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Analyse comparée de la méthode ABC et celle des coà»ts complets dite des sections homogènes pour la détermination et la gestion des coà»ts dans une entreprise industrielle. Cas de la SODECO (Société de Déparchage et de Conditionnement )

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par Yvette BWIZIGIRO Gilbert NTAHOKAJA
Université du Burundi - Licence en économie 2009
  

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II.4. Application de la méthode des sections homogènes

Nous venons de décrire le processus de calcul avec la méthode des sections homogènes, pour le principal point, nous essaierons d'appliquer cette dernière à l'aide de ce processus.

Pour l'appliquer, nous allons d'abord analyser les charges de la SODECO.

II. 4.1. Analyse des charges de l'entreprise SODECO

· L'incorporabilité des charges

a) Les charges incorporables

Les charges incorporables sont enregistrées par la comptabilité générale dans le compte du résultat et doivent être reprises en C.A. E pour le calcul des coûts. La plupart des charges sont saisies en C.A.E puisqu'elles sont économiquement justifiées. Le PCG propose le critère du raisonnable pour induire ou non une charge dans les coûts.

On distingue deux catégories des charges incorporables :

- Charges (incorporables) directes qui ne concernent qu'un seul coût et peuvent être directement affectées à celui-ci sans ambiguïté

- Charges (incorporables) indirectes qui ne peuvent être incorporées plus particulièrement à tel ou tel coût car elles concernent plusieurs coûts simultanément.

La notion d'incorporabilité correspond à la notion d'utilité et de consommation effective. L'ensemble des charges incorporables correspond au coût de revient global de la comptabilité analytique d'exploitation.

Pour la SODECO, nous allons analyser les charges de la comptabilité générale. Nous allons définir les charges non incorporables à la C.A.E et enfin nous expliquerons la notion des charges supplétives de la SODECO.

Pour déterminer le montant des charges analytiques, il faut prendre la totalité de toutes les charges de la comptabilité générale, soustraire ensuite le montant des charges non-incorporables et ajouter enfin des charges supplétives.

Charges de la comptabilité générale classe 6

Charges Supplétives

Charges non-incorporables

Charges incorporables

Après avoir défini de façon satisfaisante les charges incorporables, il ne reste qu'un seul problème pour la détermination des coûts que l'on veut calculer pour une période comptable considérée.

Ce problème est pertinent puisque la période analytique analysée ne correspond pas à celle concernée par toutes les charges incorporables. Dans la plupart des cas, les charges incorporables correspondent à l'exercice comptable de la comptabilité générale qui est l'année civile.

Par contre, la période comptable de la comptabilité analytique d'exploitation varie d'une entreprise à l'autre, selon surtout le processus de production et selon le besoin d'information des dirigeants de l'entreprise. Mais en général, la période analytique est le mois, même si elle varie du jour à l'année en passant par la semaine, le mois, le trimestre ou le semestre.

Pour la SODECO, théoriquement la période analytique peut être le jour puisque chaque jour il y a des produits qui sont stockés dans le magasin de stockage. Il faut logiquement connaître leur coût de production. Cette période est trop courte, elle est pratiquement impossible à suivre.

Par contre, si on prend le mois comme période analytique, il y a moyen de déterminer chaque mois les différents coûts de l'entreprise. Dans le cas où cette période ne s'avérerait pas adéquate pour une raison ou une autre on pourra prendre une période de deux mois ou le trimestre. De toute façon le choix de la période analytique est variable d'une entreprise à l'autre ou au sein d'une même entreprise, selon les besoins d'information de gestionnaire de cette entreprise.

Alors, il nous semble difficile de choisir une période analytique qui soit valable pour la SODECO. De toute manière, quelle que soit la période analytique adoptée, il faudra ajouter certaines charges incorporables qui sont généralement payées en une seule tranche et dont le montant est approximativement connu pour les ramener à la période analytique considérée.

Il s'agit surtout des charges fixes : Par exemple, les charges locatives et les amortissements etc. seront divisés par 12 si la période est le mois, par 4 si la période analytique est le trimestre, et ainsi de suite. C'est ce qu'on appelle technique d'abonnement des charges qui est appliquée-ci.

A l'issue de ces points, nous espérons que les gestionnaires de l'entreprise SODECO pourront déterminer les charges incorporables compte tenu des explications que nous avons données tout au long de ce point, au cas où ils voudront analyser un jour d'une façon approfondie les charges de leur entreprise dans le but de calculer les coûts de revient du produit transformé.

Après avoir expliqué ces charges incorporables, nous allons encore survoler les charges incorporables directes et indirectes.

* Les charges incorporables directes et indirectes

D'une manière générale, la notion de charges directes et indirectes est une notion relative. Tout dépend du niveau de l'entreprise auquel on se place.

Toutes les charges incorporables peuvent être considérées comme directes par rapport à l'entreprise mais si on se place à une division quelconque de l'entreprise certaines charges de l'entreprise deviennent indirectes par rapport à cette division.

Pour éviter ces équivoques de confusion, les gestionnaires d'une entreprise distinguent de façon unanime, deux catégories de charges selon leur distinction.

D'une part il y a les charges directes et charges indirectes d'autre part.

* Les charges directes.

«  Une charge directe est une charge incorporable que l'on peut affecter immédiatement sans calcul intermédiaire à l'élément dont on calcule le coût »12(*). Exemple pour notre entreprise, la quantité de café parche utilsée pour transformer le café vert ou marchand constitue donc un élément direct du coût du café prêt à consommer.

Les charges indirectes

Une charge indirecte est une charge qui nécessite un calcul préalable pour être imputée à un coût déterminé. On l'appelle souvent une charge commune.

Ainsi, toutes les charges incorporables qui n'entrent pas directement dans le coût des matières premières utilisées par la SODECO sont considérées comme charges indirectes. Parmi ces charges indirectes, il y a des charges qui sont directes aux sections de production, comme :

- La M.O. qui travaille sur une machine déterminée

- L'amortissement de cette machine

- Les pièces de rechanges consommables par cette machine

- Location d'une M.O affectée à une machine bien définie.

Certains auteurs parlent de charges semi-directes en faisant allusion à ce genre de charges. D'autres parlent de charges semi-directes, celles qui se rapportent à une activité concourante à la fabrication pouvant intéresser plusieurs produits.

Charges non-incorporables

Selon le PCG français, les charges non-incorporables sont des charges qui figurent dans la comptabilité générale et que la C.A.E ne saisit pas!

Cette définition donnée par le PCG est incomplète car elle ne souligne pas le pourquoi de cette ignorance à la C.A.E.

En effet, ces charges ne figurent pas dans la C.A.E du fait qu'elles ne font pas partie de l'activité d'exploitation normale de l'entreprise. Il s'agit des charges hors exploitation ou exceptionnelles.

Exemples : Dotation aux provisions pour dépréciation pour litige, certaines primes d'assurance, impôt et taxes etc.

La détermination exacte des charges non-incorporables est du ressort du gestionnaire chargé de l'analyse de l'exploitation d'une entreprise.

Pour notre entreprise SODECO, il existe des charges non-incorporables :

- Charges hors exploitation

- Dotations aux amortissements et provisions pour dépréciation.

Charges supplétives

Ce sont des charges que la comptabilité générale n'enregistre pas du fait de leur statut juridique et fiscal mais qui sont comptabilisées dans des entreprises de différents statuts.

Ces charges correspondant à la rémunération conventionnelle des capitaux propres de l'entreprise ainsi qu'à la rémunération du travail de l'exploitant. Sont également dans cette rubrique les charges relatives aux amortissements des équipements totalement amortis encore en usage

Après avoir distingué les charges incorporables et non incorporables, nous entamons le point suivant qui va définir les centres de responsabilité.

* 12 (14) Jacob, G, op cit P18

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