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Impacts des politiques fiscales sur l'économie Burkinabé: simulation à  l'aide d'un modèle d'équilibre général calculable

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par Souleymane KORMODO
Ecole nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée d'Abidjan - Ingénieur statisticien économiste 2011
  

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3.4.2 Le compte d'accumulation

Ce compte enregistre, comme signalé dans la construction de la MCS, en dépense, les sommes dépensées au titre de la formation brut du capital fixe auxquelles on adjoint les variations de stocks et en ressource l'épargne totale. L'équilibre emplois-ressources de ce compte correspond à l'équilibre macroéconomique (IS) :

|{z}

I

investissement

= S

|{z}

epargne

Si l'équilibre IS, en lui-même, ne donne pas lieu à des controverses, la trajectoire suivie pour atteindre ce résultat fait l'objet de confrontation entre les théories keynésienne et néoclassique. Selon la théorie néo-classique, c'est l'épargne qui finance l'investissement tandis que les keynésiens considèrent que l'égalité I = S est réalisée ex-post, c'est-à-dire que l'investissement une fois réalisée, génère un processus de création de richesse selon la théorie du multiplicateur8 qui, au bout du compte, engendre une épargne résiduelle qui soit exactement identique à l'investissement initial. La modélisation en équilibre général permet de s'aligner sur l'une de ces théories.

Cinq types de bouclage existent dans la littérature permettant de décrire les enchaîne-
ments macroéconomiques à la base de l'équilibre entre l'épargne et l'investissement. Cet

7Il s'agit notamment des conditions de Marshall et Lerner ou théorèmes des élasticités critiques. Selon ce théorème, pour qu'une dévaluation réussisse à rétablir l'équilibre externe, il faut que la somme des élasticités des exportations et des importations soit supérieure à l'unité. Voir "Economie internationale", De Boeck université, p. 528-530 et p.

541-544.(Krugman P. et Obstfeld M., 1995)

8Voir "The General Theory of Employment, Interest, and Money", John Maynard Keynes (1935)

équilibre est, soit défini suivant les contraintes d'investissement, soit sur celles d'épargne. Ainsi, distingue-t-on :

· le premier bouclage est déterminé par les contraintes d'investissements (IS-1). Autrement, le volume de l'investissement est fixe et l'épargne s'ajuste de façon endogène pour assurer l'équilibre entre l'épargne et l'investissement, les variations de l'épargne étant dictées par une modification endogène des taux d'épargne selon un pourcentage fixe pour chaque secteur institutionnel domestique.

· le second (IS-2) est aussi guidé par l'investissement. Mais cette fois-ci, les variations de l'épargne des différents secteurs sont rendues possibles en multipliant les taux de la situation de référence par un scalaire fixe.

· le troisième (IS-3) est dicté par l'épargne, l'investissement s'ajuste au volume de cette dernière. Ce bouclage suppose que les taux d'épargne des différents agents sont fixes et la quantité de chaque bien, servant de support d'investissement, est multipliée par un scalaire fixe autorisant la réalisation de l'équilibre épargne-investissement.

· les deux derniers sont des variantes du bouclage dirigé par l'investissement. (IS-4) est semblable (IS-1) et (IS-5) à (IS-2). La seule différence réside dans le fait que ces bouclages imposent une contrainte de plus : les proportions de l'investissement et de la consommation publique dans l'absorption en termes nominale sont fixées.

Un bouclage du modèle est une combinaison des bouclages définis au niveau de l'équilibre budgétaire, l'équilibre externe et l'équilibre Investissement-Épargne. Dans un modèle statique, un bouclage dans lequel l'épargne étrangère est fixe, l'investissement réel fixé et la consommation publique réelle fixée, serait adapté pour évaluer l'impact des politiques sur le changement de bien-être. Ce choix correspond à la combinaison RDM-1, IS-1 ou IS-2 et l'un quelconque des trois bouclages au niveau du gouvernement : il s'agit du «bouclage de Johansen>>. Par contre, en considérant la combinaison de Johansen et en substituant le bouclage IS-1 ou IS-2 par IS-3, c'est-à-dire en considérant un bouclage guidé par l'épargne au lieu de l'investissement, on retrouve le «bouclage néoclassique>>.

La limite des modèles utilisant un bouclage de type Johansen ou celui néoclassique, est l'adoption de l'hypothèse de plein emploi des facteurs de production, c'est à dire, une déconnexion entre les variables macroéconomiques et le niveau agrégé de l'emploi. En effet, les chocs n'auront d'effets que sur la composition de la demande et seront stériles sur le niveau agrégé du produit. Pour pallier cette insuffisance, un bouclage de type keynésien peut être défini et implémenté, bouclage dans lequel, le niveau agrégé de l'emploi est relié aux variables macroéconomiques. Cette spécification keynésienne suppose que l'investissement est fixe en termes réels et le salaire réel est flexible. Une modification du salaire réel incite les entreprises à ajuster le niveau de l'emploi dans l'objectif de générer des richesses et une

épargne suffisante pour financer un volume fixé de l'investissement. C'est cette option qui sera retenue dans ce rapport. Il s'agira spécifiquement, d'introduire une modification au niveau du bouclage IS-1, c'est-à-dire, celui défini suivant les contraintes d'investissements, sauf que, à la différence du bouclage de Johansen, les taux d'épargne sont fixes. Aussi, le bouclage sur le marché du travail doit subir une légère modification par rapport à ceux de Johansen et néoclassique, en considérant que le salaire n'est plus la seule variable d'ajustement du marché du travail mais aussi l'offre d'emploi.

Ce chapitre a permis de fournir les différentes relations et les forces qui interagissent entre les différents secteurs institutionnels dans un modèle standard d'équilibre général. Le modèle inclut les relations techniques (fonction de production), celles de comportement (demande des consommateurs), d'équilibre (équilibre budgétaire, équilibre externe, etc.). L'exposé détaillé des hypothèses formulées, celles relatives aux comportements et aux contraintes macroéconomiques du système devraient permettre une compréhension des résultats que fourniraient les simulations. Par souci de clarté, toutes les équations du système n'ont pas été présentées, mais l'intuition qui gouverne les formes fonctionnelles a été débattue. L'ensemble des équations du système constituant le modèle d'équilibre général se retrouve en annexe. Le calibrage du modèle sera réalisé sur la MCS base 2007, construite au deuxième chapitre de ce mémoire. Les éléments théoriques et empiriques étant réunis, "l'implémentation" du modèle et la simulation des effets des politiques fiscales sont possibles et feront l'objet du dernier chapitre.

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