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La Littérature Hypertextuelle, analyse et typologie

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par Aurélie CAUVIN
Université de Cergy Pontoise - Maitrise de lettres Modernes 2001
  

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5. L'écriture participative : du lecteur au scripteur

a) Le possible dialogue avec l'auteur

Le lecteur a en effet la possibilité, dans la majorité des oeuvres, d'écrire à l'auteur, par l'intermédiaire du émail. Les remarques, peuvent avoir plusieurs objet : protestations, diatribes ou au contraire éloges, apologies voire panégyriques. Au regard des remarques dûment constatées, ou mises en ligne par les auteurs, les critères s'organisent selon les thèmes suivants : l'écriture hypertextuelle se conçoit difficilement, certaines ne répondent à la norme du lisible...Lorsque les changements sont pris en compte par l'auteur, l'écriture peut-être devenir collective, par exemple Jean-François Verreault, pour son oeuvre le Noeud, avoue avoir effectué des modifications en vertu de la norme de lisibilité : changement des couleurs de fond d'écran, de polices, sous l'appellation « refonte graphique ». Selon les auteurs rencontrés ou interrogés sur le nouveau statut du lecteur dans l'oeuvre hypertextuelle, il apparaît nettement que le lecteur a une influence réduite, et que souvent les modifications ne s'effectue que sur d'éventuelle coquille ou sur la mise en page. Le lecteur acquiert ainsi un statut de correcteur typographique. Mais les interventions peuvent aussi être l'occasion pour l'auteur de justifier ses choix, sans prendre en compte les critiques. De ce fait le lecteur reste cantonné à son statut de spectateur, de lecteur tel qu'il a été depuis des siècles. La possible participation d'écriture du lecteur reste néanmoins un leurre, un fétichisme affiché au nom d'une oeuvre participative. L'auteur revendique son statut de paternité, il s'inscrit dans la tradition auctoriale. Anne Cécile Brandenbourger a mis l'accent sur le fait qu'elle n'avait jamais pris en compte les remarques des lecteurs. Sa position d'auteur campée elle a été suivie pas Lucie de Boutiny, lors de leur présence sur le Salon du Livre. L'écriture collective d'hyperfiction peut malgré tout apparaître comme un choix d'écriture.

b) De l'auteur au scripteur

En France, pour faire référence à celui qui a écrit un livre, nous employons indifféremment les termes d'écrivain et d'auteur. Ces deux termes sont considérés en effet comme synonyme et définis par la périphrase : la personne qui compose des ouvrages littéraires. Or les origines étymologiques de ces deux mots divergent et reflètent une extension de sens. L'auteur vient du latin « auctor », qui fait référence à l'origine, celui qui est à l'origine du livre et en assure l'authenticité, l'authentification. L'auctor fonde, accroît le texte. Le terme d'écrivain vient du verbe latin «scribere », qui signifie écrire. Ce verbe a engendré les termes de « scripteur » et de « scribe ». Le sens premier d'écrivain signifie ainsi « celui qui écrit », comme dans les exemples d'écrivain public par exemple. Par extension de sens et notamment par métonymie c'est à dire de l'acte pour le métier il désigne celui qui compose des ouvrages littéraires. Le scripteur révèle au contraire le sème de l'écriture. Il est réapparu au début du XXe s. pour désigner une personne qui écrit soit un manuscrit, soit un tapuscrit. Les auteurs sur la toile, qui ne sont pas authentifier par les institutions littéraires : éditeurs, académie, prix littéraires, peuvent-ils être considérer comme des « auctors » ou au contraire restent-ils des « scripteurs », « scriptateurs », dans la mesure où ils sont dans un processus de « scripturation » et d'écriture. Le lecteur peut en effet ne rester que scripteur dans sa relation avec l'auteur où l'écriture est un moyen d'échange, peut-être se situant dans une écriture dite fonctionnelle comme la lettre, e-mail...ou au contraire devenir auctor notamment dans les oeuvres dites collectives, interactives. Le lecteur acquiert ainsi le statut de co-auteur. Tout d'abord, l'écriture dite participative sera abordée, ensuite la problématique des auteurs collectifs, se situant dans une logique de complémentarité.

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