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Mécanisme interne de gouvernance:effets et interactions sur la performance financière des entreprises au Cameroun

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par Wulli Faustin Djoufouet
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II.2.1.2 Ca théorie d'enracinement

11 Cite par Jensen etMeckling en 1976 Theory of the firm, managerial behaviour, agency costs and ownership structure », Journal of Financial Economics, 3, October, p. 305-360.

 
 

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Thèse rédigée et soutenue par : Djoufouet Wulli Faustin Option : Finance

 
 
 

MECANISMES INTERNES DE GOUVERNANCE : EFFET ET INTERACTIONS SUR LA
PERFORMANCE FINANCIERE DES ENTREPRISES AU CAMEROUN.

Avant toute chose, il faut mentionner avec Daoud Ellili (2007) qu'un pourcentage de propriété managériale faible assure l'alignement des intérêts des dirigeants sur ceux des actionnaires alors qu'un pourcentage de propriété élevé mène à l'enracinement des dirigeants. L'hypothèse d'un effet positif de l'enracinement développée par Castanias et Helfat (1991), a été reprise notamment par Charreaux (1996), Paquerot (1997) et Pichard-Stamford (2002). Cette thèse considère que les dirigeants réalisent des investissements spécifiques qui leurs permettent de générer des rentes dont les propriétaires de la firme sont indirectement bénéficiaires (Castanias et Helfat, 1991). Cet enracinement positif offrirait une latitude au dirigeant lui permettant de valoriser son capital humain (Charreaux, 2002a). Un « enracinement optimal » du dirigeant résulterait d'une optimisation entre les coûts de contrôle et les gains d'une plus grande latitude discrétionnaire (Charreaux et Desbrières, 1997). Dans ce cadre, Pichard Stamford (2000) considère que dans le cas d'une influence positive sur la performance, on parlera d'un enracinement « légitime » du dirigeant, celui-ci ne confisquant pas de valeur. À l'inverse, une dépréciation de la performance indiquerait un enracinement « opportuniste ». L'enracinement « légitime » permettrait aussi aux dirigeants de se soustraire aux contraintes à court terme que peuvent exercer, par exemple, le marché des prises de contrôle ou les actionnaires (Paquerot, 1997). Il offrirait aux dirigeants la sérénité suffisante pour entreprendre des investissements créateurs de valeur à long terme, d'autant que dans les entreprises familiales l'enracinement est souvent intergénérationnel (Pichard-Stamford, 2002).

II.2.1.3 La Théorie de l'Agence

Fondateurs de la théorie de l'agence, Jensen et Meckling (1976) s'inspirent de la démarche de Coase (1937) et d'Alchian et Demsetz (1972), pour définir la firme comme « une fiction légale qui sert de point focal à un processus complexe dans lequel les conflits entre les objectifs des individus sont résolus par la mise en place d'un réseau de relations contractuelles ». A partir de cette nouvelle conception de la firme, Jensen et Meckling (1976) ont élaboré la théorie de l'agence qui tient compte de la multiplicité des catégories de participants dans l'organisation et des divergences d'intérêts qui en découlent. Ils définissent la relation d'agence comme un contrat dans lequel une (ou plusieurs) personne(s) a (ont) recours aux services d'une autre personne pour accomplir en son nom une tâche quelconque.

La théorie de l'agence suppose en premier lieu que, les parties de la relation d'agence sont supposées agir de façon à maximiser leurs fonctions d'utilité et en second lieu

 
 

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Thèse rédigée et soutenue par : Djoufouet Wulli Faustin Option : Finance

 
 
 

MECANISMES INTERNES DE GOUVERNANCE : EFFET ET INTERACTIONS SUR LA
PERFORMANCE FINANCIERE DES ENTREPRISES AU CAMEROUN.

que ces parties soient capables d'anticiper rationnellement et sans biais l'incidence des relations d'agence sur la valeur de leur patrimoine. Puisque chaque acteur vise à maximiser sa fonction d'utilité, les agents ne vont pas toujours agir dans l'intérêt de leurs mandats. Ils vont probablement adopter un comportement opportuniste servant à augmenter leur richesse. Ceci va engendrer des conflits d'intérêts entre les différentes parties en présence.

Pour expliquer les divergences d'intérêts entre les dirigeants et les actionnaires, Jensen et Meckling (1976) ont présenté plusieurs sources de conflits :

? Une première source de conflit provient du fait que les dirigeants gèrent l'entreprise dans un sens non conforme aux intérêts des actionnaires, c'est-à-dire en maximisant leur propre utilité, sans répondre aux attentes des actionnaires, qui eux aspirent à la maximisation de la valeur de la firme. Les dirigeants s'octroient ainsi des avantages en nature qui viennent grever d'autant la performance de l'entreprise. En outre, les dirigeants tentent de maximiser les investissements dont le caractère spécifique est fonction de leur présence dans l'entreprise, ce qui leur permet d'optimiser leur utilité mesurée en termes de richesse, et de notoriété ( Jensen et Meckling, 1976).

? En deuxième lieu, les managers, contrairement aux actionnaires qui investissent en capital financier, mettent en jeu leur capital humain. Ainsi, le comportement du dirigeant vis-à-vis du risque diffère de celui de l'actionnaire puisque ce dernier est moins sensible à la variabilité des résultats et au risque de faillite. Le risque attaché au capital humain des dirigeants n'est pas diversifiable, alors que le risque des actionnaires peut être minimisé grâce à des stratégies de diversification de portefeuille.

? En troisième lieu, les dirigeants disposent d'un horizon limité à leur présence dans l'entreprise et donc privilégient les investissements rentables à court terme. Le contrat entre le principal et l'agent est essentiellement incomplet (car il est impossible de contractualiser la totalité des évènements susceptibles de se produire dans le futur). L'incomplétude découle directement de la délégation du pouvoir de décision à l'agent par le principal. Comme ils ont des objectifs divergents et que le

dirigeant(relation d'agence actionnaire-dirigeant) dispose d'un avantage
informationnel par rapport aux propriétaires du fait de sa position centrale au sein du noeud de contrats, la relation d'agence fait naître des problèmes de coordination

 
 

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que l'on peut résumer à travers les deux types de risques supportés par les propriétaires à savoir : sélection adverse et le hasard moral.

Pour Jensen et Meckling (1976), les problèmes d'agence engendrent trois types de coûts : les coûts de surveillance; les coûts de dédouanement; la perte résiduelle. Selon cette théorie, la situation optimale est celle où la direction et la propriété sont assurées par une seule et même personne. Dans le cas contraire, les actionnaires, exposés au hasard moral et à une sélection adverse résultant de l'autonomie croissante du manager, n'ont aucune certitude que ce dernier fera un usage optimal de leurs capitaux. Théoriquement, pour rendre compatible les intérêts des dirigeants et des actionnaires, et améliorer de façon durable la performance d'entreprise, un système de gouvernance doit être mis sur pied.

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