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L'éloge du matriarcat dans "la mémoire amputée de Werewere-Liking

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par Arnaud TCHEUTOU
Université de DoualaCameroun - Diplôme d'études approfondies 2008
  

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IV- HYPOYHESE.

Dans La Mémoire amputée, la femme est au centre de l'intrigue. C'est pourquoi nous soutenons que le personnage féminin est valorisé dans la société du texte et dans la tradition africaine. S'engager donc dans le combat féministe c'est ignorer cela. La condition des Africaines d'aujourd'hui devrait les conduire, non pas à s'enrôler dans une lutte dépersonnalisante comme celle-là, mais à s'interroger sur le matriarcat et chercher à se le réapproprier. Telle est la problématique aussi bien du corpus que de ce travail.

V-PROBLEMATIQUE.

Au regard de ce qui précède, on en vient à se demander : comment La Mémoire amputée fait-elle l'éloge du matriarcat ? En d'autres termes, comment le personnage féminin est-il valorisé dans ce récit ? Quels sont les lieux d'expression de cette valorisation ? Quels sont les référents qui portent à parler de matriarcat et non de féminisme ? Telles sont les préoccupations qui constituent la toile de fond de cette réflexion. Notre analyse se projette prioritairement sur le parcours narratif du personnage principal, Halla Njokè, et sur les faire des autres personnages féminins qui, comme elle, sont très ancrés dans la tradition africaine.

Le regard est aussi porté sur les autres personnages féminins de même que sur les personnages masculins pour comprendre leurs rôles actantiels et les relations qu'ils entretiennent avec les premiers. De manière globale, nous questionnons la société du texte avec toutes ses composantes pour relever la place de la femme dans la société traditionnelle africaine d'une part et dans la société dite moderne - l'Afrique occidentalisée, l'Afrique d'aujourd'hui - d'autre part. La première hisse la femme au sommet de la pyramide sociale alors que la seconde l'avilit à cause du colonialisme. Ceci est l'un des motifs qui invitent à parler du matriarcat et non du féminisme.

L'auteur dénonce cet avilissement, affirmant par ricochet que la femme africaine en général doit reprendre la place qui est sienne dans l'Afrique traditionnelle. Si la femme traditionnelle est portée au firmament, celle circonscrite exclusivement dans l'occidentalisme est invitée à sortir de son errance pour la rejoindre afin que toutes conjuguent leurs forces pour redonner à l'Afrique sa splendeur d'antan. Les deux personnages sont ainsi interpellés, pas au même degré bien entendu. Il n'est pas question pour nous d'honnir les traditions importées, d'ailleurs riches en hauts faits ; ni même de médire des bienfaits des apports extérieurs, voire du colonialisme. Nous reconnaissons aussi que tout n'est pas lumineux dans le matriarcat ou dans l'Afrique traditionnelle. Comme l'exige tout travail scientifique, nous tenons simplement à rester fidèle à l'esprit de cette recherche.

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