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La couverture du risque maladie: essai d'une étude comparative entre les systèmes français et marocain

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par Jamila Zakour
Université Bordeaux IV Montesquieu - DEA de droit du travail et de la Protection Sociale 2006
  

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b) les nécessaires interactions avec l'Etat : le principe de tutelle.

L'idée de tutelle renvoie à l'exercice par l'administration de l'Etat, voire par les caisses nationales elles même, de pouvoirs de suspension ou d'annulation à l'encontre des directions des organismes de Sécurité Sociale. De façon concrète, cela va s'illustrer par des enquêtes ou des vérifications effectuées a posteriori au sein des différents organismes de Sécurité Sociale en vue d'évaluer la qualité de leur gestion.

- Au plan national, la tutelle sur le régime général incombe en principe sur le Ministre de la santé. Ce dernier va s'appuyer sur la direction de la Sécurité Sociale, et aussi sur des instances plus spécifiques comme l'inspection générale des affaires sociales (IGAS).

-L'exercice de la tutelle sur le plan régional va relever de la compétence du Préfet de région. Ici aussi, le représentant de l'Etat à l'échelle locale va s'appuyer sur des structures telles que la direction régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS) ou encore sur l'IGASS qui en pratique, se révèlent être les véritables détenteurs de la tutelle car bien souvent les autorités préfectorales délégueront largement aux directeurs régionaux le pouvoir d'inspection.

L'exercice de la tutelle s'applique aussi bien aux personnes qu'aux actes. Ainsi les actes ne deviendront exécutoires qu'une fois passé un délai de vingt jours laissé aux ministres de la santé et/ou des finances pour pouvoir faire opposition. Le contrôle de la légalité va essentiellement porter sur les décisions (qu'elles soient individuelles ou collectives) ne présentant aucune difficulté majeure. D'une certaine façon, on retrouve la théorie administrative du «contrôle restreint » car les décisions ne demandent pas ici de réel examen sur le fond.

Fruit d'un savant mélange entre autorité étatique, et intervention des partenaires sociaux, le système de prise en charge du risque maladie reflète une relation hybride, à mi-chemin entre autonomie des caisses et la présence de l'Etat tuteur et « gardien » du respect des orientations politiques et budgétaires. C'est ce même compromis entre la tradition mutualiste et la présence de la personne de l'Etat que l'on retrouve également dans le système qu'a choisi le Maroc.

§2) L'accès aux soins au Maroc : un compromis entre pratiques mutualistes et tutelle étatique.

C'est le même postulat de départ qui peut être fait pour le système marocain quant à la couverture du risque maladie, à la différence que cette pléiade d'intervenants est tantôt privée avec les organismes mutualistes (b), tantôt publics avec la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (a). De même que les choix quant aux politiques de santé (et particulièrement celles touchant au risque maladie) sont toutes différentes les unes des autres selon la population ciblée et les soins pris en charge, ou encore des conditions d'affiliation changeantes selon les régimes.

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