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La Littérature Hypertextuelle, analyse et typologie

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par Aurélie CAUVIN
Université de Cergy Pontoise - Maitrise de lettres Modernes 2001
  

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b) Le rhizome comme représentation d'Internet

Mireille Buydens justifie son choix ainsi : « Il y a une dimension de la modernité qui a besoin de la philosophie deleuzienne comme herméneutique. » Internet est avant tout un réseau (ou un réseau de réseaux), il est constitué de noeuds qui traitent et véhiculent l'information (les ordinateurs personnels eux mêmes reliés à des serveurs...) et de liens ou encore des passerelles (câbles, modem, lignes téléphoniques...). Ces noeuds et ces liens, qui constituent la matérialité d'Internet, forment un espace multidirectionnel, qui peut se rapporter à la structure du rhizome selon le principe de connexion. D'un point de vue humain, Internet met en jeu des serveurs qui offrent des services à des clients et qui émettent de l'information. Mais cette distinction est en réalité floue car un client peut à son tour devenir source d'information, comme le serveur peut devenir client. On s'aperçoit donc que cela correspond aux principes d'hétérogénéité et de métamorphose énoncés par Gilles Deleuze, qui prend effet dans un processus de permutation. De plus la croissance du réseau s'établit non pas de l'intérieur mais de l'extérieur, de telle sorte que le réseau évolue de manière anarchique et linéaire. Cela révèle le principe d'extériorité. Pour ce qui est du principe de rupture asignifiante, chaque utilisateur peut à tout moment se retrancher du réseau ou au contraire s'y adjoindre. Il est évident que l'utilisateur est aussi dépendant des structures techniques, et que parfois le réseau ne le satisfait pas. Le principe de cartographie et de décalcomanie : le réseau ne se cartographie pas ou mal et il croit de manière anarchique, au rythme des nouveaux branchements. Cette conception d'Internet peut se rapporter aux métaphores et comparaisons qui le caractérisent comme virtuel. En effet Internet, est aussi appelé le cyberespace, ce terme est apparue pour la première fois dans l'ouvrage de William Gibson, Neuromancer, par lequel il désigne un espace abstrait, sans directions, sans repères. La métaphore a été filée sur le thème de la non-localisation géographique. Les termes employés pour désigné Internet comme « les autoroutes de l'information », le « village virtuel » ou encore «  le village global » inventé par Marshall McLuhan, dans les années 1960, dans la Galaxie Gutenberg. Cependant le lecteur ou l'utilisateur devant son écran ne voit que la structure apparente, c'est-à-dire le world wide web, dont le principe de fonctionnement est l'hypertexte.

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