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Impacts des politiques fiscales sur l'économie Burkinabé: simulation à  l'aide d'un modèle d'équilibre général calculable

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par Souleymane KORMODO
Ecole nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée d'Abidjan - Ingénieur statisticien économiste 2011
  

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2.2.2 Un commerce extérieur déficitaire

L'évolution des échanges commerciaux entre le Burkina Faso et le reste du monde est marquée par un déficit commercial structurel, qui s'auto-entretient. Si les importations d'équipements et de biens d'investissement peuvent et doivent soutenir une croissance ultérieure qui boosterait le secteur des exportations, force est de constater qu'au Burkina Faso, le déficit va grandissant en observant les séries longues du commerce extérieur.

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FIG. 2.5 - Évolution de la balance commerciale

L'examen de la figure 2.5 montre que le déficit commercial du Burkina Faso, a connu sur la période 1980 à 1993, une situation de stabilité. En 1994, année de la dévaluation de la monnaie commune aux huit pays de l'UEMOA, le franc CFA, la stabilité constatée à la période précédente est remise en cause. En effet, le déficit commercial s'est davantage creusé dans le temps, passant de moins de 100 milliards de FCFA en 1994 à plus de 700 milliards de FCFA en 2008. Or, un des objectifs d'une dévaluation serait de dynamiser le secteur des exportations en rendant plus compétitifs les produits domestiques. Ainsi serait-on tenté de conclure que la dévaluation du franc CFA en 1994 a contribué à accentuer le déficit commercial du Burkina Faso. En analysant de près les deux composantes du déficit commercial, le constat suivant se dégage : sur la période allant de 1980 à 1994, les exportations tout comme les importations sont restées à un niveau relativement faible et stable alors qu'à partir de 1994, le rythme de croissance des importations a été plus rapide et le secteur des exportations est resté peu compétitif.

2.2.3 Un pays agricole à inflation rampante

Le secteur primaire du Burkina Faso est encore rudimentaire, seules quelques exploitations utilisent les techniques modernes de culture. Ce qui expliquerait une faible productivité agricole. En effet ce secteur occupe pourtant 67,4%7 des travailleurs du Burkina Faso et ne contribue à la formation du PIB qu'à hauteur de 35,29%8 en 2005. Dans ce contexte, le surplus agricole sera insuffisant pour financer et développer le secteur industriel. La production céréalière couvre globalement les besoins en céréales. Ceci est visible au travers la lecture de la figure 2.6, qui représente le surplus céréalier par rapport aux besoins alimentaires.

7Annuaire Statistique 2008, Chapitre 7, INSD 8Annuaire Statistique 2008, Chapitre 26, INSD

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FIG. 2.6 - Évolution du surplus céréalier

La campagne agricole de 2003/2004 affiche un excédent céréalier de plus de 25% alors que la campagne 2004/2005 s'est soldée par un excédent de moins de 5%. Le résultat de la campagne de 2008 n'étonne guère : un choc climatique négatif a engendré une faible production qui s'est métamorphosée en une crise alimentaire. Ces variations de l'offre de produit agricole ont des conséquences en termes de maîtrise de l'inflation.

FIG. 2.7 - Évolution de l'indice annuel des prix

La hausse du niveau général des prix n'est pas un phénomène nouveau au Burkina Faso. Depuis les années 1996, année de base de l'indice annuel des prix, l'indice des prix n'a cessé d'augmenter (confère figure 2.7). Mais cette évolution est loin d'être uniforme. En effet, à la tendance haussière est heurtée une légère baisse en 2000, 2004 et 2007. De plus une hausse vertigineuse est observée entre 2007 et 2008, résultat de la crise alimentaire qui a secoué le Burkina Faso à cette période. La variation du niveau général des prix est loin d'être maîtrisée. C'est du reste le constat qui se dégage de l'analyse de la figure 2.7 sur la décennie passée.

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Peuvent constituer des raisons d'un manque de stabilisation des prix, les chocs exogènes qui
affectent l'économie du Burkina Faso : les sécheresses et les fluctuations du prix du pétrole.

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