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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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2-1-2 Rôle de la fiscalité dans le choix de financement par emprunt bancaire :

Les dettes génèrent des intérêts déductible pour la firme emprunteuse, par contre le rebroussement des capitaux n'est pas déductible fiscalement. La prise en compte de la fiscalité, et notamment de la déductibilité des frais financiers sur les bénéfices impossibles, est étudiée par Modigliani et Miller(1963) qui affirment que la valeur de la firme endettée est supérieure à celle de la firme non endettée. Ces auteurs stipulent que l'endettement est avantageux pour la firme du fait qu'elle va bénéficier des économies fiscales, ceci est dans le cas ou la détresse financière est sans coût (absence du coût de faillite). Alors suite à cette prise en compte du rôle de la fiscalité, nous pouvons conclure que les entreprises doivent maximiser l'endettement au sein de leur structure de financement pour retirer le maximum de bénéficier de l'avantage fiscal associé.

Toutefois, Miller(1977) en s'intéressant à l'imposition sur le revenu, a montré que le gain fiscal généré par l'endettement va diminuer si l'on prend en compte la fiscalité des personnes physiques. Ainsi, Miller (1977) a traité le problème de la fiscalité d'une manière plus précise et plus proche de la réalité puisque à cote de l'impôt sur la société, il fait intervenir l'impôt sur les personnes physiques. En effet, les investisseurs individuels perçoivent leurs revenus sous forme de dividende de gain en capital ou d'intérêt, taxés à des taux identiques ou différents. Durant les années soixante dix, la pensée académique était qu'une structure parfaite de capital de la firme s'obtenait à partir d'un compromis entre l'avantage fiscal engendré par l'endettement et les couts de faillite causés par celles-ci, jusqu'à ce que Miller (1977) ait montré que l'avantage fiscal au niveau de la firme est entièrement annulé par le désavantage fiscal au niveau personnel.

Leland et Pyle (1977) ont conclu que le recours à accroitre l'effet de levier financier. Ce dernier représente la variation du bénéfice par action en fonction de degré d'endettement de l'entreprise. Il peut être dirigé soit à la hausse soit à la baisse. En effet, si le coût de la dette est inferieur à la rentabilité économique, on est dans la phase d'effet de levier positif, dans ce cas, l'entreprise a intérêt à s'endetter pour afin d'afin d'accroitre sa rentabilité financière. Donc, la valeur de l'entreprise va augmenter puisque la rentabilité dégagée est supérieurs au coût de financement, même s'il n'ya pas eu du capital supplémentaire investi. Cependant, si l'endettement atteint un certain seuil, le risque financier de l'entreprise sera critique, en ce sens les banquiers vont augmenter la probabilité de la faillite de la firme. D'un autre coté, si le coût de la dette est supérieur à la rentabilité économique, l'entreprise n'a pas intérêt à s'endetter, car dans ce cas c'est mieux pour elle d'utiliser les fonds propres.

L'effet de levier financier qui consiste à accroitre les dettes par rapport aux capitaux propres, a pour conséquences une hausse de bénéfice par action, une variabilité importante du bénéfice par action, un accroissement de risque de faillite résultant de la plus grande dépendance de la firme vis- à-vis de ses bailleurs de fonds, Ghosha et Jain (2000).

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