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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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1-2 Les Hypothèses relative à la relation entre les déterminants de structure financière et le coût de la dette 

1-2-1 Hypothèses relative à la relation entre le niveau d'endettement et le coût de la dette. 

Les clauses restrictives des contrats d'endettement servent à limiter la liberté des dirigeants dans leurs décisions de gestion. Cependant, les dirigeants peuvent utiliser leur pouvoir discrétionnaire pour gérer les résultats en vue d'éviter la violation des ces clauses qui seraient coûteuses. D'où la relation positive entre l'ampleur de la gestion des résultats et le taux d'endettement, Draief et Chouaya (2012) et Draief (2010). D'autre part, selon la Théorie politico-contractuelle, les sociétés les plus endettées le référent les méthodes comptables qui surévaluent le résultat afin d'équilibrer leur structure financière. De plus, ces entreprises ont un risque de faillite élevé ce qui aurait un effet négatif sur la valorisation du résultat comptable et des accruals discrétionnaires en particulier par les différentes partenaires de l'entreprise et spécifiquement les créanciers. Draief (2010) Draief et Chouaya (2012)

H2 : Il existe une relation positive entre le niveau d'endettement et le coût de la dette.

Dans ce contexte, Tondeur (1999), Chen et Jian (2006), Draief (2010) et Draief et Chouaya (2012) affirment que les créanciers de l'entreprise exigent une prime de risque élevée si cette dernière est très endettée. Cette prime constitue une garantie pour les créanciers dans le cas du non remboursement. Donc plus l'entreprise est endetté, plus élevé sera son coût de la dette.

1-2-2 Hypothèse relative à la relation entre les opportunités de croissance et le coût de la dette 

Chen (2002), Draief (2010) et Draief et Chouaya (2012) montrent que les firmes ayant des niveaux de croissance élèves gèrent les résultats à la housse en vue communiquer cette information à leurs investisseurs. En effet, les entreprises avec des perspectives de croissance élevées veulent se différencier par rapport aux autres entreprises avec des faibles opportunités, pour ceci, ces entreprises manipulent les résultats dans leur perspective de communication. Par ailleurs, les dirigeants des entreprises à fort potentiel jouissent discrétion concernant les options investissement à entretenir. Ce niveau de discrétion peut conduire à un comportement opportuniste de la part des dirigeants, ce qui exposera les actionnaires à des coûts d'agence élèves, résultant essentiellement du problème de sous investissement et de substitution des actifs associé aux entreprises à forte opportunités d'investissement, Gul et al (2000).

H3 : Il existe une relation positive entre les opportunités de croissance et le coût de la dette.

Dans ce contexte, Chen (2002), Draief (2010), Piot (2011) et Draief et Chouaya (2012) stipulent que les coûts d'agence de la dette sont élevés pour les firmes ayant des grandes opportunités de croissance par rapport à la valeur des actifs en place. D'autre part, les dirigeant d'une entreprise fortement endetté peuvent rejeter des projets rentables si ceux-ci ne profitant qu'aux créanciers. Dans ce cas, si les créanciers seront conscients d'une situation de sous investissement au sein de l'entreprise ils vont la sanctionner par un coût d'endettement élèves. D'un autre coté, le problème de substitution d'actifs est plus élève dans des entreprises ayant des fortes opportunités de croissance puisqu'elles sont caractérisées par une forte asymétrie d'information (Skinner (1993)), alors, si les créanciers anticipent un comportement opportuniste de la part du dirigeant, ils vont sanctionner l'entreprise par un taux d'intérêt élevé. Donc on anticipe que plus la firme dispose des opportunités de croissance élevé, plus le coût de la dette sera élevé.

1-1-2-2 Hypothèses relative à la relation entre la rentabilité de la firme et coût de la dette.

1-2-3 Hypothèse relative à la relation entre la rentabilité de la firme et le coût de la dette

H4 : Il existe une relation négative entre la rentabilité de la firme et le coût de la dette.

Plusieurs indicateurs peuvent compte de la performance de la firme telle que la variable « retun on assets » (ROA). La rentabilité de l'entreprise (ROA) est étroitement liée au coût de la dette, puisqu'un (ROA) élevé une signale de bonne performance de l'entreprise, ceci montre que cette dernière est capable de rembourse ses dettes, ce qui réduit par conséquent les couts de la dette. En effet, Chen et Jian (2006) affirment qu'une entreprise ayant un ROA élevé se caractérise par une rentabilité plus robuste, une amélioration de la solvabilité et un faible risque de défaut. De leur part, Anderson et al (2004) stipulent que les entreprises les plus performantes se caractérisent par une grande stabilité de flux de trésorerie et peuvent par conséquent bénéficier d'un faible coût de la dette. Donc, on prévoit que plus la firme engendre un ROA positif le coût de la dette sera diminue.

Figure 1 : Récapitulation des hypothèses de recherche

Coût de la dette

-

Les accruals discrétionnaires

+

Niveau d'endettement

+

Rentabilité de la firme

-

Opportunité de croissance

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