WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

àČtude des déterminants du développement du secteur informel en ville de Butembo

( Télécharger le fichier original )
par Sivundaveko Mulume Vany MUHINDO
Université adventiste de Lukanga - Gradué en gestion informatique 2008
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

I.2. ECONOMIE

Le mot économie revêt plusieurs sens :

1. science de l'administration du patrimoine de la maison ou de l'entreprise ou plus généralement science de l'administration du patrimoine collective qui peut être la cité ou la nation

2. système ou régime général dans les quel vit une nation.

3. synonymes d'épargnes, réduction des dépenses, réductions des coûts volontaires ou involontaires

I .3 ECONOMIE SOUTERRAINE ET ECONOMIE INFORMELLE

Généralement, on fait une distinction entre économie informelle et économie souterraine du point de vue des activités et du fonctionnement.

Si les secteur informel se réfère plus aux activités licites mais non déclarées, qui échappent aux statistiques officielles et se conforment peu ou pas du tout aux lois ; les activités de l'économie souterraine par contre sont illicites, clandestines, illégales, prohibées voire délictueuses.

Les acteurs de l'économie souterraine opèrent généralement en secret. Par contre les opérateurs de l'économie informelle ne se cachent pas pour pratiquer leurs activités. Les activités informelles tendent à ignorer la distinction entre la légalité et l'illégalité.

Sur base du critère de légalité, les activités informelles se situeraient entre celles qui sont totalement légales (formelles) et celles qui sont totalement illégales et illicites (souterraines)

D'ailleurs au Kenya, les acteurs des activités informelles sont qualifiés de « Jua Kali » pour désigner ces activités qui ne se dissimulent pas mais se pratiquent sur la rue, sous le soleil, sans bâtiment. Si les pratiques d'économie souterraine peuvent être qualifiées de « hors-la-loi », celles d'économie informelle seraient plutôt « hors loi » encore qu'elles ne peuvent pas l'être entièrement8(*). Elles sont hors loi dans la mesure où elles tendent à ignorer la distinction entre la légalité et l'illégalité.

Parmi les activités d'économie souterraine, on peut mentionner le faux monnayage, le trafic des stupéfiants ou de drogue, le trafic de prostitution ou d'immigration, la fraude fiscale et douanière, des pratiques de corruption et de concussion, des détournements des biens ou des deniers publics, etc. il faut aussi y ranger des activités lucratives du secteur criminel ; le blanchissement d'argent, etc.

On peut aussi préciser que des activités légales ici, peuvent recourir aux pratiques d'économie souterraine. C'est le cas des stratégies illégales de profits. Il y a donc une hétérogénéité des activités qui peuvent être globalement qualifiées d'informel.

Cette hétérogénéité des activités d'économie informelle entraîne une grande difficulté de définir en terme clair ou unique le secteur informel. C'est pourquoi, les auteurs se penchent ou donnent des critères pour le définir.

- Economie informelle

Ensemble des activités productrices des biens et services qui échappent à la régulation par l'Etat .Elle comprend l'économie noire, l'économie criminelle, le travail domestique ainsi que le volontariat, autrement dit les activités illégales9(*)

* 8 DE VILLERS G., le pauvre, le hors-la-loi, le métis. La question de l' « économie informelle » en Afrique, CADAF, Bruxelles, 1992, p 16

* 9 J MOULIN, A CHARLE : lexique de gestion 6 ème édition 2003 p206-207

précédent sommaire suivant