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Analyse comparée de la méthode ABC et celle des coà»ts complets dite des sections homogènes pour la détermination et la gestion des coà»ts dans une entreprise industrielle. Cas de la SODECO (Société de Déparchage et de Conditionnement )

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par Yvette BWIZIGIRO Gilbert NTAHOKAJA
Université du Burundi - Licence en économie 2009
  

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CHAP II : ESSAI D'APPLICATION DE LA METHODE DES SECTIONS HOMOGENES

II.1. Rappel sur la méthode des sections homogènes

La méthode des sections homogènes est une méthode de calcul du coût complet d'un produit, mais il en existe d'autres. Certaines sont plus simples mais donnent des résultats moins précis (coefficient d'imputation), d'autres nécessitent des traitements plus complexes et coûteux mais donnent des résultats plus précis (c'est la méthode ABC).

En effet, la méthode des sections homogènes permet d'établir des prix de revient complet (c'est-à-dire qu'elle prend la totalité des charges de toute nature) moyens et historiques.

Cette dernière possède un caractère historique qui lui confère une pertinence sur le plan du contrôle et de l'évaluation plutôt que sur celui de la gestion dans la mesure où la connaissance du passé n'a intérêt que si les éléments sont susceptibles de se reproduire ou tout au moins d'engager pour l'avenir.

Nous signalons que la nécessité de connaître un coût complet par la méthode des sections homogènes s'exprime à l'époque où la façon de la production dominante est celle de la production en série pour le stock.

II.2. Principes de la Méthode

Selon le PCG, la méthode des sections homogènes communément appelée centre d'analyse repose sur la décomposition du cycle de transformation de l'entreprise, cette méthode se prête bien au calcul des coûts de revient d'une activité industrielle.

Elle consiste à analyser les charges incorporables en termes de charges directes et indirects : les charges directes sont imputées directement aux produits concernés alors que les charges indirectes sont réparties entre des centres d'analyse avant d'être imputées entre les produits en fonction d'unités d'oeuvres.

Charges incorporables

Charges indirectes

Charges directes

Centre d'analyse n°2

Centre d'analyse n°1

Produit n°1

Produit n°1

La méthode des sections homogènes consiste ensuite en un découpage de l'entreprise ou de l'unité analysée en un certain nombre de sections homogènes (ou centres d'analyses)

Selon le PCG, un centre d'analyse est un compartiment comptable permettant de regrouper les éléments de charges indirectes avant de les imputer aux produits. Il correspond à une division de l'entreprise (atelier, service administratif, etc.). Plus le découpage en centres d'analyse sera fin, plus les résultats obtenus seront précis mais plus le coût du traitement sera élevé. Il faut donc l'adapter aux besoins de l'entreprise.

La méthode des sections homogènes distingue deux types de sections.

- Les sections principales ou centres principaux

- Les sections auxiliaires

Lors de la mise en oeuvre de la méthode des centres d'analyse, certaines charges sont difficiles à répartir de façon pertinente entre les différents produits mais peuvent être réparties entre les autres centres d'analyse.

C'est le cas par exemple du coût du « service personnel ». Il n'existe pas de clés de répartition pertinente pour répartir son coût entre les différents produits (la main d'oeuvre directe ne représente souvent qu'une faible part des effectifs d'une entreprise).

Il est aisé de répartir son coût entre les différents services de l'entreprise au prorata de leurs effectifs.

Cela explique la nécessité de la distinction fondamentale des centres d'analyse.

· Les centres principaux dont les charges sont imputées aux produits en fonction des unités d'oeuvre.

· Les centres auxiliaires dont les charges sont transférées aux centres principaux à l'aide des clés de répartition.

Selon Cibert André, les centres auxiliaires ont pour rôle de gérer les facteurs de production mis en oeuvre par l'entreprise (10(*)).

Leur activité est utile et nécessaire aux autres sections comme par exemple les sections entretien et maintenance qui sont utiles aux diverses sections de production.

Ces sections ou centres sont parfois appelées centres de gestion parce qu'elles n'ont que peu de lien immédiat avec les produits fabriqués.

A cela nous pouvons ajouter que l'existence d'une section est liée à celle d'une unité d'oeuvre qui en exprime le caractère fondamental et en mesure l'activité.

La création de l'une étant nécessairement associée aux choix de l'autre. L'unité doit être la caractéristique de l'activité de section d'analyse et lorsqu'on a le choix entre plusieurs unités d'oeuvres, l'unité à retenir est celle qui exprime la meilleure corrélation entre la variation des charges de section concernée et la variation quantitative de l'activité de section d'analyse.

Enfin, pour cette méthode, tous les coûts sont imputés aux destinataires des prestations qui les provoquent, les coûts des sections auxiliaires sont imputés par le biais des unités d'oeuvre de ces sections auxiliaires aux sections pour lesquelles elles interviennent, qu'il s'agisse des sections principales ou d'autres sections auxiliaires. Le coût total de chaque section est alors formé de deux éléments : les charges qu'elle consomme elle-même et les charges consommées par d'autres sections qui la fournissent des prestations.

Le total des charges indirectes de chaque section est alors imputé à chacun des produits au prorata des unités d'oeuvre de chaque section que ces produits ont reçues.

Après ces principes de la méthode énoncés ci-haut, nous abordons un autre point qui concerne :

* 10 A.Cibert. comptabilité analytique, Dunod, France, 1970 p53

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