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àČtude des déterminants du développement du secteur informel en ville de Butembo

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par Sivundaveko Mulume Vany MUHINDO
Université adventiste de Lukanga - Gradué en gestion informatique 2008
  

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I.4 LE SECTEUR INFORMEL

I.4.1 L'origine du secteur informel

Le concept du secteur informel apparaît pour la première fois dans les études du BIT de 1971 sur le Ghana et le Kenya dans le cadre des discussions sur l'emploi.

On appelle secteur informel toute la partie de l'économie qui n'est pas (ou peu) réglementée par les normes légales ou contractuelles (selon ACMACO)

Le secteur informel regroupe un ensemble d'activités qui ne sont pas reconnues légalement .Il compte des petits boulots qui permettent aux familles de survivre (comme les travaux de réparation pour les hommes et la transformation et la vente des fruits et des légumes pour les femmes)

Les travailleurs du secteur non réglementé ne sont pas souvent des salariés dans le sens habituel du terme : ce sont formellement des indépendants, en réalité souvent dans des relations

Concernant les définitions classiques, nous retiendrons, suivant Charme, dans son article, « Débat sur le secteur informel » (en ligne), que les économistes, monétaristes et keynésiens, considèrent que le secteur informel est constitué « des sables dans lesquels se perdent les effets multiplicateurs du capitalisme ». Pour eux, il y a anormalité et illégalité dans ce secteur10(*).

Selon le B.I.T., qui introduit une définition multicritère, des auteurs comme S. V. Sethuraman donnent les sept critères simples et concrets qui caractérisent ce nouveau concept sont :

1. la facilité d'entrée ;

2. les marchés concurrentiels non réglementés ;

3. l'utilisation des ressources locales ;

4. la propriété familiale des entreprises

5. la petite échelle des activités ;

6. les technologies adaptées, à faible intensité de travail (main-d'oeuvre)

7. les formations acquises en dehors du système scolaire.

De là, selon S. V. Sethuraman, les conditions d'appartenance à ce secteur sont :

1. l'emploi de 10 personnes au plus par entreprise ;

2. la non application des règles légales et administratives ;

3. l'emploi d'aides familiales ;

4. l'absence d'horaire ou de jours fixes de travail ;

5. l'absence de crédits institutionnels ;

6. une formation scolaire des travailleurs inférieure à six ans ;

7. dans certains cas, l'absence d'énergie mécanique et électrique ;

8. le caractère ambulant ou semi permanent de l'activité (mobilité sociale).11(*)

La grande critique de ces définitions, c'est la réglementation du marché de travail et la méconnaissance des interactions qui caractérisent un système économique. Il y a aussi la définition fonctionnelle, d'obédience marxiste, qui appelle ce secteur, la : « petite production marchande ». D'après cette école, le rôle de ce secteur est le maintien et le développement du capitalisme.

Ainsi, le secteur informel prend l'aspect de la reproduction, à moindres frais, de la main-d'oeuvre ou de la force de travail. Ce secteur est alors considéré comme le réservoir de main-d'oeuvre qui lui est nécessaire. Ce qui offre la possibilité d'agir sur le taux de salaire du secteur formel, dans le sens de la baisse. Critique : cette approche est insoutenable en RDC

* 10 Malikwisha Meni, «L'importance du secteur informel en RDC» (2000) p9

* 11Malikwisha meni op cit p8

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