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Gestion du résultat, les déterminants de la structure financière et le coàt de la dette: étude empirique sur les entreprises tunisiennes non financières cotées


par Mohamed Ali Saadellaoui
University of Carthage - Finance 2016
  

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Conclusion générale

Les entreprises tunisiennes progressent dans un contexte économique peu favorable, dans un milieu ou la crédibilité de l'information comptable et financière a connu une crise de confiance, ceci revient à l'instabilité des marchés financiers et notamment le marché Tunisien.

Dans cet esprit, nous avons tenté de comprendre les déterminants du coût de la dette. Pour ce faire, en accord avec la revue de la littérature, notre recherche repose sur deux piliers. En premier lieu, l'étude de l'effet de la gestion des résultats (dont le " proxy " est les accruals discrétionnaires) sur le coût de la dette. En deuxième lieu, d'examiner l'effet de niveau d'endettement et ces déterminants à savoir la rentabilité de la firme et l'opportunité de croissance sur le même variable '' le cout de la dette''.

L'étude de la relation qui existe entre la gestion du résultat et le niveau d'endettement et le coût de la dette a été basée sur une investigation auprès de 32 entreprises tunisiennes non financières cotées en bourse (BVMT) pour une période des six ans allant du 2007 à 2012. Dans la littérature, la rareté des études qui relient la gestion du résultat et le niveau d'endettement au coût de la dette a motivé cette étude.

Ainsi, notre étude empirique est fondée sur l'estimation d'un seul modèle en suivant la technique de régression linéaire multiple (Panel). Notre modèle inspiré des travaux de Draeif et Chouaya (2012). Il permet de tester la première hypothèse de recherche stipulant l'existence d'effet négatif de la gestion du résultat sur le coût de la dette d'un échantillon de 192 observations d'entreprises tunisiennes non financière cotées en bourse. En suite, il tente à étudier l'effet du niveau d'endettement et ces déterminants à savoir la rentabilité de la firme et l'opportunité de croissance sur le cout de la dette.

Les résultats de l'estimation du notre modèle permettent d'infirmer notre première hypothèse de base (H1) stipulent l'existence d'un effet négative entre la gestion du résultat et le coût de la dette. Par ailleurs, nos résultats sont conformes à ceux de (Cassar et al (2008), Subarmanyam et Zhang (2010), Takasu (2012) et Li et Richie (2009)) qui ont montré que la gestion du résultat affecte négativement le coût de la dette, cela explique par l'effet que la gestion du résultat procure d'un but informationnel permettant du diminué le coût de la dette. Par ailleurs, nos résultats sont contredisent divers chercheurs tel que Draief et Chouaya (2012), Draief (2010) et Subramanyam (1996). De ce fait, ce courant de recherche met en exergue l'effet positif des accruals discrétionnaires sur le coût de la dette.

De même, notre deuxième hypothèse (H2) est validée et notre travail empirique nous permet de mettre en lumière l'existence d'une relation entre le niveau d'endettement et le coût de la dette. Néanmoins, nos résultats sont en accord avec certains courant de recherche comme Draief(2010), Tondeur (2002) et Draief et Chouaya (2012), avancent qu'il ya une relation positive entre le ratio d'endettement et le coût de la dette. Ce résultat s'explique par le fait que le coût d'endettement est plus élevé pour l'entreprise le plus endettée, ainsi que les créanciers exigent une prime de risque très élevée lorsque la firme est trop endettée afin de se prémunir contre le risque de non remboursement de ces dettes.

Ainsi, Nos résultats correspondent à nos attentes et fournissent une confirmation de notre hypothèse (H3) permettent de mettre en évidence l'existence d'un effet de la rentabilité de la firme sur le coût la dette. Toutefois, nos résultats correspondent aux travaux de ceux de, (Chen et Jian (2006), Piot et Missonier (2007), Fields et all (2011) et Zulkufly (2013)). Ce courant de recherche note que la rentabilité de la firme affecte positivent le coût de la dette, cela implique que les entreprises les plus rentables ont des grandes stabilités des flux de trésorerie, par conséquent, elles jouirent d'un faible coût d'endettement. En outre, nous résultats nous amènes à conclure que l'opportunité de croissance influe négativement et statiquement non significatif liée au coût de la dette. Dés lors, notre hypothèse (H4) est rejetée et ne montre pas d'un effet entre l'opportunité de croissance et le coût de la dette. Nos résultats contredises de ceux de (Chen (2002), Draief (2010) et Draief et Chouaya (2012) stipulent que l'opportunité de croissance influent positivement le coût de la dette. Ceci indique que les entreprises qui ont des grandes opportunités de croissance ont des coûts d'endettements très élevé. Ainsi, cela confirme l'idée que les entreprises en croissance sont plus confronté aux problèmes des substituions des actifs et de sous investissement.

Notre apport dans cette recherche se résume à deux niveaux. D'abord, à notre connaissance, il n'existe pas des études antérieurs qui traitent d'une part, l'effet de la gestion des résultats sur le coût de la dette et d'autre part d'étudier l'impact de structure financière" niveau d'endettement'' et ces déterminants (La rentabilité de la firme et l'opportunité de croissance) sur ce même variable (le coût de la dette) dans le contexte des entreprises tunisiennes non financières cotées en bourse. Enfin, l'absence de travaux s'intéressent à la fois sur l'effet de la gestion des résultats, le niveau d'endettement et ces déterminants sur le coût de la dette, à notre connaissance, ce travail de recherche est innovateur en ce qui concerne les entreprises tunisiennes.

Ce pendant notre travail de recherche présente des limites qui nous ouvrent des voies de recherche future. En premier lieu, nous avons basé dans cette recherche uniquement sur les entreprises tunisiennes non financières cotées en bourse. Or, il serait opportun d'étudier d'autres entreprises financières et non financières cotés et non cotées. En deuxième lieu, la taille de notre échantillon est réduite malgré le nombre important d'entreprises tunisiennes cotées en Bourse. Enfin, notre recherche n'étudier pas la totalité des déterminants du structure financière car nous avons présenté uniquement la rentabilité des actifs et l'opportunité de croissance.

Comme voix de recherche future, il serait important d'inclure les autres déterminants de la structure financière à nos hypothèses de base dans notre modèle de recherche à savoir '' la taille de la firme, le risque opérationnel, la tangibilité des actifs et la garantie des emprunts''. De plus, il serait intéressant d'introduire d'autres variables explicatifs tels que.la structure de propriété, et la gouvernance d'entreprise. En fin, on peut utilisé d'autre modèle d'estimation de la gestion du résultat en choisissant un lap du temps très long, cela nous amènes à obtenir des résultats mieux que nos résultats.

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