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La garantie des droits fondamentaux au Cameroun

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par Zbigniew Paul DIME LI NLEP
Université Abomey-Calavi, Bénin - DEA en Droit international des Droits de l'Homme 2004
  

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CONCLUSION DE LA DEUXIEME PARTIE

Au total, les mécanismes juridictionnels et non juridictionnels de protection des droits fondamentaux au Cameroun font montre d'une volonté en vue de favoriser la jouissance par les citoyens des droits qui leur sont reconnus dans l'ordre juridique camerounais.

En effet, grâce à leur action dynamique et volontaire, les juges des ordres administratif et judiciaire sanctionnent au quotidien les violateurs des droits fondamentaux. Cependant, multiples sont les écueils qui entravent l'exercice d'une action plus efficace. On peut recenser grosso modo, les entraves à une indépendance véritable des juges et des obstacles juridiques tels que la permanence de l'écran législatif dans l'ordonnancement juridique camerounais. Qui plus est, le juge constitutionnel ne participe pas à cette dynamique de protection des droits instaurée par les deux premiers juges, en raison des conditions draconiennes affectées au contrôle de constitutionnalité des lois au Cameroun, et qui ferme la porte du prétoire simple particulier.

Dès lors, les mécanismes juridictionnels se révèlent insuffisants pour assurer une protection effective et efficace des droits fondamentaux des citoyens. Mais, les mécanismes non juridictionnels qui se doivent de les compléter n'échappent pas eux aussi aux critiques relatives à leur indépendance structurelle, surtout s'agissant des autorités administratives indépendantes. Ces dernières semblent souvent plus être des excroissances du bras administratif, que des protecteurs des citoyens contre les pouvoirs publics.

Les citoyens n'ont plus alors d'autres solutions que se retourner vers les organisations de la société civile. Ces dernières, au Cameroun, semblent muselées du fait d'un encadrement de la liberté d'association dans l'ordre juridique camerounais. En outre, elles participent plus à un rôle de promotion que de protection des droits fondamentaux, ce qui conduit le plus souvent à les rendre totalement inconnues aux yeux de la majorité des citoyens camerounais.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault