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Une introduction aux systèmes de lois de conservation

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par Jean-Michel KENFACK
Université Yaoundé I Cameroun - Doctorant en Mathématiques 2006
  

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1.4 Ondes mobiles- Systèmes hyperboliques.

Nous allons à présent nous intéresser à une bonne définition des solutions faibles généralisées, ceci va entrainer le critère d'entropie basé sur l'analyse d'ondes de choc. Nous devons considérer la non linéarité de f dans l'espoir de mettre sur pied une bonne approche mathématique et de bonnes conditions physiques . Notre étude portera sur le système de lois de conservation.

(1.11)

?

??

??

u1 t + (f1 (u1...un)) = 0
un t +(fn (u1....un)) = 0

Le système (1.11) s'écrit sous la forme quasilinéaire

(1.12) ut+A(u)u =0

Ici, on veut chercher des solutions particulières qui ont la forme d'ondes mobiles :
(1.13) u (t, x) = v (x ? ót)

(t> 0, x E R) où la fonction v et la vitesse ó E R sont des inconnues. En substituant (1.13) dans (1.12), on obtient l'égalité :

(1.14) ?ó v ÿ(x ? ót) + A (v (x ? ót)) vÿ (x ? ót) = 0

Par observation de (1.14), on constate que ó est la valeur propre de la matrice A(v) correspondant au vecteur propre ÿv. Cette conclusion suggère que si nous devons chercher des solutions de notre système d'E.D.P sous forme d'ondes mobiles ou plus généralement de vagues, solutions de (1.12), nous devons imposer une certaine condition d'hyperbolicité concernant les valeurs propres de A.

Définition 1.3. Si pour tout u E Rn, les valeurs propres de A(u) sont réelles et distinctes, on dit que le système (1.12) est strictement hyperbolique.

Dans toute la suite, nous supposerons le système d'E.D.P (1.12) (pour le cas spécial A = Df) strictement hyperbolique.

Notations

(i) Nous écrirons

À1 (u) < · · · < Àn (u)

pour désigner les valeurs propres réelles et distinctes de A (u) dans l'ordre croissant.

(ii) Pour k = 1 · · · n, dk (u) le vecteur propre non nul tel que :

A (u) dk (u) = Àk (u) dk (u).

(iii) Sachant qu'une matrice et sa transposée ont le même spectre, introduisons les vecteurs propres gk (u) pour la matrice transposée A (u)T, on a :

A (u)T gk (u) = Àk (u) gk (u) ,

qui peut s'écrire encore :

gk (u) A (u) = Àk (u) gk (u).

Ainsi {gk (u)}1<k<n pourra être regardé comme famille de vecteurs propres de gauche et {dk (u)}1<k<n celle de droite.

Remarque 1.4. On pourra considérer les familles gk (u) et dl (u) telles que : gk (u) dl (u) = äkl, u E Rn. En effet; Àl (gkdl) = gk (Àldl)

= gk (Adl) = ATgkdl = Àkgkdl (Àk - Àl) gkdl = 0

d'oùk =6 lgkdl=0 car Àk=6Àl.

Question : Comment se comporte la notion d'hyperbolicité stricte dans un changement de coordonnées?

Théorème 1.4. (invariance de l'hyperbolicité dans un changement de coordonnées). Soit u une solution régulière du strict système hyperbolique (1.12).

Soit Ö : Rn ?Rn un difféomorphisme assez régulier d'inverse W. Alors

u = Ö (u),

est solution du système strictement hyperbolique :

(1.15) ut +

A (u) ux = 0

dans (0, oc) x R pour (1.16)

A (u) := DÖ (W (u)) A(W (u)) DW (u).

Preuve. 1- Le changement de fonction inconnue u 7?u = Ö (u) transforme l'E.D.P (1.11) en l'E.D.P (1.15).

2- Prouvons que le système (1.15) est strictement hyperbolique. Si Àk (u) est une valeur propre de A (u) avec pour vecteur propre de droite dk (u) correspondant, on a: A (u) dk (u) =

Àk (u) dk (u). Posant

(1.17) on a : (1.18) de même on a :

r dk (u) := DI (W (u)) dk (W (u)) Àk (u) := Àk (W (u))

A (u) dk (u) = Àk (u) dk (u),

Au vu de (1.17)...(1.19), on conclut que le système (1.15) est strictement hyperbolique

rgk (u) := gk ( W (u)) DW (u) gk (u) A (u) = Àk (u) gk (u) (1.19) .

Question : Comment se comporte Àk (u), gk (u) et dk (u) quand u varie?

Théorème 1.5. (Dépendance des valeurs et vecteurs propres de u). On suppose la matrice A assez régulière, strictement hyperbolique, Alors :

i) Àk (u) dépend régulièrement de u E Rn ; 1 = k = n

ii) En outre, on peut choisir les vecteurs gk (u) et dk (u) dépendant régulièrement de u tel que |dk(u)| = 1, |gk(u)| =1, 1 = k =n

Preuve. 1- A(u) étant strictement hyperbolique, pour tout u0 ERn, on a :

À1 (u0) < ... <Àn (u0).

Pour k fixé dans {1, ..., n}, pour u0 E Rn, soit dk (u0) satisfaisant

A(u0)dk(u0)=Àk(u0)dk(u0); |dk(u0)| = 1,

supposons dk (u0) = en = (0, 0, .., 1).

En premier lieu, montrons que dans un voisinage de u0, il existe des fonctions assez régulières Àk (u) , dk (u) telles que

A(u)dk(u)=dk(u)Àk(u), |dk(u)| =1.

2- On applique le théorème des fonctions implicites à la fonction régulière I : Rn x R x Rn ? Rn+1 définie par:

I (d, À, u) = (A (u) d - Àd, |d|2) (d, u E Rn; À E R).

-d1

ôI (d,À,u)

=

ô (d, À)

A(u) - ÀI ...

-dn

2d1...2dn 0

((n+1)×(n+1))

Or dk (u0) = en, il suffit de vérifier que :

(1.20) det

A(u0) - ÀI

0
...

-1

=6 0

0...2 0

3- Pour å > 0 suffisament petit, la matrice

(1.21) Aå = A (u0) - (ëk (u0) + å) I

est inversible. Aå (en) = ?åen, par conséquent

0

0

0

=

Aå . . . x

-1

0...2 0

I . . .

()-1

0...0 1

Aå ...

0

0...2 2 ()-1

Sachant que le déterminant de la 2e matrice vaut 1, on a : 0

det

Aå

. . .
-1

= 2 (--å)-1 (det Aå) = 2 Y

j6=k

(ëj (u0) - ëk (u0) --- å) () ()-1

(u2)2
u1

f3 (u) = u2u3

u1

f1 (u) =u2

--

u3 1 (u2)2

+p )

u1 2 u1

f2 (u) =

p u1

u1 2 u1

u3 1 (u2)2 u2 u1

?

???????

???????

f (u) =

0...2 0

qui tends vers 2 Qj6=k (ëj (u0) --- ëk (u0)) quand å > 0.

Comme A (u0) est strictement hyperbolique, la dernière expression est non nulle et la condition (1.20) est vérifiée. Nous allons ainsi invoquer le théorème des fonctions implicites pour extraire dans un voisinage de u0, les fonctions régulières ëk (u) , dk (u) satisfaisant le théorème. Preuve similaire pour les vecteurs propres de gauche

Exemple 1.3. Soient les équations d'Euler d'écoulement de gaz compressible en dimension 1 suivantes :

(1.22)

?

?

?

ñt + (ñv)x = 0 ( conservation de la masse)

(ñv)t + (ñv2 + p)x = 0 ( conservation du moment)
(ñE)t + (ñEv + pv)x = 0 ( conservation de l' énergie)

dans (0, 8) x IR où ñ est la densité de masse, v la vitesse et E la densité d'énergie par

2

unité de masse, p la pression . (E = e + v 2 , e énergie interne). Le système sera strictement hyperbolique si :

Op

p > 0, Oñ > 0, et Op > 0.

Oe

Cette assertion est très difficile à vérifier directement, car le flux définit comme ci-dessous est compliqué.

u = (ñ,ñv,ñE) ,u = (u1,u2,u3) ,u1 > 0.

Supposons un changement de fonction inconnue et regardons la densité ñ, la vitesse v et l'énergie interne e comme des inconnues, d'où le système (1.22) devient alors :

 

ñt + x + ñvx = 0
vt + vvx + ñ1 vx= 0
et + vex + p ñvx = 0

ñ> 0.

Posant w = (ñ, v, e), ce système devient wt + A (w) wx = 0 où

(1.23) A(u)=u2I+

0 u1 0

A(u)

(u1, u3) 0 1

Op Op

u1Oe (u1, u3)

1

u1

1

A(u)= u1

0

p(u1,u3) 0

Le polynôme caractéristique de A (u) est --À (À2 -- ó2) pour

ó2 = p

u12

Op+ Oe

Op.

On revient à (1.23) et on voit que les valeurs propres de A sont :

À1=v--ó, À2=v, À3=v+ó, ó>0

ó est la vitesse locale de son.

Par conséquent, wt + A (w) wx = 0 est strictement hyperbolique à condition qu'on ait

Op Op

>0et >0.

Oñ Oe

Utilisant le théorème 1.4, on déduit que les équations d'Euler sont strictement hyperboliques.

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault