Source : données d'enquête, 2015
B) Etablissement du diagnostic
Dans cette rubrique, nous avons procédé à
l'évaluation du degré de vérification des
hypothèses puis à la synthèse du diagnostic.
Ø Degré de vérification des
hypothèses
Au sujet du problème spécifique n°1, tel
que révélé par le graphique n°1, aucune des causes
identifiées n'a atteint la barre des 50% requis pour être
décisive. Nous avons enregistré 48,39% pour la cause n°1 ;
45,16% pour la cause n°2 et 06,45% pour l'item « Autres ». En
considérant le seuil de décision, «le défaut de
dépôt de bilans de certains organismes publics à la DGAE
» est la cause réelle du premier problème spécifique,
parce qu'ayant le poids le plus élevé. En conséquence,
l'hypothèse spécifique n°1 est
infirmée. Mais il serait assez aberrant de faire abstraction
d'une cause ayant un poids aussi considérable (45,16%) que celle
libellée «la livraison tardive de certaines statistiques de l'INSAE
». C'est dire que cette cause va être également prise en
compte pour l'éradication absolue du problème. Les causes
réelles étant connues nous pouvons retenir : la
non-disponibilité de certaines données nécessaires
à la formulation du budget relève non seulement de la
livraison tardive de certaines statistiques de l'INSAE mais surtout du
défaut de dépôt de bilans de certains organismes publics
à la DGAE.
La deuxième hypothèse de notre étude est
formulée : «l'absence d'obligation formelle de présentation
des outils de gestion pluriannuelle par les institutions constitutionnelles
s'explique par l'absence de pilotage de programmes de développement en
leur sein». D'après le graphique n°2, 79,03% des
enquêtés estiment que l'absence de pilotage de programmes de
développement par les institutions constitutionnelles est la cause du
problème identifié ; 4,84% pensent que c'est plutôt l'oubli
collectif, et 14,52% soutiennent que la sous-estimation des rôles des
institutions constitutionnelles dans le développement du pays est la
cause majeure du problème à résoudre. Ceux qui ont
évoqué des causes disparates rangées dans la
modalité «Autres» s'élèvent à 1,61% de la
population enquêtée. Au regard du seuil de décision
fixé, une cause qui obtient un poids de 33% au moins est
considérée comme réelle. Vu que la «l'absence de
pilotage de programmes de développement en leur sein» a
totalisé 79,03%, elleest donc responsable du problème
spécifique n°2. Nous en déduisons que
l'hypothèse selon laquelle l'absence d'obligation
formelle de présentation des outils de gestion pluriannuelle par les
institutions constitutionnelles s'explique par l'absence de pilotage de
programmes de développement en leur seinest
confirmée. En d'autres termes, nous retenons :
l'absence d'obligation formelle de présentation des outils de
gestion pluriannuelle par les institutions constitutionnelles s'explique par
l'absence de pilotage de programmes de développement en leur sein.
Les résultats d'enquêtes relatifs à la
vérification de la troisième hypothèse spécifique
se présentent comme suit : 0% pour l'item n°3 ; 4,84% pour l'item
n°2 ; et 95,16% pour l'item n°1. En application du seuil de
décision fixé, la cause spécifique n°1 se
dégage comme cause réelle. Il est donc clair que
l'hypothèse spécifique n°3 est
confirmée ; c'est-à-dire que la non implication
du Contrôle Financier dans le processus de la préparation
budgétaire est responsable de sa faible contribution à la
sincérité des prévisions budgétaires.
Revenant sur le problème spécifique n°4,
les informations traitées révèlent que 45,16% des
enquêtés attestent que la rigidité de certains
agrégats budgétaires justifie le non-respect de certains
critères de convergence de l'UEMOA, et 30,65% estiment plutôt que
c'est le manque de volonté politique des autorités qui induit ce
problème. Une proportion de 24,19% de la population interrogée
pense que c'est la multiplicité des critères de convergence qui
est à base du problème soulevé. Aucune cause disparate
rangée dans l'item « Autres » n'a été
identifiée. En référence au seuil de décision, les
causes spécifiées n°1 est la causes réelle parce
qu'ayant un poids supérieur au poids moyen des causes (33%). Nous
déduisons ainsi que l'hypothèse spécifique
n°4 est confirmée. En somme, il peut être
affirmé que la rigidité de certains agrégats
budgétaires est à la base du non-respect de certains
critères de convergence de l'UEMOA.
Ø Synthèse du diagnostic
Il est question ici de faire le résumé des
connaissances acquises après la vérification des
hypothèses.
Pour des raisons de commodité, les informations
à retenir sont consignées dans le tableau ci-après.
Tableau n°07: synthèse du
diagnostic
|
N°
|
Problèmes spécifiques
|
Causes réelles
|
Diagnostic proprement dit
|
|
1
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La non-disponibilité de certaines données
nécessaires à la formulation du budget
|
Le défaut de dépôt de bilans de certains
organismes publics à la DGAE et la livraison tardive de certaines
statistiques de l'INSAE
|
La non-disponibilité de certaines données
nécessaires à la formulation du budget relève non
seulement de la livraison tardive de certaines statistiques de l'INSAE mais
surtout du défaut de dépôt de bilans de certains organismes
publics à la DGAE
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2
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L'absence d'obligation formelle de présentation des
outils de gestion pluriannuelle par les institutions constitutionnelles
|
L'absence de pilotage de programmes de développement par
les institutions constitutionnelles
|
L'absence d'obligation formelle de présentation des
outils de gestion pluriannuelle par les institutions constitutionnelles
s'explique par l'absence de pilotage de programmes de développement en
leur sein
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3
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La faible contribution du Contrôle Financier à la
sincérité des prévisions budgétaires
|
La non-implication du Contrôle Financier dans le processus
de la préparation budgétaire
|
La non-implication du Contrôle Financier dans le processus
de la préparation budgétaire est responsable de sa faible
contribution à la sincérité des prévisions
budgétaires
|
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4
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Le non-respect de certains critères de convergence de
l'UEMOA
|
La rigidité de certains agrégats
budgétaires
|
La rigidité de certains agrégats
budgétaires est à la base du non-respect de certains
critères de convergence de l'UEMOA
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Source : Résultats de nos
analyses, 2015.
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