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Atlas des risques de la phytothérapie traditionnelle. àČtude de 57 plantes recommandées par les herboristes

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par Samia AOUADHI
Faculté de médecine de Tunis - Master spécialisé en toxicologie 2010
  

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CONCLUSION

Les résultats des enquêtes montrent que la plupart des espèces médicinales, sont très utilisées dans le traitement de l'appareil digestif, l'appareil respiratoire et l'appareil circulatoire. Ces appareils sont traités surtout par le feuillage qui constitue l'organe végétal le plus utilisé et par la décoction qui représente le mode le plus dominant en phytothérapie traditionnelle.

Même dans les zones urbaines, les habitants se tournent vers des remèdes de plantes naturelles, traditionnelles, étant donné qu'elles n'ont aucun effet secondaire et qu'elles sont disponibles à bas prix. On s'est retrouvé en face d'un fléau d'ignorance majoré par un non respect des lois biologiques par les herboristes d'un coté et par le citoyen d'un autre coté. Qu'elle position doit on adopter ?

On ne va pas conclure que l'intérêt des plantes est limité, voire que leur usage doit être abandonné, absolument pas ! Il faut simplement éviter le manichéisme parce qu'il n y a pas d'un coté le naturel inoffensif et le chimique diabolique. Il n'est plus l'heure, pour les professionnels de santé, de refuser de savoir et de condamner sans appel, des pratiques qu'un nombre croissant de leurs patients privilégient. Des bonnes questions peuvent être posées: Existe-t-il des données factuelles permettant d'évaluer le bénéfice que l'on peut retirer de l'utilisation des plantes ? Dispose-t-on de données cliniques solides qui permettent de considérer, dans un contexte précis, le recours aux plantes ou leurs produits comme l'un des choix possibles contre les pathologies du quotidien ?

A l'attention des inconditionnels de l'automédication, en différant un diagnostic et la mise en place d'une thérapeutique efficace et reconnue, cette automédication peut avoir des conséquences graves. Il est utile, pour le consommateur de s'entretenir de tout cela avec un professionnel de santé !

167

ANNEXES

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ENQUETE PHYTOTHERAPIE

N° de fiche......

La date ...... (Herboriste) *Nom :..................

* Niveau d'étude :..................

* Origine :......................résidence .........................

* TEL :...............

* VOTRE METIER COMME HERBORISTE CONSISTE A QUOI?.............................................. * La nature des plantes : Sauvages Cultivées

LES PLUS EFFICACES, POURQUOI ?

* Origine des plantes : locales exotiques autres

* Pourquoi ils ont recours à des plantes médicinales ?

* les plus commercialisées ?
* COMMENT VOUS AVEZ APPRIS A COMMERCILISEES LES PLANTES MED ?

Transmission familiale entourage (amis) stage de formation
d'un professionnel des plantes médicinales livres

* RECHERCHEES POUR QUELLES INDICATIONS ? ET POURCENTAGES ; curatif préventif %

bien-être % pathologie % autres %

* Subissent-elles des contrôles (qualités) agrées? OÙ ?

*

169

LES PRODUITS SONT NATURELLEMENT PURS ? SI NON, Y A-T-IL DES INGREDIENTS CHIMIQUES ? LES QUELLES ; barbituriques benzodiazépines corticostéroïdes
analgésiques...............................................................................

* LES CRITERES DE QUALITES D'une plante medicinale ? PRODUCTION

BIO DOSAGE DES PRINCIPES ACTIFS LIEU DE CULTURE
STOCKAGE.............

* Les substances contenues dans le flacon sont-elles toutes annoncées sur l'étiquette ?

* LES PLANTES LES PLUS VENDUS ?

* PLANTE : n° ............NOMS
·
............/............ ORIGINE
·
........................

Nature ........................

Coût ......

Taux de vente .....................SAISON...............

Indication......................................................................................................... Forme

d'application : préparée, naturelle, tisane, ampoule gélule /POUDRE,

(baume / pommade / crème), huiles essentielles, sirop/JUS,

Modede preparation....................................................................................

Moyen de préparation .................................................................................. _LIEU DE

PREPARATION

Effetsindésirables
·
........................................................................................... _FIABILITE........................

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LES PRICIPALES FAMILLES DE PRINCIPES ACTIFS (PA) D'ORIGINE VEGETALE
(NATURE, PROPRIETES CHIMIQUES ET PHARMACO-TOXICOLOGIQUES, ORIGINE)

Physiologiquement, les plantes produisent un grand nombre de métabolites secondaires qui ne sont pas produit directement lors de la photosynthèse, mais résultent des réactions chimiques ultérieures. Parmi les plus importants au plan Pharmaco-toxicologiques on peut citer :

1. Les glucosides ou hétérosides :

Les glucosides sont des produits du métabolisme secondaire des plantes. Ils se composent de deux parties. L'une contient un sucre, par exemple le glucose, et est le plus souvent inactive, tout en exerçant un effet favorable sur la solubilité du glucoside et son absorption et distribution dans le corps. L'effet thérapeutique est déterminé par la seconde partie, la plus active, nommée aglycone (Ou génine). Selon leur composition chimique, on distingue plusieurs groupes de glucosides:

a) Saponosides :

Ils existent sous deux formes: Les stéroïdes et les triterpénoïdes.

De point de vue chimique, elles se caractérisent également par un radical glucidique (glucose, galactose) joint à un radical aglycone.

Leur propriété physique principale est de réduire fortement la tension superficielle de l'eau. Toutes les saponines sont fortement moussantes et constituent d'excellents émulsifiants. Elles ont une autre propriété caractéristique : celle d'hémolyser les globules rouges, ce qui explique l'effet toxique de certaines d'entre elles, qui les rend inconsommables. Les saponines irritent les muqueuses, causent un relâchement intestinal, augmentent les sécrétions des muqueuses bronchiales (sont expectorantes): fleur de molène, racine de réglisse et de saponaire.

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Elles sont employées comme diurétiques et désinfectantes des voies urinaires. Les saponines sont très communes dans les plantes médicinales.

b) Cardiotoniques :

Selon leur structure chimique, on les divise en cardénolides (digitales, adonis, muguet) et en bufadiénols (hellébore, scille). Ces substances ont une action directe sur le coeur (régulant l'activité cardiaque à des doses infinitésimales en cas d'affaiblissement de ce dernier). Chez les individus non atteint de cardiopathies ils sont dangereux.

On retrouve les glucosides cardiaques dans de nombreuses plantes médicinales. Leur consommation peut être fatale pour l'Homme et les animaux.

Les lucosides cardiaques ont aussi des propriétés diurétiques.

c) Anthraquinoniques :

Ces glucosides sont le plus souvent des pigments cristallins, facilement labiles. Ce sont de puissants laxatifs et purgatifs. Rencontrés dans les taxons tels: polygonaceae, rhamnaceae

d) Cyanogènes :

Molécules liées à un sucre et susceptibles de libérer HCN par hydrolyse. Il s'agit de substances à base de cyanure, mais qui à petites doses ont un effet sédatif sur le système nerveux (muscles, coeur). Potentiellement toxiques, ils sont dotés d'un pouvoir antispasmodique et calmant. L'action enzymatique les décompose (souvent dans la salive humaine) en acide cyanhydrique libre ce qui donne le goût et l'odeur d'amande amère. Divers lauriers, des prunus et autres rosacées, le manioc, etc. sont des plantes riches en hétérosides cyanogènes.

e) Lactoniques :

La pharmacologie regroupe sous le nom de principes amers des substances végétales terpéniques susceptibles de libérer de l'azulène, ainsi que des glucosides de diverses structures biochimiques.

Le premier groupe comporte par exemple les sucs amers de l'absinthe et du chardon béni.

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Le deuxième groupe est le plus commun: il regroupe les sucs des gentianacées (gentiane, trèfle d'eau), de la centaurée, etc.

Comme leur nom l'indique, les substances amères sont divers composés qui ont un goût amer très prononcé. Ces substances stimulent les glandes salivaires et les organes digestifs. Elles augmentent l'appétit et facilitent la digestion (stomachique, apéritif, tonique).

f) Les glucosinolates :

Les thioglucosides renferment du soufre organiquement lié et sont accompagnés dans la plante d'une enzyme, la myrosinase, dont l'action les décompose en glucose et en isothiocyanates ou sénevols (raifort, graines de moutarde blanche ou noire, graine de capucine).

Les hétérosides soufrés sont surtout perçus " au nez " puisque leur humeur provoque une constriction sinusale caractéristique, surtout au niveau des sinus frontaux.

Les glucosinolates provoquent des effets irritants sur la peau (inflammations, ampoules,...). Ils peuvent favoriser le flux sanguin dans les zones irritées et ainsi évacuer les toxines (cataplasmes sur les articulations douloureuses). Ils sont bons pour les phanères (ongles et poils) et les voies respiratoires. Diverses crucifères et des liliales contiennent ces composés. 2. Les huiles essentielles :

Ce sont des extraits volatils et odorants que l'on extrait de certains végétaux par distillation à la vapeur d'eau, pressage ou incision des végétaux qui les contiennent. Elles se forment dans un grand nombre de plantes comme sous-produits du métabolisme secondaire.

Les végétaux sont le plus riches en essences par temps stable, chaud et ensoleillé : ce sera donc le meilleur moment pour les cueillir. Ces huiles s'accumulent d'autre part dans certains tissus au sein de cellules ou de réservoirs à essence, sous l'épiderme des poils, des glandules ou dans les espaces intercellulaires.

Les huiles essentielles sont des composés liquides très complexes.

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Elles ont des propriétés et des modes d'utilisation particuliers et ont donné naissance à une branche nouvelle de la phytothérapie: l'aromathérapie.

Au point de vue chimique, il s'agit de mélanges extrêmement complexes. Les huiles essentielles sont constituées de différents composants terpènes, esters, cétones, phénols et d'autres éléments qui ne sont pas tous encore analysés.

Parmi ces constituants, certains - les terpènes ou résines À peuvent être irritants pour la peau ou les muqueuses, c'est pourquoi on utilise dans certains cas des essences déterpénées. Ils sont souvent employés comme excipients, pour parfumer les préparations. Elles sont rencontrés dans: lauracées, rutacées, apiaceae, pipéracées, myrtacées, géraniacées et hypericacées.

3. Les huiles grasses :

Il s'agit d'huiles végétales liquides à température ambiante.

Le froid les trouble et les fait figer, elles sont insolubles dans l'eau, mais bien solubles dans les solvants organiques (chloroforme, acétone, par exemple).

Parmi les huiles non siccatives, on peut citer l'huile d'olive et l'huile d'amandes, parmi les semi-siccatives, celle d'arachide, de tournesol et de colza.

L'huile de lin et d'oeillette sont siccatives.

L'huile de ricin est fortement laxative.

Les huiles grasses sont couramment utilisées, tant pour la fabrication de remèdes qu'à des fins alimentaires et industrielles.

4. Les latex :

Les latex sont des liquides épais et opaques, qui sont des émulsions ou des suspensions (pouvant contenir ou non des alcaloïdes) et qui ont la particularité de se solidifier au contact de l'air. Ils sont sécrétés ou fabriqués par des cellules laticifères (vraies ou anastomosées) Parmi les végétaux particulièrement riches en latex on trouve des : papavéracées, euphorbiacées, campanulacées, astéracées, celastracées, convolvulacées, aracées...

5.

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Les alcaloïdes :

Les alcaloïdes sont des composés azotés complexes, à caractère basique, présentant généralement une intense activité pharmacologique. Ce sont pour la plupart des poisons végétaux très actifs, dotés d'une action spécifique. La médecine les emploie le plus souvent à l'état pur. La morphine a été le premier alcaloïde isolé dans l'opium (vers 1805). Puis on découvrit la strychnine (1818), la caféine (1819)...

Selon leur structure moléculaire, on peut diviser les alcaloïdes en plusieurs groupes. a) des phénylalanines: capsaicine du piment, colchicine du colchique; b) des alcaloïdes isoquinoléiques: morphine, éthylmorphine, codéine et papavérine contenues dans l'opium du pavot; et des alcaloïdes indoliques: ergométrine, ergotamine, ergotoxine de l'ergot des céréales; c) des alcaloïdes quinoléiques: tige feuillée de la rue commune; d) des alcaloïdes pyridiques et pipéridiques : ricinine du ricin, trigonelline du fenugrec, conine (poison violent) de la ciguë; e) des alcaloïdes dérivés du tropane : scopolamine et atropine de la belladone ; f) des alcaloïdes stéroïdes: racine de vératre, douce-amère ou aconite (aconitine) par exemple...

Les alcaloïdes sont utilisés comme antalgiques majeurs (morphine), antipaludéen (quinine), pour combattre l'excès d'acide urique (colchicine), comme substance paralysante (curare, caféine), comme poisons (strychnine, nicotine), comme stupéfiants (cocaïne, mescaline), comme cholinergique (pilocarpine) ou comme anticancéreux (vinblastine, vincristine).

Les alcaloïdes sont extraits des plantes qui appartiennent principalement aux familles botaniques telles que: les papavéracées, les papilionacées, les renonculacées et les solanacées ...

6. Les tannins :

Mélange de nature polyphénolique avec polymérisation. Ces substances de composition chimique variable présentent un caractère commun: leur capacité de coaguler les albumines, les métaux lourds et les alcaloïdes. Elles sont hydrosolubles.

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Leur intérêt médicinal réside essentiellement dans leur caractère astringent: leur propriété de coaguler les albumines des muqueuses et des tissus, en créant ainsi une couche de coagulation isolante et protectrice, ayant pour effet de réduire l'irritabilité et la douleur, d'arrêter les petits saignements.

Les décoctions et les autres préparations à base de drogues riches en tanins sont employées le plus souvent extérieurement contre les inflammations de la cavité buccale, les catarrhes, la bronchite, les hémorragies locales, sur les brûlures et les engelures, les plaies, les inflammations dermiques, les hémorroïdes et la transpiration excessive.

Les acides phénoliques empêchent la digestion, par les herbivores, des tissus végétaux en bloquant leurs enzymes digestives.

Les tannins sont des substances présentes essentiellement dans les écorces. Toutes les plantes contiennent des tanins à des teneurs plus ou moins élevées. Les plantes riches en tannins sont très nombreuses. Exemples de taxons : hamamelideae (liquidambar, Juglans), rosideae, rhamnaceae, geraniaceae, hippocastanaceae, araceae, liliaceae (aloe), Hydrastis... 7. Les mucilages :

Les mucilages sont des polymères complexes de fucose, d'acide glucorinique et d'acide manuronnique. Ce sont souvent des macros glucides, formant en présence d'eau des systèmes colloïdaux (particules se trouvant en suspension dans un liquide) fortement visqueux. A l'eau froide, les mucilages gonflent en formant des gels, à l'eau chaude ils se dissolvent en formant des solutions colloïdales qui se gélifient à nouveau en refroidissant.

Dans les plantes, ces substances ont un rôle de réservoirs, surtout par leur capacité à retenir l'eau.

Dans les infusions et les décoctions, les mucilages des plantes médicinales ont pour effet de réduire l'irritation tant physique que chimique. Ils peuvent absorber de grandes quantités d'eau et peuvent être utilisés pour calmer les tissus enflammés comme la peau sèche, irritée ou la paroi des intestins. Ils exercent donc une action favorable contre les inflammations des

muqueuses, notamment celles des voies respiratoires et digestives, ils atténuent les douleurs des contusions, assouplissent la peau lors d'applications de cataplasmes.

Chez les plantes supérieures, diverses scrofulariacées, des malvales, des violales, divers lauriers, les tilleuls contiennent des quantités significatives de mucilages.

8. Les gommes et les résines :

Substances adhésives, insolubles dans les solvants organiques; elles sont souvent produites en réaction à une blessure. Les résines sont surtout produites par les résineux, c'est-à-dire les pins, les sapins, les épicéas et d'une manière générale les gymnospermes. Les gommes (gomme arabique, gomme adragante, etc.) sont surtout produites par des clusiacées ou guttifères, diverses légumineuses (astragale) et des urticales.

9. Les substances aromatiques :

a) On groupe ici un certain nombre de substances, fréquentes dans les drogues végétales, de composition et d'action souvent très variable. Elles peuvent accompagner chez la plante d'autres substances actives.

C'est dans ce groupe que nous trouvons notamment les glucosides phénoliques, ou les dérivés du phényl-propane, telles les coumarines au parfum caractéristique. Les tiges feuillées de mélilot, l'aspérule odorante, sont riches en coumarine.

Les hydroxycoumarines présentent également un intérêt pharmaceutique et sont rencontrées en abondance dans une ombeffifère : Ferula communis.

L'esculine, contenue dans l'écorce du marron d'Inde a les mêmes effets que la vitamine P, elle augmente la résistance des vaisseaux sanguins et présente donc un intérêt pour les soins des hémorroïdes et des varices (comme la rutine). De plus, elle absorbe les rayons ultraviolets (filtres solaires, crèmes protectrices). L'écorce de viorne (Cortex viburni) contient également des hydroxycoumarines.

L'angélique officinale contient, elle, des furocoumarines.

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b) Flavonoïdes :

Un deuxième groupe de substances aromatiques est constitué par les produits de condensation de molécules d'acide acétique actif (acétogénines). C'est à ce groupe qu'appartiennent les flavonoïdes, substances phénoliques dont la plus importante du point de vue thérapeutique est la rutine qui exerce, comme l'esculine, une action favorable sur la paroi des capillaires.

La rutine est tirée de la rue, mais plus encore du sarrasin et du sophora.

Les feuilles et fleurs d'aubépine, ainsi que les baies du même arbuste comptent parmi les drogues renfermant des flavonoïdes les plus fréquemment employées.

Une autre drogue importante, tant pour la médecine populaire que pour la médecine officielle, et renfermant, à côté des substances flavonoïdes tout un arsenal d'autres produits, est la fleur ou la baie de sureau noir. La fleur de tilleul est un autre remède connaissant la faveur de tous. Citons aussi la tige feuillée de millepertuis, l'immortelle des sables, l'antennaire.

Le chardon-Marie, qui est riche en substances importantes du groupe des flavolignanes, efficaces contre les maladies du foie et les hépatites, fait l'objet d'études particulièrement attentives depuis quelque temps.

Les flavonoïdes sont des produits largement distribués dans le règne végétal et sont couramment consommés quotidiennement sous forme de fruits, légumes et boissons.

Ils sont capables de moduler l'activité de certaines enzymes et de modifier le comportement de plusieurs systèmes cellulaires, suggérant qu'ils pourraient exercer une multitude d'activités biologiques, notamment des propriétés antioxydantes, vasculoprotectrices, antihépatotoxiques, antiallergiques, anti-inflammatoires, antiulcéreuses et même anti-tumorales significatives.

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10. Vitamines :

Substances aminées nécessaires, en faible quantité, au maintien de la vie. Les vitamines sont des substances qui agissent à faibles doses. On distingue les vitamines hydrosolubles et liposolubles.

Les plantes fournissent quasiment toutes les vitamines. Certaines plantes en sont riches (ex: Citron--> vitamine C ; Carottes--> provitamines A ; Cresson--> vitamines B1, B2, C, E). Exemples chez : Les rosaceae, rutaceae, fabaceae...

E. Facteurs de variations de l'activité d'une plante :

1) Facteurs liés au végétal :

a- La nature du principe actif (PA) est un facteur évident qui influence l'activité pharmacologique ou toxicologique d'une plante. Les PA d'origine végétale ont une constitution chimique extrêmement variée d'où des effets Pharmaco-toxicologiques dissemblables. Ils peuvent être des alcaloïdes, des glycosides, des tanins, ... et peuvent agir sur le Système nerveux, l'appareil digestif, le système cardio-vasculaire, ...

b- les substances responsables de l'activité des plantes peuvent être différemment réparties dans le végétal. Plusieurs cas de figure sont possibles :

a) PA dans tous les organes de la plante

a. soit à des concentrations à peu près égales,

b. soit à des concentrations différentes suivant l'organe (racine, graine, feuilles, tige, ...)

b) PA dans certains organes seulement (graines, feuilles, ...)

c) La concentration en PA peut varier en fonction du stade de développement de la plante. Elle peut être maximale :

a) au début de la végétation (puis diminution et disparition en fin de croissance),

b) au moment de la floraison

c) en fin de croissance.

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d- L'aptitude à synthétiser une quantité variable de PA est le plus souvent contrôlée génétiquement.

C'est pourquoi il existe de larges variations dans la teneur en PA des différentes variétés d'une même espèce botanique. Ces différences peuvent être quantitatives et/ou qualitatives. (Exemple: Ferula communis L. var. genuina : très riches en 4-hydroxycoumarines et F. communis L. var. brevifolia qui ne contient qu'une seule 4-hydroxycoumarine toxique). Cette variation d'ordre génétique est mise à profit, dans le cas des espèces cultivées, pour diminuer par exemple par sélection la quantité de poison formée par la plante.

2) Facteurs climatiques, du milieu et facteurs liés aux techniques de récolte et de stockage :

a- La lumière, la chaleur et la quantité d'eau ont une influence très variable sur la concentration en PA des plantes. (Exemples: concentration en HCN des sorghos, concentration en nitrates des plantes).

b- La nature du sol et la fertilisation peuvent influencer la teneur en PA des plantes. Exemple: la fumure azotée favorise, en général, la synthèse des alcaloïdes. Les terrains pauvres en phosphore favorisent la synthèse des oestrogènes dans certaines légumineuses, notamment dans le trèfle souterrain.

c- La teneur en PA peut être modifiée par les techniques de cueillette ou de récolte et de stockage du matériel végétal. (Exemple : développement des moisissures ; cas historique du mélilot gâté et la découverte des anti-vitamines K)

3) Facteur liés au mode de préparation la drogue végétal et au patient :

a- Le mode de préparation et d'obtention de la drogue végétal est un autre facteur important qui influence l'activité des remèdes à base de plantes.

b- L'activité d'un remède dépendra de la sensibilité des individus qui le reçoivent ou qui l'ingèrent en fonction notamment de leur age et de leur état physiologique et pathologique. F. Relation dose-réponse

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