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La valorisation des productions agricoles locales, les circuits courts de distribution et le développement de l'offre agrotouristique dans la région centre-du-québec


par Marie-Laure SOULIER
Université Jean Moulin Lyon 3 - Master 1 Géographie et Aménagement 2009
  

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1.2.3. Le mode de vie Nord Américain dans la sociologie Centricoise

L'identité québécoise a été construite sur un rejet et sur une négation de l'Américanité. Un postulat populaire affirmait que la culture Québécoise était fondamentalement distincte de ses voisines, il a suscité pendant un siècle un discours de la différence qui s'est nourri de tous les traits réels et imaginaires (stéréotype de la surfécondité québécoise au cours du dernier tiers du XIXe siècle, stéréotype de la famille solidaire, omniprésente et travailleuse, pivot de la société rurale québécoise) pouvant accréditer la distance qui séparait le Québec de l'Amérique. Malgré ce refus de l'Américanité, de fortes similitudes retiennent l'attention entre la société québecoise et américaine. Tant au niveau de l'urbanisme qui est étalée, perpendiculaire et sans centre ville, de l'architecture pavillonnaire, des pratiques de consommations, du mode de vie quotidien animé par de grosses voitures et des chaines de « fast-food p... On pourrait caractériser par trois traits la dynamique culturelle nord américaine. D'abord, le phénomène de rupture y est essentiel, a la fois au plan des pratiques culturelles et au plan du discours; M. Laroche en 1970 dans son ouvrage L'homme américain, insiste sur le concept de rupture dont a fait preuve « l'homme venu d'outre-mer et qui a dû rompre avec sa civilisation originelle ». En deuxième lieu, on assiste a un phénomène d'appropriation du nouveau territoire, cet aspect se révèle dans les modes

d'aménagement matériel, les formes du paysage, les techniques, mais aussi au plan symbolique dans la toponymie, le vocabulaire, l'expression littéraire et artistique. En troisième lieu, il y a une volonté de recommencement, de recréation collective qui s'affirme dans les projets de société; elle s'exprime notamment au plan local par la volonté séparatiste. Ces perspectives font inévitablement surgir le concept d'Américanité. En effet, le Québec est marqué par le modèle étasunien, mais il est évident que l'on a affaire ici à une grande diversité de trames historiques. Il est intéressant de voir que les auteurs Québécois portent un grand intérêt au concept d'américanité tout en le congédiant périodiquement, tant au niveau linguistique (rejet de l'anglais), qu'au point de vue des modes de vie (rejet des fast-foods, rejet du mode de transport avec de grosses voitures, rejet des grande chaine de distribution...). L'américanité est vécue au Québec comme un problème, a la fois proche et distant, à la fois identité et altérité. Toute l'ambigüité de la société québécoise repose dans le fait qu'elle se situe dans un entre deux. Le Québec est situé en Amérique et en a hérité des modes de fonctionnement toutefois le Québec a été peuplé par des européens qui ont gardé des liens étroits avec le vieux continent et notamment avec la France. Cet état d'ambiguïté, d'hésitation et d'inquiétude constitue une coordonnée fondamentale de la culture québécoise comme francophonie nord-américaine. Au lieu d'un résidu à liquider ou d'une contradiction a résoudre, il s'agit d'une tension créatrice. La culture Québécoise cherche aujourd'hui à redéfinir son avenir et sa position dans le monde; il apparait évident dans ce contexte que l'investissement dans l'américanité est tempéré par une ouverture sur l'Europe, en particulier sur la France; par nécessité la culture québécoise sera toujours une culture en tension et en extension. Cela se matérialise très clairement dans la société par la tension qui s'exprime autour de la francophonie avec un rejet de l'anglais.

1.2.3. Positionnement économique de la région

Le secteur primaire comprenant la filière agricole, de l'agroalimentaire et de l'acériculture, est une des forces de la région avec un total de 19 100 emplois. Les secteurs de l'abattage, de la transformation des viandes et des produits laitiers sont ceux qui créent le plus d'emplois. A elle seule, la transformation alimentaire génère 23 % des emplois de l'ensemble de l'industrie bioalimentaire régionale. Ces emplois représentent 3,9 % du nombre total des emplois dans le Centre-du-Québec, ce qui est assez important comparativement à la moyenne provinciale, qui se situe à 2%. La région du Centre-duQuébec peut être qualifiée de région manufacturière. En effet, le secteur de la fabrication accapare 26,4 % des emplois dans la région comparativement à 14,1 % au Québec. Aux secteurs traditionnels de la transformation du bois, du sciage et du meuble, s'ajoutent les industries spécialisées dans les technologies de pointe et les industries lourdes comme l'aluminerie implantée dans le parc industriel de Bécancour. Celui-ci possède un port en eau profonde ouvert à l'année. Au Centre-du-Québec, le secteur tertiaire compte une part moins grande des emplois que l'ensemble du Québec. Plus précisément, la proportion d'emplois est nettement plus faible dans les services publics (services gouvernementaux, enseignement, santé et services sociaux) et dans les services moteurs (services financiers, commerce de gros, services professionnels, etc.). De 1999 à 2002, le taux d'emploi de la région du Centre-du-Québec a été plus faible que celui de l'ensemble du Québec. Depuis, le taux d'emploi de la région est en progression continue avec une croissance annuelle moyenne de 2,0 %. En résumé, la performance du marché du travail de la région du Centredu-Québec surpasse celle de l'ensemble du Québec.

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