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Analyse criminologique sur les espaces verts dans la ville de Lubumbashi


par Pierre Nguz Mbaz
Université de Lubumbashi - bachelier 2015
  

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I.5. Aperçu historique sur le développement et la gestion des espaces verts

Depuis la période coloniale, tous les projets qui ont été planifiés pour l'aménagement de la ville de Lubumbashi sont restés pour la plupart inexploités. Quant aux espaces verts, ils sont restés dans un état déplorable et chaotique. Les autorités urbaines qui se sont succédé n'ont pas contribué à l'amélioration de la situation sous étude.

Certes, il sied de dire qu'à l'époque coloniale, l'aménagement de l'espace vert était bien entretenu et constituait une préoccupation des autorités politico-administratives. Après l'indépendance, les espaces laissés par les colons et ceux qui étaient gérés par les natifs se sont dégradés. La nature est en train de disparaître au fil du temps, pour justifier cette disparition des espaces verts à Lubumbashi, on crée une source de justification sous prétexte qu'ils occasionnent l'insécurité.

Les concentrations urbaines et la révolution industrielle avec leur cortège des dégradations du milieu naturel ont contribué à la disparition des espaces verts à Lubumbashi. La ville n'avait ni les proportions ni les densités gigantesques que nous reconnaissons aujourd'hui, si bien que les atteintes de l'homme à la nature n'étaient à peu près nulles ou du moins négligeables. Le problème ou les atteintes aux espaces verts se posaient de manière totalement différente que nous l'avons aujourd'hui.

Kassay Ngur (2008:13 ) souligne que  «  les espaces verts de l'époque coloniale suivaient la logique du Centre Périphérie (une logique qui a donné naissance à la discrimination raciale et toute sa conséquence sur le plan social)». Les « espaces verts » de la périphérie où vivaient les noirs couvraient la forêt naturelle. Son aménagement et sa croissance dépendaient plus de la nature. Par contre, au centre où l'homme blanc résidait, les espaces verts couvraient les lieux aménagés pour les jeux, la récréation, les jardins, les promenades, les ornements des routes et des carrefours, etc. L'administration coloniale par le service des espaces verts de la mairie s'occupait de son entretien.

Kassay Ngur précise encore qu'après l'indépendance, vers les années 1966, des profonds bouleversements qu'ont connus la RD Congo, amena l'Ex chef de l'Etat à prononcer un discours et précisant que « le sol de nos ancêtres ne pouvait plus faire l'objet d'une quelconque appropriation ». Ce discours avait modifié l'ordonnance de la gestion des terres et a donné naissance aux textes juridiques ci-après : - Loi Bakajika n° 66/343 du 7/06/1966. Cette loi rendait seulement les terres et les concessions appartenant aux particuliers et aux sociétés privées à l'Etat, - La loi constitutionnelle du 31/12/1971 qui précise que le sol et le sous-sol deviennent la propriété exclusive, inaliénable et imprescriptible de l'Etat congolais, cette loi renforça la loi Bakajika.

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