WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Le refus de la linéarité dans l'adaptation cinématographique de la Rue Cases-Nègre de Joseph Zobel

( Télécharger le fichier original )
par Théophile Muhire
Université Natinale du Rwanda - Licence en Lettres 2004
  

précédent sommaire suivant

1.2.2 Temps du récit et temps dans le récit romanesque

La notion de temps n'est pas seulement liée aux temps de la conjugaison mais aussi aux temps de la nature, aux temps qui s'écoulent. Cette notion de temps va nous renvoyer au temps du récit et au temps de l'histoire et entre ces deux temps, la comparaison nous amènera à parler d'ordre des séquences, de durée et de fréquence. Tout est régi, selon Genette, par les relations entre temps de l'histoire et les pseudo temps du récit, c'est-à-dire les rapports entre l'ordre temporel de succession des événements dans la diégèse et l'ordre pseudo temporel de leur disposition dans le récit, les rapports entre la durée variable de ces événements, ou segments diégétiques et la pseudo durée ( en fait, longueur de texte ) de leur relation dans le récit : rapport donc de vitesse, rapport enfin de fréquence, c'est-à-dire les relations entre les capacités de l'histoire et celles du récit.

1.2.2.1 L'ordre des séquences

La séquence est une unité d'action avec une logique interne et une signification en dehors des autres unités. Il y a plusieurs ordres dans la présentation des séquences. Selon Genette9(*) :

§ L'analepse est un flash-back ou un retour en arrière (rétrospection). C'est le retour du récit d'une action passée par rapport à l'histoire suivante.

§ Le prolepse est une anticipation, le récit anticipé d'une action qui ne s'est pas encore déroulée.

§ L'enchâssement est un procédé très fréquent dans le roman. Un narrateur (personnage 1) rencontre un autre personnage. Le personnage 2 devient narrateur à son tour. Les strates enchâssées peuvent être supprimées sans gêner la cohésion de la narration.

1.2.2.2 La notion de durée : typologie de Genette

La durée est le rapport entre le temps véridique de l'action et le temps de sa relation. Quand la durée du récit :

§ Est égale au temps de l'action, la durée est une scène, c'est-à-dire que le récit et le déroulement sont simultanés.

§ Le temps du récit, supérieur au temps de l'histoire. Ici, le temps de l'histoire est dit temps statique, sans durée. L'on a alors des descriptions, c'est-à-dire des détails sur des choses ou des objets statiques. On parle alors de pause.

§ Le temps du récit, inférieur au temps de l'histoire. C'est le cas du film, d'un résumé. On a alors des ellipses. Cette structure se retrouve au cinéma et « si dans un roman sont décrits dans un chapitre des événements du jour et dans un autre des dizaines d'années, il y aura certainement différence de plans dans le film »10(*).

* 9 Genette, G, Figures III, éditions du seuil, 1972, p. 77-78

* 10 Lotman, I, La structure du texte artistique, Paris, Gallimard, 1973, p. 363

précédent sommaire suivant











9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.