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Cancer du poumon non à  petites cellules chez la femme expérience du service d'oncologie médicale du CHU de Tanger etude rétrospective


par Houda ABRINI
Université Abdelmalek Essaadi - Diplome de spécialité en médecine option: oncologie médicale 2024
  

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2.3. Caractéristiques histologiques

Le type histologique le plus fréquemment diagnostiqué chez les patientes était l'adénocarcinome (87%), suivi du carcinome épidermoïde (13%) (Tableau 1).

La confirmation histologique a été réalisée par biopsie scannoguidée chez 61% des cas, par bronchoscopique chez 18.2% des cas, par biopsie osseuse chez 14.2% des cas, par biopsie ganglionnaire sus-claviculaire chez 3% des cas et chez 1.2% des cas, elle a été réalisée par

biopsies cérébrale, hépatique et péricardique (Tableau 2). Tableau 2: Méthodes de confirmation histologique des CPNPC

 
 

Méthodes utilisées

n=77

%

Biopsie scannoguidée

47

61

Bronchoscopie

14

18.2

Biopsie osseuse

11

14.2

Biopsie ganglionnaire sus-claviculaire

2

3

Biopsie cérébrale

1

1.2

Biopsie hépatique

1

1.2

Biopsie péricardique

1

1.2

2. Données radiologiques

Sur base de la Tomodensitométrie Thoraco-Abdomino-Pelvienne (TDM TAP), les tumeurs étaient localement avancées dans la majorité des cas. Ainsi, les tumeurs T4 représentaient 40.4% et l'envahissement ganglionnaire N2 était retrouvé dans 41.4% des tumeurs (Tableau 3).

En se basant sur la 8ème édition de la classification TNM (Annexe 2), le stade radiologique le plus fréquent était le stade IV chez 90.9% des patientes. Le stade III était présent chez 7.8% des patientes et une seule patiente a été diagnostiquée au stade I (1.3%) (Tableau 4).

70% de nos patientes avaient plus d'un site métastatique. Les localisations métastatiques les plus fréquentes étaient celles au niveau pleural, osseux, pulmonaire, hépatique et cérébral (Tableau 5).

Tableau 3: Répartition des tumeurs selon les classifications TNM

Classification

n

%

T

 
 

T1

10

19.2

T2

10

19.2

T3

11

21.2

T4

21

40.4

N

 
 

N0

18

31

N1

7

21.1

N2

24

41.4

N3

9

15.5

M

 
 

M0

7

9.1

M1

70

90.9

M1a

48

68.57

M1c

22

31.43

Tableau 4: Stades radiologiques

Stadesa n Pourcentage (%)

1.3

1 1.3

7.8

2 2.6

4 5.2

Stade I IA-2

Stade III

IIIA IIIB

24

Stade IV IVA

IVB

90.9

48 62.3

22 28.6

a. 8ème classification TNM.

25

Tableau 5: Répartition des différentes localisations métastatiques

Localisations métastatiques n Pourcentage (%)

Pleurale 39 55.7

Osseuse 31 44.3

Pulmonaire 21 30

Hépatique 12 17.1

Cérébrale 10 14.3

Surrénalienne 6 8.6

Péricardique 5 7.1

3. Profil moléculaire

Le test de mutation de l'EGFR (Epithelial Growth Factor Receptor) a été réalisé chez 27 patientes (35% des cas), revenant positif chez 13 patientes (48.1%) et négatif chez 14 patientes (51.9%). Les mutations étaient prédominantes sur l'exon 19 (9 patientes soit 69.2%), suivies par la mutation L858 sur l'exon 21 (4 patientes soit 30.8%) (Tableau 6).

La mutation ALK (Anaplastic Lymphoma Kinase) qui a été recherchée chez 8 patientes (soit 29.6% des cas), a été positive chez une patiente, celle qui était au stade IA-2 (soit 12.5%). La recherche de la mutation ROS1 (Reactive Oxygen Species) a été réalisée chez 2 patientes (7.4%) et était négative dans les deux cas (Tableau 6).

La recherche de l'expression du PD-L1 (Programmed Death-Ligand 1) a été effectuée chez 6 patientes. Une faible positivité (<50%) a été retrouvée chez 5 patientes représentant 83.3% des cas et une forte positivité à 60% a été noté chez une seule patiente (16.7%).

Tableau 6: Statut des mutations EGFR, ALK et ROS1

 

n

Pourcentage %

Mutation de l'EGFR

 
 

Réalisée

27

35

Positive

13

48.1

Mutation sur :

 
 

Exon 19

9

69.2

L858 sur l'exon 21

4

30.8

Mutation ALK

 
 

Réalisée

8

29.6

Positive

1

12.5

Mutation ROS1

 
 

Réalisées

2

7.4

Positive

0

0

26

4. Prise en charge thérapeutique

Le délai entre la confirmation histologique et le début du traitement des patientes dans notre étude était de 2.1 mois en moyenne, il était variable entre 6 jours et 13.8 mois.

Parmi les 77 patientes, 13 ont été perdues de vue (16.8%) et 6 patientes (7.8%) avaient reçu des soins de support palliatifs exclusifs (BSC : Best Supportive Care). 1 seule patiente (stade IA-2) a été adressée pour chirurgie (1.3%) puis perdue de vue, 3 patientes stade IIIB (4%) avaient reçu une chimiothérapie néoadjuvante suivie d'une radiochimiothérapie concomitante (RCC) puis mise sous surveillance et 54 patientes stade IV (70.1%) avaient reçu un traitement systémique palliatif en première ligne. Parmi celles-ci, 46 avaient reçu une chimiothérapie à base de sels de platine (dont 5 EGFR muté) (85.2%) et 8 EGFR muté (14.8%) un traitement par anti-EGFR (Figure 1).

Figure 1: Schéma des traitements utilisés chez les patientes atteintes de CPNPC

La figure 2 présente les protocoles utilisés en première ligne chez les patientes au stade IV. L'acide zoledronique a été associé au traitement systémique palliatif chez 13 patientes (16.9%

27

Protocoles de 2ème ligne Docétaxel

Gemcitabine monothérapie Navelbine monothérapie Etoposide monothérapie Carbo-Paclitaxel Carbo-Navelbine

Paclitaxel Pemetrexed Erlotinib

n=20

Pourcentage (%)

6

30

3

15

2

10

2

10

1

5

1

5

1

5

1

5

3

15

des cas) et le bevacizumab chez 3 patientes (4% des cas). Le nombre moyen de cycles de chimiothérapie reçu était de 3.8 [extrêmes : 1 - 7]. Pour la thérapie par anti-EGFR, le nombre moyen de cycles était de 15.9 [extrêmes :6 - 40]. Parmi les 46 patientes ayant reçu une chimiothérapie, 16 patientes n'ont pas pu être évaluées pour la réponse au traitement car perdues de vue au cours du suivi. L'évaluation de la maladie a été basée sur les critères RECIST présentés en annexe 3. Parmi les 30 patientes ayant une maladie évaluable, 1 patiente (3.3%) a eu une réponse partielle, 6 patientes (20%) ont eu une stabilité et 23 patientes (76.6%) avaient une progression. Concernant le traitement par anti-EGFR (n=8), 1 patiente a été perdue de vue (12.5%), 1 patiente avait une réponse partielle (12.5%), 5 patientes présentaient une stabilité (62.5%) et 1 patiente avait une progression (12.5%).

Figure 2: Protocoles utilisés chez les patientes en 1ère ligne

Après progression, 20 patientes ont reçu un traitement systémique de 2ème ligne. 17 patientes, (soit 85%) ont reçu la chimiothérapie et 3 patientes (15%) ont reçu l'anti EGFR (Tableau 7).

Tableau 7: Protocoles utilisés chez les patientes en 2ème ligne

28

La radiothérapie palliative a été réalisée chez 23 patientes, décompressive sur le rachis chez 10 patientes, cérébrale chez 9 patientes, de consolidation et antalgique sur le col du fémur chez 2 patientes et sur l'humérus chez 1 patiente et enfin une radiothérapie palliative pulmonaire a été réalisée chez 1 patiente.

5. Survie

Dans notre série, le suivi médian était de 5 mois [extrêmes : 0-56], la survie globale (SG) médiane était de 5 mois IC 95% [2.2-7.7]. La survie sans progression (SSP) médiane était de 5 mois IC 95% [3.6-6.4]. Par ailleurs, les taux de survie globale à 6 et 12 mois étaient de 44.4% et 28.7% respectivement et les taux de survie sans progression (SSP) à 6 et 12 mois étaient de 38.5% et 7.7% respectivement (Figures 3 et 4).

29

Figure 3: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie globale des patientes

Figure 4: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie sans progression des patientes

30

La survie globale (SG) médiane dans le groupe des patientes EGFR muté traitées par anti EGFR était de 20 mois IC 95% [12.6-27.4] et dans le groupe EGFR muté traité par chimiothérapie à base de sels de platine, elle était de 9 mois IC 95% [4.7-13.3]. Cette SG médiane chez le groupe thérapie anti EGFR était significativement plus longue que celle dans le groupe chimiothérapie à base de sels de platine avec une valeur de p=0.05 (Figure 5).

De même, la survie sans progression (SSP) médiane dans le groupe des patientes EGFR muté traitées par anti EGFR était de 19 mois IC 95% [8.3-29.7] alors que dans le groupe des patientes mutées pour l'EGFR traité par chimiothérapie à base de sels de platine, celle-ci était de 5 mois IC 95% [0.7-9.3]. La SSP médiane chez le groupe thérapie anti EGFR était aussi significativement plus longue que celle chez le groupe chimiothérapie aux sels de platine avec une valeur de p=0.028. On a noté également que les courbes de la survie globale et celle de la survie sans progression du traitement par chimiothérapie ont chuté plus rapidement par rapport à celles du traitement par anti EGFR signifiant que le décès des patientes s'est produit très rapidement sous chimiothérapie (Figure 6).

31

Figure 5: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie globale des patientes EGFR muté traitées par anti EGFR et par chimiothérapie à base de sels de platine

Figure 6: Courbe de Kaplan-Meier représentant la survie sans progression des patientes
EGFR mutées traitées par anti EGFR et par chimiothérapie à base de sels de platine

32

Discussion

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