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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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2-1-3-3 Changement des dirigeants :

Le changement de dirigeant a une implication sur la politique financée et comptable des entreprises, notamment sur la motivation de gérer le résultat comptable. En fait, les dirigeants qui vont quitter l'entreprise s'engagent dans des politiques tendant à maximiser leurs profits, Yves et Sylvain (2008).

En cas de faible performance, ils vont maximiser les résultats afin d'empêcher ou retarder leur sortie, cependant, en cas de forte performance, ils vont maximiser les résultats dans le but de tirer le maximum de profit, (Coughlan et Smith (1985); Warner et al (1988) ; Hermalin et Weisbach (1988); Murphy et Zimmerman (1993)).Dans le cadre de changement de direction non routinier, Pourciau (1993) stipule que le dirigeant sortant peut gérer à la hausse les résultats. Quant au dirigeant entrant, les résultats empiriques de son étude ont confirmé qu'il gère les accruals de manière à baisser les résultats dans l'année du changement de la direction et les augmenter l'année suivante.

Cependant, dans le cas d'un départ planifié, Mard et Marsat (2009) stipule que le dirigeant est incité à afficher des bénéfices flatteurs afin de tirer le maximum de bonus du départ. En cas d'un départ forcé, le dirigeant est motivé de manipuler les résultats afin de sauver son poste et /ou sa réputation car il peut être démis de ses fonctions et ceci soit au profit d'un autre dirigeant de l'intérieur de l'entreprise soit au profit d'un dirigeant extérieur à l'entreprise. Par ailleurs, Dechow et sloan (1991) stipulent que la réduction des frais de recherche et développement est liée aux motivations des dirigeants sortants de l'entreprise à accroitre les bénéfices actuels dans leurs dernières années.

Les résultats de l'étude de DeAngelo (1988) ont indiqué l'existence d'une gestion du résultat de la part des dirigeants par les accruals discrétionnaires et ceci pour augmenter leurs revenus lorsqu'ils sont menacés de perdre le contrôle de leurs entreprises. Concernant le dirigeant entrant, il peut être incité à enregistrer un maximum de pertes sur l'exercice de succession et ceci dans le but d'optimiser sa stratégie de gestion des résultats comptables. Les résultats de DeAngelo (1988) sont compatibles avec celles de Murphy et Zimmermann (1993) qui stipulent que le nouveau dirigeant arrivant à la tête d'une entreprise peut avoir intérêt à constater un maximum de charges sur l'exercice de succession. En effet, il est prêt à être responsable des pertes afin de renforcer sa réputation.

Guan et al (2005) ont examiné les départs forcés de dirigeants, les résultats de leur étude ont affiché l'année avant l'éviction des dirigeants des accruals discrétionnaires plus élevé. La recherche de Reitenga et Tearney (2003) a porté sur les changements planifiés de dirigeants. Leur analyse a été étalée sur quatre années qui précédent le départ, leur résultat montre des accruals discrétionnaires plus élevés si le dirigeant garde un mandat d'administrateur après le changement.

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