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Les années Gorbatchev

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par Antoine Sauvagnargues
ILERI - Master 2008
  

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B) Un concept nouveau de liberté : la glasnost :

En effet, par le second concept nouveau qu'est la glasnost, une libéralisation intellectuelle a vue le jour. Cette « transparence » est un phénomène entièrement novateur pour la société russe qui découvre peu à peu une presse libérée, qui peut parler de tout sans subir de pressions de la part du pouvoir. Etre informé, donner son opinion, critiquer, discuter et le tout au grand jour n'est pas dans les habitudes de la société soviétique. Par cette glasnost, Gorbatchev veut « secouer la léthargie des soviétiques par un langage et des méthodes de vérité ». C'est l'époque où les soviétiques commencent à apprendre les atrocités du passé. La « déstalinisation » entamée par Khrouchtchev est relancée avec plus de vigueur par Gorbatchev. La conséquence logique de celle-ci est la réhabilitation des victimes du régime de Staline (Zinoviev, Kamenev, Piatakov, Radek, et surtout Trotsky). Par ailleurs, Gorbatchev avait fourni des gages aux occidentaux pour faire avancer le désarmement et faire reculer l'image impérialiste de l'URSS. Il prouve ainsi sa bonne foi envers les élites intellectuels soviétiques et étrangères en annonçant la libération de son représentant le plus réputé. D'un coup de téléphone, le 19 novembre 1986, Andreï Sakharov et sa femme, assignés à résidence dans la ville de Gorki (aujourd'hui Nijni-Novgorod) depuis 1979, sont libres de revenir à Moscou. Dès lors, la glasnost prend son essor. De son approbation par le plénum du Comité central les 27 et 28 juillet 1987, elle devient un véritable phénomène de société. De grands noms comme l'historien Youri Afanassiev ou l'économiste Abel Aganbegian se font les hérauts de cette « anthologie du message réformateur » lancée par la perestroïka. Ils se mettent à enquêter sur les pages sombres du passé stalinien ou léniniste. Le pouvoir craignait cependant la réaction du grand public à cette liberté d'expression nouvelle. Il n'était pas aussi impliqué que le souhaitaient les dirigeants mais pas aussi indifférent que l'on pourrait le penser. Ils y prennent progressivement goût. L'époque est au défoulement collectif, aux effusions idéologiques et à l'émotion politique.

Ces réformes représentent un bouleversement sur le plan national. Celui-ci se ressent aussi au niveau international. Avec Gorbatchev, une nouvelle détente est arrivée, et avec celle-ci une nouvelle conception de la politique étrangère.

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