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L'affaire du marquis Alfred de Trazegnies d'Ittre (1832-1861).


par Olivier LERUTH
Université de Liège (Belgique) - Licence en Histoire  2005
  

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Une nouvelle guerre d'indépendance : la prise de Venise.

La tâche n'était pas des plus simples pour les successeurs de Cavour. Ceux-ci devaient faire face à des rivalités politiques internes, et surtout à la situation désastreuse dans l'ancien royaume de Naples où les brigands et la Camorra, mafia napolitaine, régnaient en maîtres, rançonnant et exploitant les masses rurales. Enfin on trouvait en toile de fond une dépression économique dramatique, à un tel point qu'on avait du, en 1866, suspendre la libre convertibilité des billets en or afin d'éviter la banqueroute.

Déjà lors de la proclamation du royaume, Cavour avait en tête l'inachèvement de l'unité à laquelle il manquait Rome, qui devait devenir la capitale, et bien sûr Venise. Une campagne de recrutement des patriotes, menée par les mazziniens et garibaldiens, allait bon train depuis 1861. Il fallait réunir les hommes et s'emparer des territoires manquants. Du côté de Vienne, on s'acharnait à rendre autrichien ce qui ne l'était pas. La germanisation territoriale et juridique se heurtait cependant à un farouche esprit révolutionnaire. Plus un opéra de Verdi ne pouvait être représenté sans que des cris et émeutes s'ensuivent. Prendre possession de Venise était une chose. Se trouver un allié dans ce combat, une autre. Il apparut très vite aux yeux des politiques que l'idéal était une alliance avec la Prusse. Un rapprochement avec Bismarck s'effectuait, notamment par la signature de traités de commerce ou encore par l'association des deux pays dans la réalisation du tunnel du chemin de fer du Saint-Gothard. L'italien Govone partait pour Berlin. Et il ne rentra pas les mains vides : un traité secret d'alliance avait été signé au mois d'avril (le 08) entre les deux nations : l'Italie s'engageait à déclarer la guerre à l'Autriche en cas de conflit entre la Prusse et l'Autriche. En outre, le traité obligeait la Prusse à déclarer cette guerre avant trois mois ! C'en fut fait le 17 juin 1866. Trois jours après, l'alliée des Prussiens s'engageait dans le conflit. Sa première intervention, sous le commandement du général de Lamarmora, se solda d'ailleurs par un froissant échec à Custoza, le 24 juin, pour l'armée, et à Lissa (20 juillet) pour la flotte. Pendant ce temps, le 03 juillet, les Prussiens avaient écrasé les ennemis à Sadowa. Le 21 juillet, les préliminaires de la paix étaient signés, puis confirmés à Prague un mois plus tard (23 août). Par le traité de Vienne du 03 octobre, l'Italie humiliée recevait des mains de la France la Vénétie. Un plébiscite confirma massivement la récente annexion.

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