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Environnement, paysage et projet de territoire. Vers une approche territoriale pour la sauvegarde et la mise en valeur de la réserve de biosphère des oasis du sud marocain.

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par SADKI Aba
Université Internationale de langue française au service du développement Africain (Université Senghor d'Alexandrie) - Master en Gestion de l'environnement 2007
  

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CHAPITRE II : ÉTUDE DES INCIDENCES PAYSAGÈRES ET ENVIRONNEMENTALES DES MUTATIONS DE L'HABITAT DANS LES ZONES TAMPON DE LA RÉSERVE DE BIOSPHERE :

Nous allons dans ce chapitre illustrer quelques formes de l'incidence paysagère et environnementale de la dynamique contemporaine du développement urbain dans la zone tampon de la RBOSM à travers des cas concrets dans différentes localités de la province d'Errachidia. Ce choix est dicté par un facteur d'ordre professionnel, du fait que cette province est le territoire d'intervention de la délégation du Ministère de la Culture que je dirige, mais le choix est dû aussi à la disponibilité des données sur cette région concernant l'impact de l'urbanisme sur la modification du paysage et la dégradation de l'environnement. Errachidia est également la province la plus importante de la réserve de biosphère en terme de la superficie et du ponds démographique; elle contient la plus large et la plus ancienne palmeraie au Maroc et la plus grande concentration de l'architecture en terre (environ 950 Ksar). Malgré quelle compte seulement 8 communes urbaines sur 47 au total, l'urbanisation a rapidement transformé l'image de cette province et le phénomène urbain pose le problème spécifique de l'habitat traditionnel dans la dynamique territoriale contemporaine. La marginalisation du mode d'habitat local ne concerne pas uniquement la dégradation d'un héritage historique, mais soulève aussi le problème de la perturbation des paysages des de la détérioration de l'environnemental. Outre ce contexte global, l'espace urbain de la province présente une forte dualité morphologique et fonctionnelle entre les terroirs villageois (les ksour et leur milieu environnant) et les mise en scène urbaines et architecturales contemporaines (mimétisme du style européen, zones résidentielles pavillonnaires, lotissements, pôle urbain, centre-ville moderne...). La silhouette des villages qui épouse harmonieusement le paysage de la palmeraie se démarque nettement de l'habitat contemporain coupé des réalités locales. Le village comme unité paysagère et écologique distinctive perd sa cohérence fonctionnelle et esthétique parallèlement au développement urbain qui pose le problème d'adaptation au contexte local et à ses spécificités écologiques. La confrontation et la rupture qui découlent de la juxtaposition des deux style d'habitat antinomiques n'est pas exempt de problèmes fondamentaux pour l'avenir des zones tampon e la réserve et sur les équilibres développés pendant des millénaires entre les populations locales et leur environnement. C'est de l'ampleur de ce phénomène ainsi que des conditions dans lesquelles il a pu se maintenir et se développer que nous allons, dans ce chapitre, tenter, à travers un constat des situations présentes dans telle ou telle localité de cette province, de cerner les modalités visant à mettre les jalons d'une stratégie de sauvegarde de l'environnement et du paysage dans les zones tampon de la réserve dans la perspective d'un meilleur équilibre du territoire de la réserve. Il

est nécessaire de comprendre le la dynamique urbaine contemporaine des palmeraies, d'en constater l'état présent et d'en examiner les incidences sur le paysage et sur le milieu naturel. Ce n'est qu'à travers une telle analyse que l'on pourra définir une certaine logique d'aménagement adapté au contexte de renouveau urbain spectaculaire dans la réserve de biosphère.

Les facteurs du développement urbain dans les palmeraies de la province d'Errachidia :

Le facteur historique : l'influence de colonialisme :

L'administration coloniale s'est implantée à partir des années 1930 en dehors des terroirs villageois dans des emplacements répondant à des impératifs stratégiques en fonction des possibilités que pouvait offrir le site (centre de gravité, lieux d'accès, points hauts, ...) et à des impératifs de sécurité (isolement, ségrégation, contrôle). Ainsi apparaît le germe d'un nouveau mode d'habitat qui s'étend rapidement au coeur des palmeraies donnant naissance de la ville nouvelle du style européen.

Figure 26 : La ville nouvelle de Goulmima crée par les colons français à partir de 1934 au centre de la palmeraie de Ghéris.

Figure 27 : La position de la ville nouvelle de Goulmima entre les deux principaux Ksour traditionnels de la palmeraie (Ksar Aït Yahia et Ksar Igoulmimen).

La création d'un nouveau noyau urbain tramé au coeur de la palmeraie et au centre de gravité de réseau de communication inter-villageois comme cela est illustrée dans le figure ci- dessus constitue un phénomène quasi général dans toutes les palmeraies de la réserve de biosphère, même celle n'ayant pas connu à proprement parlé d'implantation coloniale. L'implantation des colons à l'écart des populations « indigènes » manifeste un acte de ségrégation plus ou moins affirmé qui déclenche la décadence de la civilisation des villages et leur dévalorisation culturelle et économique complètes. Les urbanistes de l'armée coloniale ont pourtant justifié ces pratiques d'occupation du sol par la volonté de conserver l'originalité et l'intégrité des tissus urbains traditionnels par la construction loin des villages.

Le facteur économique :

L'entrée des oasis dans la sphère urbaine a entraîné la monétarisation de l'économie locale et par conséquence, l'apparition de nouvelles structures économiques complètement séparées du réseau des villages sur le plan des circuits et production et d'échange. Le dédoublement des fonctions économiques des oasis et l'apparition du commerce urbain a rapidement entrainé la décadence de l'économie villageoise. De nouveaux axes d'échanges et les voies de circulation automobile font leur première apparition dans les palmeraies entrainant des dysfonctionnements dans la vocation dominante des villages. N'ayant pas tenu compte de la structure territoriale des villages et de leur potentiel écologique et paysager, l'infrastructure routière liée aux nouvelles productions et introduit dans les palmeraies de nouvelles contraintes. Ces facteur a renforcé le

développement de la ville nouvelle et son importance dans les programme du développement local au dépend du réseau villageois traditionnel.

Le facteur démographique :

La croissance démographique et l'extension de la ville nouvelle ont accéléré l'abandon des villages devenus symboles de pauvreté et de la vie paysanne. La marginalisation des villages dans les programmes du développement local a entrainé un afflux des populations rurales vers le milieu urbain et l'apparition de quartiers spontanés en périphérie des zones urbanisées. Il en résulte une augmentation massive de la population du milieu urbain; et les villages allaient perdent à jamais une grande partie de leurs habitants. Par contre, la ville « nouvelle », qui représente un poids démographique élevé occupe en comparaison à celui du village, une emprise territoriale beaucoup plus considérable.

Incidences particulières sur le paysage villageois :

Développement compact autour du village :

Dans certains cas, et pour des raisons liées aux données du site (relief, nature des sols, réseaux de circulation) ou aux rôles et poids des fonctions respectives entre le village et « la ville nouvelle», la forme du développement urbain est concentrique ou continue. Pour les agglomérations qui se sont étendues d'une façon compacte et progressive autour du village, les conséquences du développement urbain se caractérisent par l'étouffement du celui-ci. La ville nouvelle toute proche cerne les vieux quartiers de tout son poids, tend à les envahir et à gommer leur originalité et leurs caractères spécifiques. Il se produit de part et d'autre de l'ancienne limite du village, par destruction ou absorption des murailles, des phénomènes de transfert tant sur le plan fonctionnel (hôtels, transformation de commerces traditionnels, garages, échoppes, café...) qu'à celui de la nature du tissu (remplacement de maisons anciennes par des nouvelles habitations, élargissement des pistes pour la circulation automobile...). Le noyau historique est alors englobé par l'ensemble du nouveau tissu urbain, avec ou sans conservation de zones intermédiaires non encore urbanisées (terrains de culture, palmeraie, aires commerçantes occasionnelles). Ce type du développement a été même quelquefois jusqu'à asphyxier le village et engloutir complètement sa silhouette et sa visibilité architecturale et son éclat esthétique. De ce fait, la proximité de « la ville nouvelle » et la désagrégation plus rapide qui en résulte fait perdre aux villages leur identité et appauvrit l'homogénéité de leurs habitants.

Figure 28 : Ksar Abou `am dans la ville de Rissani (Errachidia)

Dédoublement de l'emprise urbaine :

a. Cas des composantes juxtaposées :

Dans le cas où le centre urbain s'est formé par juxtaposition, plus ou moins immédiate au village, ce mode du développement de l'habitat a surtout été adopté soit parce que le site du village ne présentait pas de potentiel d'extension suffisant (palmeraie, reliefs, coupures, cours d'eau...) soit par décision délibérée de création urbaine. Dans la zone d'accroche entre les deux formes d'habitat se déploient localement des pressions et de projections « occidentalisées » du nouveau noyau sur l'ancien.

Figure 29 : Développement de l'urbanisation le long des axes de liaison entre le Ksar et le centre ville.

Cette dynamique détermine une zone d'influence plus ou moins intégrée aux deux tissus à la fois au niveau du bâti et des fonctions. La frange du village constituée par un habitat sous-intégré détermine dans ce cas une zone de dégénérescence des structures économiques (diminution des moyens, abaissement du niveau de vie) et par là du cadre bâti et du milieu naturel. Dans ce cas de figure, le développement de l'habitat autour du village inscrit dans le paysage des mises en scènes urbaines qui posent des problèmes d'unité structurelle et paysagère de l'agglomération et de liaison entre les composantes traditionnelles et contemporaines. Les solutions à mettre en oeuvre pour résoudre ces problèmes doivent tenir en compte le poids respectif des deux entités différentes par leur tissu, leur vocation et leurs fonctions d'une part, et éventuellement par les caractéristiques des terrains les séparant d'autre part.

c. Éclatement autour du village :

Dans des configurations des sites extrêmement morcelés, soit à cause des mouvements prononcés du relief, soit à cause du tracé du maillage des voies de communications éloignées du terroir du village (routes, cours d'eau), certains développements urbains se sont opérés à partir du premier noyau urbain moderne par deux formes différentes : en tâche d'huile par satellisation sur les voisinages du site ou en forme linéaire de préférence le long des voies de circulation.

Figure 30 : Éclatement en tâche d'huile de l'habitat autour des Ksour dans la palmeraie de Goulmima (Errachidia)

Quand le Ksar se trouve plus ou moins isolé au sein d'un dispositif urbain fragmenté, il a eu tendance à conserver son identité tout en développant hors de ses limites et le long des voies d'accès, en direction des autres composantes plus récentes, à travers des extensions de caractère traditionnel mais sous-intégrées (quartiers spontanés), car plus liées au monde rural à cause de relations physiques directes. Les nouvelles constructions venant s'accrocher au village engendrent ainsi une asphyxie paysagère comme dans le cas du Ksar englobé dans la ville nouvelle. Ces deux modes d'extension urbaine ont eu pour conséquence le développement des agglomérations désarticulées, où les composantes se trouvent isolées les unes des autres au sein d'un vaste territoire, déterminant des zones interstitielles importantes non urbanisées ou non urbanisables. Par rapport aux diverses composantes de la partie nouvelle de l'agglomération qui, pour être séparées les unes des autres, n'en sont pas moins reliées entre elles par des réseaux et des circuits de même nature, le noyau historique, lui, reste souvent réduit à son site propre. Moins sujet aux pressions de la ville moderne et au mimétisme urbain, le village garde plus facilement son tissu urbain caractéristique, sa structure originelle et son cachet traditionnel.

d. Effets sur la structure des terroirs villageois :

Ne pouvant pas s'inscrire dans les préoccupations des planificateurs, les villages, avec leurs cohérences et leurs particularités, sont écartées des nouvelles orientations de l'aménagement du territoire, même lorsqu'on a prétendu vouloir les conserver. En effet, les villages sont souvent considérés comme des vielles bâtisses incapables de satisfaire des besoins nouveaux. C'est ainsi qu'ils sont soit « évités » par les dispositions des documents d'urbanisme (séparées de la ville

nouvelle par de grandes voies de circulations, isolées des nouvelles extensions urbaines), soit traversées par des axes routiers destinés à relier les nouvelles composantes de la ville, soit partiellement détruits pour récupérer des terrains nécessaires à la nouvelle expansion. L'extension urbaine a entraîné ces dernières années des phénomènes de spéculation foncière inhérente au nouveau système urbain, ayant par conséquent le basculement des villageois vers les centres urbains et le début d'un processus de paupérisation et de dégradation du vieil habitat.

Le présent : Multipolarité et dualité spécifiques :

A cette division « village » et « ville nouvelle » correspond souvent l'existence de deux pôles distincts, recouvrant une répartition bicéphale des activités, des équipements et des fonctions et des dualités fortement marquées :

Dualité morphologique :

La dualité la plus apparente qui caractérise l'urbanisation des zones tampon de la réserve est certainement celle qui concerne la différence des formes urbaines du Ksar et de la ville nouvelle qui l'entoure ou le côtoie. D'un côté, le bâti homogène, aggloméré, dense, bien délimité dominé par son caractère défensif et parfaitement implanté dans le paysage de la palmeraie, de l'autre, le tissu urbain moderne plus lâche, inorganisé, souvent spontané et clandestin plus tramé et aux périphéries moins définies où un réseau viaire automobile desserve des quartiers d'immeubles et de villas de facture occidentale, moins adaptés au climat, et qui casse l'harmonie paysagère.

Dualité culturelle :

Il est bien évident que le Ksar reste le gardien des traditions culturelles et sociales. La civilisation des oasis s'y transmet et y est entretenue. La permanence du patrimoine urbain contribue à la continuité de ses valeurs sociales et ses traditions architecturales. Les manifestations les plus importantes se déroulent dans son cadre, les activités artisanales et artistiques originales s'y perpétuent. Par rapport à ce creuset de la tradition, la ville nouvelle inspirée par des formes urbaines externes au contexte oasien ne présente aucune attache avec la culture locale dans sa cohérence et son unicité. Les modes de rencontre, de contact, d'activité y sont différents, les intérêts culturels font plus référence à ceux de l'Occident. Par ailleurs, la "ville nouvelle" est le centre politico- administratif, faisant passer en second plan, le rôle et l'animation du village.

Dualité fonctionnelle :

Le Ksar s'appuie sur un ensemble cohérent de fonctions urbaines qui servent de base à la vie économique et sociale villageoise et qui s'adapte difficilement aux nouvelles orientations de la

société. Suite au développement urbain, sont apparus un certain nombre d'éléments fonctionnels nouveaux liés à un mode de vie contemporain et a un système de plus en plus modernisé. Les deux modes des fonctions en présence dans les oasis s'opposent souvent, car le type de production et de consommation offert par la « ville nouvelle », fait pression sur le village. Plus puissante, mieux inscrite dans les politiques du développement et disposant de plus de moyens financiers, la ville tend à freiner les fonctions traditionnelles des villages.

Tendances, problèmes et atouts des villages :

Les divers constats relatifs aux villages, au plan de leur localisation, de leur évolution et du dualisme qui caractérise leurs rapports avec « la ville nouvelle », montrent que le paysage naturel et culturel des palmeraies est devenu ou tend à devenir une composante marginale de l'ensemble du territoire oasien. En effet, les villages perdent progressivement leur poids dans le système productif et économique local et face aux moyens techniques et financiers qui supportent le développement de la ville nouvelle, le rôle des villages apparaît de moins en moins intégré à la vie urbaine. Parallèlement à l'affaiblissement et à la dégradation des structures villageoises, les périphéries des centres urbains regroupent de plus en plus une population aux ressources très limitées d'origine rurale. Cette ruralisation de la ville oasienne, facteur de marginalisation, est une source majeure de dégradation de l'environnement et du paysage en périphérie des centres urbains, lesquelles sont situées à un niveau d'intégration urbaine spécifique, intermédiaire entre le village et la ville nouvelle. La « ville nouvelle », lorsqu'elle assimile progressivement les villages environnants, du simple grignotage à la disparition partielle, entraîne aussi la destruction des surfaces agricoles par leur remplacement par des zones résidentielles et par là une avancée de la ville nouvelle sur les zones tampon. Il en résulte un bouleversement du territoire de la réserve et un émiettement des terroirs villageois et à terme leur effacement définitif. Avec un tissu urbain au bâti ancien, très dense, enchevêtré et aux rues étroites, piétonnes et très hiérarchisées, les Ksour sont aujourd'hui, peu adaptés à une amélioration aisée des infrastructures et des réseaux modernes (desserte automobile, assainissement, collecte des ordures, alimentation en eau...) auxquels la population locale pourrait prétendre. La difficulté pour le tissu urbain traditionnel de répondre aux nécessités quotidiennes d'une croissance démographique importante et la dégradation de ce tissu constituent les premiers facteurs de la dégradation de l'environnement et du paysage des palmeraies.

Essai de synthèse :

Les facteurs et les modes de croissance des centres urbains oasiens, la bipolarité des formes urbaines, les dualités spécifiques qui les caractérisent et les incidences que ces phénomènes

induisent sur l'environnement et le paysage sont autant de réalités qui amènent à un constat global

: les villes oasiennes ont subi, dans leur développement, une rupture brutale de forme, de structure et de vocation entre deux registres urbains différents. Une tradition urbaine locale longuement mûrie, issue de valeurs culturelles et paysagères très fortes et de conditions climatiques et écologiques particulières, et une "colonisation urbaine" occidentale attaché aux références gréco- latines. La juxtaposition des deux traditions a caractérisé la rupture des paysages de la palmeraie et a accentué la prépondérance de l'urbanisme le plus récent sur le plus ancien. Il en résulte des villages en déclin, souvent marginalisés, de plus en plus dégradés et pour lesquels se posent aujourd'hui des problèmes aigus de survie. Cette tendance au déclin des villages constitue un phénomène fortement généralisé dans la zone de la réserve de biosphère car elle est la conséquence de politiques urbaines très peu cohérentes et inefficaces. Ce processus a entraîné une saturation des villages et la multiplication de zones de "sous-habitat" ou de lotissements non planifiés dont la mauvaise intégration spatiale et socioéconomique contribue largement à la désarticulation urbaine et fonctionnelle des palmeraies. Dans un tel contexte, le déclin des villages de la réserve de biosphère ne peut que s'accélérer si, d'une part des actions d'ensemble ne sont pas entreprises pour maîtriser les extensions urbaines et rééquilibrer les agglomérations, et si d'autre part, simultanément, des interventions ne sont pas mises en oeuvre pour résoudre les problèmes socioéconomiques internes aux villages, en tenant compte, de leur vulnérabilité particulière, et des atouts dont ils peuvent encore disposer. Car les villages des palmeraies représentent, non seulement une référence de civilisation mais également un modèle urbain qui a fait ses preuves pendant de longues générations et un élément d'équilibre nécessaire dans l'évolution actuelle des oasis.

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