Dans le présent travail nous présentons une étude rétrospective d'une série de cas de cancer du poumon non à petites cellules chez les femmes traitées au service d'Oncologie Médicale du Centre Hospitalier Universitaire Mohamed VI de Tanger. Cette étude est la première réalisée au Nord du Maroc, elle a eu pour but d'évaluer les caractéristiques épidémiologiques, diagnostiques, moléculaires, thérapeutiques et pronostiques du CPNPC chez la femme.

17

Matériel et Méthodes

18

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme