WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Notion de système formel. Prolégomènes à  une logique cognitiviste à  partir de Donald Davidson

( Télécharger le fichier original )
par Tamis Muamba Ngueshe
Université de Kinshasa - Licence 2010
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

III.2. Ebauche d'une logique cognitiviste

Notre logique cognitiviste comprend deux dimensions : la première, comme toute logique formelle est démonstrative et la seconde se veut agentive.

III.2.1. La dimension démonstrative de la logique cognitiviste

Cette première dimension est démonstrative. Même dans ce cas, nous avons voulu qu'elle soit plus riche que les autres systèmes. C'est pour cette raison et en accord avec le principe d'interprétation radicale de Donald Davidson que nous faisons de la sincérité et de la performativité deux modalités à côtés des modalités traditionnelles telles que la nécessité, la possibilité, etc.

a. Modalité de sincérité

La sincérité, pour peu qu'elle dépende du sujet, est une modalité relative. Aussi, grâce à l'héritage de la philosophie du langage, nous pouvons définir les conditions ci-dessous comme base de son succès :

1°) le consensus minimal

En effet, pour qu'il y ait sincérité, il faudrait qu'il y ait aussi consensus minimal, c'est-à-dire qu'il y ait a priori un accord de principe entre le locuteur et la communauté illimitée des allocuteurs possibles. Il faudrait que le locuteur, même en cas de monologue, soit en mesure de dire des choses sensées qu'il peut comprendre lui-même et que d'autres peuvent comprendre aussi ;

2°) la qualité du locuteur

Le locuteur doit avoir qualité d'accomplir des actes illocutoires qu'il se propose d'accomplir. Par exemple, il serait inadmissible de voir qu'un marchand d'épices, en tant que marchand, entre dans une paroisse et bénisse un mariage solennellement. Il n'a pas cette qualité ;

3°) les circonstances appropriées

L'énonciation des actes illocutoires doit se faire dans des circonstances appropriées, sinon ces actes seraient voués à l'échec ;

4°) La compétence linguistique

La notion de compétence linguistique est d'une grande utilité en logique cognitiviste, car les comportements langagiers du locuteur déterminent d'un certaines manière la sincérité de celui-ci ainsi que le sens des énoncés.

En effet, pour qu'un locuteur soit sincère, il faudrait aussi qu'il s'exprime par une langue qu'il comprend et qu'il maîtrise. Ce qui implique, par exemple, que le « parler en langue », en logique cognitiviste, pèche contre la condition de compétence linguistique.

Les quatre conditions évoquées ci-haut sont contrefactuelles, c'est-à-dire nécessaires, mais pas suffisantes. Toutefois, la sincérité est réussie lorsqu'elle satisfait de façon optimale à ces quatre conditions et est symbolisée par Sp. S étant la modalité de sincérité et p, le contenu propositionnel qu'elle affecte.

Lorsqu'au moins l'une de ces quatre conditions n'est pas respectée, la sincérité devient problématique et est symbolisée par Sp.

Lorsqu'aucune condition n'est remplie, il n'y a pas de sincérité et l'énoncé prend la forme suivante :Sp.

Essayons d'illustrer ce que nous venons de dire. Soit l'expression suivante :

« Si l'univers a un centre, alors il doit avoir une circonférence. Or, l'univers n'a pas circonférence (elle est en perpétuelle expansion). Donc, l'univers n'a pas de centre. »

La première de chose à faire, c'est de vérifier si cette expression satisfait aux quatre conditions de sincérité :

1°) A supposer que celui qui le dit n'est pas fou, mais qu'il sait pertinemment bien de quoi il parle, alors nous pouvons dire que la première condition est remplie ;

2°) A supposer que ces propos soient tenus par un astrophysicien, alors nous pouvons dire que la deuxième condition est remplie ;

3°) A supposer que cet astrophysicien soit un francophone, alors la quatrième condition est remplir ;

4°) A supposer que ces propos ont été tenus lors d'une conférence sur l'astrophysique, alors nous pouvons dire que la troisième condition est remplie.

Deuxièmement, il faudra formaliser notre expression (dans le présent travail, nous utiliserons les propositions inanalysées). Ainsi, nous obtiendrons l'Ebf suivante :

S(p?q)^q?p

Le S majuscule montre que l'expression satisfait de façon optimale aux conditions de sincérité.

En troisième lieu, il faudra tester la validité de cette expression par la méthode des tableaux sémantiques, méthode qui doit être accommodée à la modalité de sincérité.

D'emblée, nous notons que la sincérité est interprétée comme vérité dans tous les modes possibles. Elle se comporte exactement comme la nécessité. Ceci dit, nous pouvons maintenant évaluer notre Ebf :

Mo M'

V

F

?

R.A.R

(relations d'accessibilité réflexive)

V

F

 

1. S(p?q)Ëq?p(x)

(3-2) (p>q) Ë q (x)

(5-4) p

(6-3) p?q (x)

(7-3) q (x)

(2-1)(p>q)Ëq?p(x)

(4-2) p

(8-7) q

1

2

1

2

(5-4) p

(5 et 9) p

(10-6)q (5-4) p

(10 et 8) q

(9-6) p

(8-7) q

(5 et 9) p

(8-7) q

(10 et 8) q

Notre Ebf satisfait non seulement aux conditions de sincérité, mais elle est aussi tautologique. En effet, nous pouvons également la démonter par la méthode axiomatique. Pour ce, nous utiliserons le système C1 (système cognitiviste un), lequel est un prolongement du système T.

Le système C1 comprend les éléments suivants :

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net