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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coà»t de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées

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par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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2-2-2- coûts de faillite :

Le coût de la dette devrait augmenter en fonction du niveau d'endettement de la firme, et cela devrait entrainer, malgré l'avantage fiscal, une baisse de valeur des actions. Par ailleurs, plus le niveau d'endettement augmente plus le risque de faillite augmente. En effet, la faillite n'est autre que la procédure judiciaire qui suit la défaillance, elle entraine dans son sillage un certain nombre de coûts supplémentaires. Donc, même si la fiscalité favorise l'endettement de l'entreprise par le biais de l'augmentation de sa capacité financière, elle engendre parallèlement l'accroissement du risque de défaut de l'entreprise, Warner (1977). Donc, les dirigeants de l'entreprise, qui essayent de maximiser la valeur de l'entreprise, doivent réaliser un arbitrage entre les gains procurés par les économies d'impôts sur les intérêts de la dette et pertes engendrées par les coûts de faillites. Malécot (1984)

La prise en compte des imperfections du marché tels que la fiscalité et les coûts de faillite a conduit plusieurs théoriciens à insister sur l'importance de faire un arbitrage entre les coûts et les avantages de l'endettement. Dans ce cas, une structure optimale du capital est alors possible. Cette théorie appelée théorie statique de Trade-Off (Static Trade-off Theory) stipule que les firmes possèdent des rations d'endettement déterminés à partir d'un arbitrage entre les avantages fiscaux générés par l'endettement et les coûts de faillite. Donc cette théorie prend en compte en premier lieu les économies fiscales liées à l'endettement, par la suite elle incorpore les coûts de faillite, enfin elle arrive à expliquer la structure de capital par un arbitrage à la marge entre ces deux déterminants. Warner (1977)

Sur le plan empirique, parmi les principales études qui ont été faites sur les coûts directs de faillite, nous citons celle de Baxter (1967), qui en s'intéressant qu'aux coûts directs et plus facilement mesurable, il les évolue à 20% de la valeur de la firme. D'autres auteurs tels que Warner (1977), néglige les coûts de faillite et les considère comme trop faibles pour compenser l'avantage fiscale résultant des économies d'impôts.

Plusieurs auteurs ont confirmé l'effet significatif du cout de faillite sur le coût du capital, d'autre auteurs négligent les coûts de faillite et les considèrent comme trop faible pour compenser l'avantage fiscal résultant des économies d'impôt. Alors, pour conclure, on peut dire que malgré les avantages procurés par l'endettement, de nombreux auteurs, dont les précurseurs son Beaver(1966) ou encore Altman(1968), insistent sur le fait que l'excès d'endettement conduisait à la fragilisation de l'entreprise et augmentait la probabilité de défaillance de la firme, ce qui va engendres des couts tels que les couts d'agences et les coûts de faillite. C'est pourquoi, l'arbitrage entre les avantages fiscaux et les coûts de faillite résultant de l'endettement est très important pour l'entreprise.

Conclusion :

Le coût de la dette est un courant de recherche qui a fait l'objet de plusieurs débats dans la littérature financière. En effet, ce courant est fondé sur les concepts et les mesures le coût de la dette, plusieurs chercheurs qui ont été étudié l'effet de la gestion du résultat comptable et les déterminants de structure financière sur le coût de la dette on cité principalement, (Draief et Chouaya (2012), Draief (2010) Cassar et al (2008), Subarmanyam et Zhang (2010), Takasu (2012) et Li et Richie (2009)). Dans ce cadre de ce chapitre nous avons essayé de mettre en exergue les concepts, les mesures le coût de la dette et les principales revues littératures qui ont été étudié l'effet de la gestion du résultat comptable et les déterminants de structure financière sur le coût de la dette et nous avons également essayé de développer les avantages et les inconvénients de l'endettement bancaire.

Conclusion de la première partie :

Cette première partie a été consacrée à présenter dans un premier chapitre les aspects fondamentaux de la gestion du résultat : la définition de notion de la gestion du résultat, ses fondements théoriques, ses motivations et modèles de mesures de la gestion du résultat et dans un deuxième chapitre, nous avons mis l'accent sur l'aspect empirique sur le coût de la dette.Les études antérieures Prevost et al (2008), Janes(2003) et Francis et al (2005) ont montré que la gestion du résultat affecte le coût de la dette du fait que si les créanciers seront conscients des manipulations faites par les dirigeants, ils vont les sanctionner par l'augmentation des coûts de financement. Selon la littérature, plusieurs études ont conclu qu'il existe une relation positive entre la rentabilité de la firme et le coût d'endettement ((Sengupta (1998), Lim (2011), Utkir (2012) et Draief et Chouaya (2012)). Ainsi, l'influence positive des opportunités de croissance sur le coût de la dette. Chen (2002), Draief (2010) et Draief et Chou (2012). Le cadre explicatif de l'effet de la gestion du résultat et du déterminants de la structure financière sur le coût de la dette, présenté dans le deuxième chapitre, sera vérifié empiriquement dans le contexte tunisien et ceci en utilisant un échantillon des entreprises tunisiennes non financières cotés à la Bourse de Valeur Mobilière de Tunis (BVMT).

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote