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L'affaire du marquis Alfred de Trazegnies d'Ittre (1832-1861).


par Olivier LERUTH
Université de Liège (Belgique) - Licence en Histoire  2005
  

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0. Introduction.

Le mémoire qui suit porte en substance sur le brigandage méridional post-unitaire en Italie. Dans ce pays, une véritable Ecole d'histoire du brigandage a vu le jour, spécialement depuis le centenaire de l'unification, qui fut l'occasion de se remémorer une série d'événements dont ce mouvement fait inextricablement partie. Elle est emmenée par des spécialistes tels que Franco Molfese. Il manque cependant à cette historiographie deux choses. D'une part, l'étude de points de vue extérieurs, entre autres celui du monde diplomatique. D'autre part, la rédaction de biographies de brigands.

Voilà pourquoi nous avons choisi d'étudier la vie d'un brigand belge, le marquis Alfred de Trazegnies d'Ittre, originaire de Corroy-le-Château.

Nous procéderons, en premier lieu, à un court résumé du contexte historique, qui est celui de l'unité italienne. Partant des tentatives de 1848, nous cheminerons, dans l'ordre chronologique, jusqu'à la prise de la ville de Rome, faite capitale du nouveau royaume en 1870. Nous aurons l'occasion de présenter les artisans de cette unité, mais aussi la perception qu'en ont eu les grandes puissances européennes, et en particulier la France du Second Empire, et la Belgique de Léopold Ier.

Nous nous arrêterons ensuite au cas de la ville de Rome. Il est primordial ici d'étudier quelles furent les grandes figures politiques de la Ville éternelle -en l'occurrence Pie IX, le cardinal Antonelli et monseigneur Xavier de Merode-, tout simplement parce qu'elles seront fréquentées par le jeune Alfred de Trazegnies lors de son séjour à Rome.

Par après, il s'agira de présenter la cour napolitaine durant son exil romain. Le roi François II avait en effet, à la chute de son royaume, accepté l'invitation de Sa Sainteté Pie IX. Une fois encore, l'exposé de cette situation est primordial car il fait partie du cadre de vie d'Alfred de Trazegnies dans l'ex-capitale des Etats romains.

Alfred de Trazegnies est décédé en tant que chef d'une bande de brigands légitimistes. Il est impératif d'expliquer ce qu'est ce « brigandage ». Nous parlerons de ses origines et surtout de son existence à travers toute l'histoire du royaume de Naples. Le brigandage fut intimement lié à la dynastie régnante, celle des Bourbons. Nous verrons dans quelles proportions. A ce moment de notre étude, nous aborderons le brigandage post-unitaire proprement dit. Non seulement nous démontrerons quelles en furent les causes, mettant toujours en exergue le point de vue des diplomaties belge et française, mais nous étudierons de plus près l'histoire du brigandage légitimiste depuis les premiers soubresauts de l'automne 1860, jusqu'aux environs de 1863, date à laquelle le brigandage perd son caractère politique. Les grandes figures ayant côtoyé le marquis Alfred seront bien entendu évoquées. Enfin, nous expliquerons comment le gouvernement italien éradiqua le brigandage.

Le moment sera alors venu de s'intéresser à l'expérience vécue par le marquis de Trazegnies d'Ittre. Après avoir donné un aperçu des origines prestigieuses de sa famille, nous accompagnerons le jeune homme à Rome, détaillant comment il entra dans le brigandage et quelle fut son action. L'aventure d'Alfred de Trazegnies se termina mal. Nous exposerons les circonstances de son décès.

Plus tard, nous développerons les démarches effectuées par la famille du défunt, avant de nous pencher sur les réactions que suscita cette mort, à l'échelle internationale.

En dernier lieu, nous expliquerons quels motifs poussèrent ce jeune homme à se rendre à la mort.

Bonne lecture.

1. Contexte historique : l'unification de l'Italie1(*).

L'échec de 1848

Le 17 juin 1846, le cardinal Mastaï-Ferretti était élevé au trône pontifical sous le nom de Pie IX. Il succédait à Grégoire XVI qui avait mené une politique réactionnaire tout au long de son règne. Ses contemporains perçurent sans doute le cardinal Mastaï comme un libéral convaincu. Il semble surtout que son début de règne accompagné de quelques mesures fort modérées -amnistie des condamnés politiques (16 juillet), décision d'introduire dans son Etat des voies ferrées, une certaine liberté de la presse, envoi d'une circulaire aux gouverneurs de province leur demandant quels sont leurs projets en vue d'améliorer l'instruction du peuple (24 août)...- lui valut une popularité exagérée auprès des « Italiens », qui le conduisit bien vite au-delà de ses intentions initiales. Ainsi, l'occupation sur les ordres de Metternich de Ferrare contre laquelle il protesta, le posa malgré lui en champion de l'unité italienne. Rapidement, il se vit contraint, afin de satisfaire l'opinion romaine toujours plus exigeante vis-à-vis de son souverain, de promulguer de nouvelles réformes telles que le Motu proprio d'octobre 1847 qui créait une Consulte d'Etat (ou consulta) chargée de lui transmettre les souhaits de son peuple, ou encore celui de décembre prévoyant l'introduction des laïcs dans des commissions chargées de réviser les lois. Les autres souverains italiens se sentirent alors dans l'obligation d'en faire autant : de mai à octobre 1847, il `pleuvait' des réformes libérales sur Turin, Rome et Florence.

En novembre 1847, Pie IX, Charles-Albert de Piémont et Léopold II de Toscane allèrent jusqu'à signer les préliminaires d'une union douanière qui se présentait comme une étape dans le long chemin de l'unification. Même le roi Ferdinand II de Naples, symbole de l'absolutisme, se disait prêt, suite à une émeute autonomiste dans Palerme en janvier 1848, à accorder une constitution -toujours très modérée, cela va sans dire- aux Deux-Siciles ! Elle offrait au peuple une garde nationale à la française et le suffrage censitaire. Turin et Florence suivirent rapidement cet exemple et promulguèrent une constitution dans le courant de mars. Empêtré dans cet engrenage, Pie IX proposa à son tour un texte fondamental semblable à la Charte française révisée en 1830. Ici vient à point le témoignage du catholique libéral français Frédéric Ozanam2(*). Cet observateur de la vie politique se trouvait à Rome au début de 1847 et transmettait de Venise, quelques temps plus tard, ses impressions sur le nouveau pape : « Je regardai comme un des grands bonheurs de ma vie de m'être trouvé à Rome pendant cet hiver de 1847, au milieu des glorieux débuts du pontificat de Pie IX, d'avoir vu cet admirable pape, d'avoir assisté à ce réveil général de l'Italie, qu'il a tirée d'un sommeil bien voisin de la mort3(*). »

De l'étranger, l'arrivée de ce nouveau descendant de Saint-Pierre, perçu de plus en plus comme celui qui allait unifier l'Italie sous la forme d'une confédération, suscitait des réactions variables : la France ne semblait pas contrariée par son attitude mais les préoccupations de Guizot étaient ailleurs. Il tentait un rapprochement avec l'Autriche où Metternich, lui, se méfiait de l'agitation italienne qui pouvait très certainement avoir des influences néfastes sur l'attitude des peuples allemands. Le plus comblé par cette politique était sans aucun doute l'anglais Palmerston -en froid avec Guizot depuis l'affaire des « mariages espagnols »- dont la patrie abritait d'ailleurs Mazzini4(*).

Au début de l'année 1848, l'Italie entière, influencée par les révolutions parisienne et viennoise (mars 1848) et par la crise économique -issue des mauvaises récoltes dues aux intempéries-, était en proie à l'agitation. Milan se souleva alors et, suite aux combats des cinq jours (18-22 mars), les troupes autrichiennes du maréchal Radetzky -âgé tout de même de 82 ans en 1848 !- durent quitter la ville. Quelques jours plus tard c'était au tour de Venise de chasser les troupes d'occupation grâce à Niccolo Tommaseo et Daniele Manin qui proclamèrent la République de Saint-Marc. A Modène et Parme, les princes clients de la monarchie habsbourgeoise tombaient également. Il paraît clair qu'aux yeux de beaucoup d'italiens, les Habsbourg constituaient le principal obstacle à la réalisation de leurs aspirations libérales et nationales, et leurs continuelles interventions militaires pour rétablir l'ordre suscitaient à leur encontre un sentiment de haine croissant5(*). Cavour le savait et s'appuya sur cet avantage. Aussi pressa-t-il Charles-Albert d'agir. Celui-ci déclara la guerre à l'Autriche le 23 mars, mais il n'était guère résolu à se lancer dans un conflit au profit d'un sentiment national dont il craignait le caractère révolutionnaire. Cette incertitude, conjuguée à sa tentative de provoquer le rattachement de Milan aux Lombardie et Piémont, fit que les troupes piémontaises n'arrivèrent en vue des Autrichiens sur le Mincio que le 8 avril !

Les premiers succès de ce même mois, dont la victoire des volontaires de Manara à Salo le 2 avril sur de maigres contingents autrichiens, provoquèrent un immense espoir à travers toute la Péninsule. Sur pression de leurs opinions publiques, les princes italiens, y compris Pie IX, lancèrent des troupes soutenir les piémontais : le général de Laugier se trouvait à la tête de 8000 toscans, le napolitain Pepe commandait 16000 hommes. Quelle ne fut pas la déception des Italiens lorsque, le 29 avril, Pie IX se prononça comme opposé à la guerre et à la révolution ! Il craignait -souci par ailleurs fort légitime- un schisme des catholiques autrichiens et allemands. Son allocution retira à la cause italienne le prestige de la papauté. Ordre fut donné au général Durando, qui venait de franchir le Pô, de faire demi-tour. Le pape fut ainsi le premier des princes italiens à se retirer d'une alliance dont seul le roi Charles-Albert tirait profit. Il fut suivi dans son initiative par le Re Bomba (Ferdinand II) qui, fort de l'appui des modérés lassés du désordre régnant dans le royaume (agitation incessante, risque de communisme dans les campagnes), dissolvait son Parlement le 15 mai et (re-) mettait sur pied sa traditionnelle politique de répression sans limite. Qu'importe ! Seul ou accompagné, le Piémont poursuivrait sa lutte -les armées rappelées n'obéirent d'ailleurs pas à leurs souverains. Progressivement, des doutes s'éveillèrent sur les intentions de Charles-Albert de Savoie qui s'annexait Parme, Plaisance, Modène puis la Lombardie et Venise (3 juillet). Déjà on le voyait roi de toute l'Italie. Les révolutionnaires siciliens émirent même l'hypothèse de se détacher de Naples et de mettre à la tête de leur île le duc de Gênes (10 juillet), second fils de Charles-Albert ! Mais ce dernier commit trois graves erreurs : après l'échec sur Vérone (6 mai), il laissa le front s'immobiliser. Les troupes autrichiennes se remirent facilement de leurs pertes. De plus, il omit de s'entourer d'un allié fiable comme le souhaitaient les Lombards6(*). Enfin, le roi déçut tous les espoirs nationaux en négociant avec l'Autriche par l'intermédiaire de l'Angleterre, la seule acquisition du Milanais. La lutte entière était donc réduite à une affaire concernant le Piémont seul et sa dynastie, et non plus la patrie italienne. Finalement, Radetzky reçut l'ordre de passer à l'offensive : le 25 juillet, il battait les Piémontais à Custoza, près de Vérone. Charles-Albert se vit obligé de signer l'armistice de Salasco (9 août) qui replaçait la Lombardie-Vénétie, de même que les Duchés, sous l'autorité des Habsbourg7(*). Le 13 août, Garibaldi appelait les Italiens à poursuivre la lutte. Il occupa Varese (18 août) mais son armée fut défaite par l'ennemi huit jours plus tard.

Cette première phase révolutionnaire eut pour résultat la défiance des patriotes à l'égard des monarques constitutionnels puis, par la suite, un grand nombre de soulèvements républicains. L'idéal mazzinien, révolutionnaire, débordait désormais en Italie centrale. Dès l'automne 1848, Daniele Manin proclamait à nouveau la République de Venise. Dans la ville de Florence également l'insurrection reprenait de plus belle et deux hommes, Montanelli et Guerazzi, contraignaient Léopold II à fuir ses Etats pour se réfugier à Gaète. A Rome, le ministère Mamiani, que Pie IX ne portait pas dans son coeur vu son esprit laïc et ses aspirations sociales, tombait au lendemain de Custozza. Lui succédait le comte Pellegrino Rossi8(*) (12 septembre). Opposé à la guerre, il fut assassiné par un fanatique le jour de l'ouverture du Parlement (15 novembre). Son décès déclencha une émeute dans Rome obligeant le pape, auquel la bourgeoisie s'opposait depuis l'allocution d'avril, à fuir ses Etats pour Gaète -lieu très prisé en cas d'exil- où le roi de Naples lui offrit l'asile (24 novembre). De là, le pape en appela au secours des puissances catholiques. Le 21 novembre, une junte du gouvernement faisait élire une assemblée constituante qui proclamait la fin du pouvoir temporel et mettait sur pied une République romaine (9 février). On installa à sa tête un triumvirat composé d'Aurelio Saffi, Carlo Armellini et Giuseppe Mazzini, lequel en assurait la direction effective. Il poursuivit une politique libérale, non révolutionnaire et relativement efficace. C'est en vain que Pie IX tenta de provoquer des soulèvements sanfédistes depuis Gaète.

En toscane également le régime fut renversé au profit du dictateur Guerrazzi. Au début de 1849, Léopold II, incapable de faire face aux troubles, quittait ses Etats. Une tentative de Mazzini de se rallier les toscans se solda par un échec, la Constituante toscane -élue début mars- préférant sauvegarder sa liberté municipale. Charles-Albert de Piémont n'était pas sans craindre que le mouvement s'étende à son royaume comme l'avaient fait, quelques temps auparavant (1847), les réformes libérales de Pie IX. Et déjà certains hommes politiques motivaient les foules à reprendre la guerre contre l'Autriche malgré les efforts du gouvernement Gioberti, devenu ministre en décembre, mais incapable de se concilier une majorité dans une chambre déchirée entre conservateurs et démocrates mazziniens. Gioberti aurait voulu intervenir militairement à Rome et Florence sous prétexte d'y rétablir l'ordre. Ce stratagème était censé lui permettre par la suite d'imposer Charles-Albert sur les deux états. Trop tard. Il chutait en février 1849. Ratazzi lui succédait. Le 12 mars, Charles-Albert, une fois encore sans avoir pu se concilier quelque allié que ce soit, décidait, sur pression du gouvernement, de rompre l'armistice. La défaite ne se fit pas attendre : le 23 mars, il abdiquait sur le champ de bataille à Novare, laissant le trône à son fils Victor-Emmanuel II, 29 ans, qui parvint à négocier une paix se réduisant à une importante indemnité de guerre et à l'interdiction faite au Piémont d'élargir ses territoires. Grâce à l'intervention française, le Piémont évitait de justesse une occupation autrichienne.

Cette victoire de Radetzky livra l'Italie à la répression autrichienne. Dès juillet 1849, Léopold II recouvrait son trône de Toscane et l'Autriche y rétablissait l'absolutisme. Pour ce qui était de la République romaine, sa résistance se voulut également de courte durée : l'expédition française envoyée par le Prince Président -qui lui-même, 18 ans plus tôt, se battait dans les rangs des patriotes italiens- sur la pression du parti catholique, et commandée par le général Oudinot, rétablissait le pouvoir temporel du souverain Pontife9(*) (30 juin), non sans éprouver quelques difficultés contre les 10 000 hommes héroïques à la tête desquels se trouvait Garibaldi. Les représailles sur Rome furent plus modérées grâce à la présence des Français. Soit dit en passant, la France ouvrait ici la porte à la fameuse « Question romaine » qui, durant plus de 20 ans, allait brouiller l'ensemble des relations internationales. Enfin, à Venise, vu les bombardements de la flotte de François-Jospeh, les progrès de la famine et les épidémies de typhus et choléra, le gouvernement de Manin se voyait dans l'obligation de capituler le 26 août 1849. Toutes les institutions libérales, si durement gagnées, étaient abolies par les Autrichiens. Seul un Etat évita les vengeances austro-hongroises : le Piémont. Le gouvernement de Victor-Emmanuel rétablissait, après avoir soumis la ville de Gênes qui s'était révoltée (juillet), une autorité presque intacte.

Les causes et les enseignements de l'échec de ce « printemps » des peuples italiens sont multiples. On peut tout d'abord insister sur le manque de cohésion des révolutionnaires italiens. Ce manque se comprend aisément dans une Italie aussi bigarrée que celle du XIXe siècle. Force est de constater, malgré tout, que l'idée d'une nation unie avait, pour la première fois, dépassé le seuil des élites pour s'étendre à une part plus ample de la population. Ce sentiment national grandit dans les esprits au détriment de l'occupation autrichienne qui apparaissait comme de plus en plus malvenue. Ensuite, insistons sur l'imprudence de Charles-Albert qui, deux fois de suite, se lança dans une entreprise d'une taille considérable sans s'assurer qu'il disposait d'appuis extérieurs valables. On saura, à l'avenir, compter sur les puissances européennes pour en finir avec les Habsbourg. Enfin, à force d'expérimenter des solutions -en l'occurrence, néo-guelfe et mazzinienne, il apparaissait comme de plus en plus clair aux futurs « Italiens » que l'unité devait être l'oeuvre non pas de plusieurs mais d'un seul monarque, plus puissant et capable que les autres. La monarchie sarde demeurait un espoir évident pour les nombreux partisans de l'unité.

* 1 Pour ce chapitre, on se réfèrera avec intérêt aux publications qui suivent : BELOFF Max, RENOUVIN Pierre, SCHNABEL Franz, VALSECCHI Franco, L'Europe du XIXe et du XXe siècle (1815-1870). II, Problèmes et interprétations historiques, Marzorati Editeur, Milan, 1959 ; BERSTEIN Serge, MILZA Pierre, Histoire de l'Europe contemporaine. Le XIXe siècle. De 1815 à 1919, Hatier, Paris, 1992 ; BERSTEIN Serge, MILZA Pierre, L'Italie contemporaine. Des nationalistes aux européens, Collection U, Armand Colin, Paris, 1973 ; BOURGIN Georges, Histoire de l'Italie, « Que sais-je ? », Paris, PUF, 1963 ; BOURGUINAT Nicolas, PELLISTRANDI Benoît, Le 19e siècle en Europe, Armand Colin, Paris, 2003 ; BRICE Catherine, Histoire de l'Italie, Collection « Tempus », Perrin, Paris, 2003 ; CARON Jean-Claude, VERNUS Michel, L'Europe au XIXe siècle. Des nations aux nationalismes. 1815-1914, Armand Colin, Paris, 1996 ; CRAIG Gordon A., Europe since 1815, Holt, Rinehart and Winston Inc., New York, 1991 ; DROZ Jacques, GENET Lucien, VIDALENC Jean, L'époque contemporaine I : restaurations et révolutions (1815-1871), « Clio », PUF, Paris, 1953 ; GAILLARD Jean-Michel, ROWLEY Anthony, Histoire du Continent européen. De 1850 à la fin du XXe siècle, Editions du Seuil, Paris, 1998 ; GALASSO Giuseppe (diretta di), Storia d'Italia, Unione Tipografico-Editrice Torinese, Torino, 1981 ; GODECHOT Jacques, Histoire de l'Italie moderne. 1770-1880, Le Risorgimento, Hachette, Paris, 1971 ; GUICHONNET Paul, L'unité italienne, Collection « Que sais-je ? », PUF, Paris, 1961 ; GUILLAUME André, LESCURE Jean-Claude, MICHONNEAU Stéphane, L'Europe des nationalismes aux nations, Editions SEDES, Paris, 1996 ; GUT Philippe, L'unité italienne, « Dossiers Clio », PUF, Paris, 1972 ; PEARSON Raymond, The Longman Companion to european nationalism 1789-1920, Longman Group, London-New York, 1994 ; PÉCOUT Gilles, Naissance de l'Italie contemporaine. 1770-1922, Collection U, Armand Colin, Paris, 2004 ; PROCACCI Giuliano, Histoire des Italiens, Librairie Arthème-Fayard, Paris, 1998 ; ROMANO Sergio, Histoire de l'Italie du Risorgimento à nos jours, Collection Points Histoire, Seuil, Paris, 1977 ; SALVADORI Massimo, Cavour and the unification of Italy, Collection «An Anvil Original», D. Van Nostrand Company Inc., Princeton, 1961 ; Storia d'Italia, Unione Tipografico-Editrice Torinese, Torino, 1965 ; Storia d'Italia, Giulio Einaudi editore s.p.a., Torino, 1973.

* 2 Cet adulateur de Pie IX fonda en 1848 l'éphémère revue l'Ere nouvelle dans laquelle il couvrait de louanges l'oeuvre du nouveau pape. L'homme n'était donc pas des plus objectifs, il n'empêche qu'il restait un des meilleurs connaisseurs de l'Italie de l'époque.

* 3 Cité dans GAY J., Les deux Romes et l'opinion française. Les rapports franco-italiens depuis 1815, Librairie Félix Alcan, Paris, 1931, p. 33.

* 4 Giuseppe Mazzini (1805-1872). Dès l'âge de 16 ans, il s'enthousiasmait pour la cause de l'unité italienne. Arrêté par la police du Piémont, il se réfugiait en 1831 à Marseille où il fondait sa société secrète, « Jeune Italie ». Elle se voulait favorable à l'instauration d'une République unitaire et démocratique par l'insurrection populaire. Agitateur professionnel, il ne cessait de publier tracts et manifestes exposant ses idées. En 1834, il fondait le Mouvement Jeune-Europe. Trois ans plus tard, on le retrouvait à Londres, encourageant Pie IX à prendre la tête de l'unification. Il prit une part considérable aux événements de 1848. En 1859, il s'opposa à l'alliance de la France et du Piémont, tandis que son influence diminuait. En 1872, il vint mourir en Italie sous un faux nom.

* 5 Dans BOGDAN Henri, Histoire des Habsbourg. Des origines à nos jours, Perrin, Paris, 2002, p. 277

* 6 Ceux-ci auraient volontiers fait appel à la France mais elle restait impassible d'autant plus qu'elle se remettait à peine de la crise du mois de juin.

* 7 Dans BOGDAN Henri, Histoire des Habsbourg... op. cit., p. 281.

* 8 Pellegrino Rossi (1787-1848). Ce personnage partisan d'une fédération italienne sous la présidence du pape était hostile aux piémontais et aux républicains. Il mena une politique de réformes (développement des voies ferrées,...) et de répression des abus.

* 9 Dans MILZA Pierre, Napoléon III, Perrin, Paris, 2004, pp. 170-171 et 305.

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