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Place et rôle du secteur privé dans la gestion des déchets solides dans les villes moyennes du Burkina Faso : cas de Banfora

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par Emmanuel DIAGBOUGA
Université de Ouagadougou - Licence professionnelle en génie de l'environnement 2013
  

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1.1.6. BRIGADE VERTE

Au paravent dénommée association unie des femmes pour la propreté de la ville de Banfora, la Brigade Verte a obtenu sa reconnaissance officielle en 2006 ainsi que sa dénomination actuelle. La première responsable se nomme Madame OUEDRAOGO/TRAORE Fatoumata.

A la différence des autres associations, la Brigade Verte intervient dans le nettoyage des lieux publics tels que le grand marché et celui du secteur 7 ainsi que le nettoyage des grands axes routiers notamment les voies goudronnées dans la ville de Banfora. En outre, elle s'occupe du désherbage des lieux publics à la demande.

La Brigade Verte relève de la Mairie et ne procède pas à la pré-collecte des ordures dans les ménages des particuliers. Pour son fonctionnement, elle bénéficie du matériel dont dispose la Mairie en matière d'assainissement à savoir des engins motorisés pour l'évacuation des déchets. Elle compte cinquante-quatre (54) membres dont cinquante femmes et quatre (04) hommes. Les prestations de service de la Brigade Verte n'étant pas rémunérées, ses membres reçoivent une rémunération moyenne de 12 500 FCFA par mois de la part de la Mairie.

1.2. La couverture géographique de chaque structure privée

Selon une répartition des secteurs de la ville de Banfora aux différentes associations de pré-collecte ou zonage datant de 2010, quatre zones ont été définies :

- zone 1 (secteurs 1, 8 et une partie du 7) à JAD/COMOE ;

- zone 2 (secteurs 2, 3 et 4) à ABACO ;

- zone 3 (secteurs 5, 6 et une partie du 7) à Natura ;

- zone 4 (secteur 15 et une partie du 7, côté actuel CHR) à AFD [4].

Des quinze (15) secteurs que compte la ville de Banfora, neuf (09) sont couverts par les activités de pré-collecte des OM (1,2,3,4,5,6,7,8,15) et six (06) ne sont pas concernés pour le moment (9,10,11,12,13,14).

Figure 1 : proportion des secteurs concernés pour la pré-collecte des OM

1.3. Le taux de collecte des ordures ménagères

Selon l'étude sur la composition des déchets et l'état de la situation de la gestion des déchets à Banfora, l'ensemble des quatre (04) associations de pré-collecte avaient en 2012, 1140 ménages abonnés sur 14007 soit un taux de 8,1%[4].

2. Les difficultés rencontrées par le privé dans la gestion des déchets dans la commune de Banfora

Les structures privées engagées dans la gestion des ordures ménagères dans la commune de Banfora sont confrontées à d'énormes difficultés.

2.1. Sur le plan administratif

La gestion des déchets urbains relève de la compétence de la Mairie comme stipulé à l'article 89 de la loi n° 055-2004/AN du 21 décembre 2004, portant code général des collectivités territoriales au Burkina Faso, ensemble ses modificatifs. Les dispositions spécifiques sont contenues dans les alinéas suivants de l'article :

- 3. assainissement ;

- 4. lutte contre l'insalubrité, les pollutions et les nuisances ;

- 7. enlèvement et élimination finale des déchets ménagers.

Cependant, on peut retenir qu'en dépit de ces dispositions légales, plusieurs actions limitent les efforts en matièrede gestion des déchets urbains et qui sont attribuables à l'entité administrative de premier plan :

l'absence d'un schéma directeur de gestion des déchets ;

l'absenced'un plan de gestion des décharges institué par les articles 30 à 33 du décret n°98-323/PRES/PM/MATS/MIHU/MS/MTT du 28 juillet 1998 portant réglementation de la collecte, du stockage, du transport, du traitement et de l'élimination des déchets urbains ;

l'absence d'une déchargecontrôlée ;

la non adoption des cahiers de charges pour les associations de pré-collecte ;

l'absence d'un mécanisme de suivi et d'évaluation des activités des associations de pré-collecte;

la non prise en compte des sites de transfert dans le plan d'urbanisme qui induit le manque d'espace convenable à cet effet ;

la non application des textes élaborés par la Mairie en matière de gestion des déchets ;

l'absence d'un service dédié à la gestion des déchets et à la propreté de la ville.

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