Introduction

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I. Introduction
Le cancer du poumon constitue un grave problème de
santé publique dans le monde et représente la première
cause de décès par cancer [1]. En 2020, approximativement 2.2
millions de nouveaux cas et 1.8 millions de décès ont
été enregistrés à travers le monde [2]. Le
pronostic de la maladie reste actuellement dépréciatif avec un
taux de survie globale à cinq ans qui varie de 6% à 14% chez les
hommes et de 7% à 18% chez les femmes [3]. Néanmoins nous
assistons dans les dernières années à des
rémissions prolongées voire des guérisons après
l'introduction de l'immunothérapie.
Au Maroc, le taux d'incidence du cancer du poumon demeure
généralement élevé (31.9/100 000) en comparaison
avec d'autres pays du continent Africain [4]. Cette maladie continuera à
occuper les premières places parmi les cancers en 2040 avec un taux de
mortalité de 16/100 000 [5].
Les cancers du poumon sont classés histologiquement en
cancers du poumon non à petites cellules (CPNPC) et les carcinomes
à petites cellules (CPC). Environ 85 % des cas sont des cancers du
poumon non à petites cellules [6].
Après l'apparition des symptômes, la
majorité des cancers du poumon sont à un stade avancé
(stade IV) lorsqu'ils sont diagnostiqués et ne peuvent pas faire l'objet
d'une résection chirurgicale qui reste l'élément
fondamental du traitement. C'est pourquoi le cancer du poumon doit être
diagnostiqué à un stade précoce (stade I) par le biais du
dépistage. En effet, l'introduction du dépistage de ce cancer
devrait favoriser un changement de stade vers un stade précoce au moment
du diagnostic, avec une amélioration de la survie.
Au cours des dix dernières décennies, le cancer
du poumon était considéré comme une maladie masculine
essentiellement. Actuellement, bien que le cancer du poumon reste plus
fréquent chez les hommes que chez les femmes, l'écart entre les
deux sexes tend à s'estomper dans plusieurs régions du monde du
fait de la progression constante de la maladie chez les femmes [7].
Le principal facteur de risque du cancer du poumon est le
tabagisme avec une corrélation exposition - effet [8]. Dans la
population féminine, alors que l'impact du tabagisme était
évalué comme la cause principale du cancer du poumon dans la
plupart des pays développés, des recherches
épidémiologiques ont mis le point sur la présence d'autres
contributeurs épidémiologiques et facteurs hormonaux,
génétiques et moléculaires agissant comme des

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facteurs de risque indépendants ou interagissant avec
l'effet du tabagisme [9]. L'affirmation potentielle selon laquelle les femmes
ont une sensibilité accrue aux substances cancérigènes du
tabac reste controversée [10]. Par ailleurs, l'importance relative et la
contribution des facteurs liés à l'environnement et au mode de
vie au risque de ce cancer peuvent varier en fonction de la zone
géographique et des conditions socio-économiques. Il en
résulte que le cancer du poumon chez la femme est une affection
distincte et spécifique qui nécessite plusieurs études
pour définir ses caractéristiques épidémiologiques,
cliniques, moléculaires et thérapeutiques.
Au Maroc, très peu d'études ont abordé le
cancer du poumon chez la femme. Ces études avaient concerné les
régions de Rabat, Casablanca, Fès et Marrakech.
Dans le présent travail nous présentons une
étude rétrospective d'une série de cas de cancer du poumon
non à petites cellules chez les femmes traitées au service
d'Oncologie Médicale du Centre Hospitalier Universitaire Mohamed VI de
Tanger. Cette étude est la première réalisée au
Nord du Maroc, elle a eu pour but d'évaluer les caractéristiques
épidémiologiques, diagnostiques, moléculaires,
thérapeutiques et pronostiques du CPNPC chez la femme.

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Matériel et Méthodes

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