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Les nouveaux défis du processus de formulation de budget de performance


par YETINGNON BARTHELEMY MAGBONDE
Université d'Abomey-Calavi - Administrateur des Finances _ Master professionnel 2015
  

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B- Le micro et le macro environnement de la DGB

L'environnement s'entend ici de l'ensemble des acteurs (micro) et des facteurs (macro) qui influent sur la réalisation des activités du cadre physique ciblé.

1- Le microenvironnement de la DGB

Dans le cadre de notre étude, les acteurs qui interviennent et qui influencent le processus d'élaboration du Budget Général de l'Etat se composent essentiellement des structures associées ou consultées tout au long du processus de formulation du budget. Il s'agit de :

- la DGAE pour la définition du cadre macroéconomique et travaux connexes ;

- la DGIFD pour les travaux de définition et de pré validation des orientations économiques budgétaires, les réunions techniques, séminaires de formation et conférences de budgétisation, la consolidation des propositions budgétaires retenues par institution de l'Etat et ministère, etc.

- les ministères sectoriels pour les ateliers et autres travaux de budgétisation ;

- le secteur privé et la société civile pour la définition des orientations économiques budgétaires, et les réunions techniques.

- la Direction Générale du Suivi des Projets et Programmes (DGSPP) et les Direction de la Programmation et de la Prospective, pour les travaux d'assainissement du portefeuille actif du Programme d'Investissement Public ;

- leConseiller Technique aux Affaires Fiscales (CTAF), le Conseiller Technique à l'Economie (CTE), le Conseiller Technique aux Finances (CTF),la Cellule de Suivi des Programmes Economiques et Financiers (CSPEF) et les régies financières pour les prévisions de recettes et les nouvelles mesures à insérer dans la loi de finances ;

- la Direction de l'Organisation, de l'Informatique et du Pré arbitrage (DOIP), pour la transmission du DPBEP initial adopté à l'Assemblée Nationale, la publication sur les sites web du MEFPD et de la Direction Générale du Budget (DGB) du budget des citoyens adopté ;

- la Commission Nationale des Finances Locales (CONAFIL) et l'Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB), pour les conférences de pré arbitrage budgétaire, les conférences budgétaires communales ;

- le Secrétariat Général du Gouvernement (SGG), pour la présentation et examen des documents de l'avant-projetdu PIP en Conseil des Ministres, ainsi que de l'avant-projet de loi de finances ;

- du Cabinet du MEFPD pour le communiqué de presse sur le vote du budget.

Tous ces acteurs agissent en collaboration avec les structures responsables sous l'influence des facteurs prédéfinis.

2- Le macro-environnement de la DGB

Il s'agit de mettre en exergue ici les différents facteurs qui encadrent ou qui impactent l'exécution des tâches requises pour l'obtention de la loi de finances de l'année. Au nombre de ces facteurs, nous mettrons un accent particulier sur l'environnement juridique, l'environnement économique et financier, l'environnement institutionnel et politique.

En ce qui concerne l'environnement juridique, il faut noter que plusieurs textes législatifs et règlementaires régissent la préparation,l'élaboration, le vote et la promulgation des lois de finances. Au niveau interne nous pouvons citer :

- la constitution du 11 décembre 1990 qui dispose,d'abord en son article 109 :«L'Assemblée Nationale vote le projet de loi de finances dans les conditions déterminées par la loi. L'Assemblée Nationale est saisie du projet de loi de finances au plus tard une semaine avant l'ouverture de la session d'octobre. Le projet de loi de finances doit prévoir les recettes nécessaires à la couverture intégrale des dépenses. » ; ensuite l'article 110, alinéa 1 précise que «L'Assemblée Nationale vote le budget en équilibre. Si l'Assemblée Nationale ne s'est pas prononcée à la date du 31 décembre, les dispositions du projet de loi de finances peuvent être mises en vigueur par ordonnance. », enfin l'article 111 stipule que « Si le projet de loi de finances n'a pu être déposé en temps utile pour être promulgué avant le début de l'exercice, le Président de la République demande d'urgence à l'Assemblée Nationale l'autorisation d'exécuter les recettes et les dépenses de l'Etat par douzièmes provisoires. » ;

- la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relatives aux lois de finances qui définit et précise les nouvelles exigences du processusbudgétaire, et qui se veut l'expression de la transparence et de la performance ;

- Le décret n°2005-789 du 29 décembre 2005 portant approbation du Cadre de Réforme de la Gestion Budgétaire Axée sur les Résultats (CaR-GBAR).

Au plan communautaire, nous devons souligner la directive n°06/2009/CM/UEMOA portant lois de finances au sein de l'UEMOA qui apparaît comme le substratum de la nouvelle LOLF.

Quant à l'environnement économique et financier, il est à signaler que la budgétisation des projets et programmes de développement se fonde sur un Document de Programmation Budgétaire et Economique Pluriannuelle (DPBEP) qui définit et évalue le niveau global des recettes attendues de l'Etat, décomposées par grandes catégories d'impôts et de taxes et les dépenses budgétaires décomposées par grandes catégories de dépenses. Dans son élaboration, ce DPBEP tient compte des grands agrégats ainsi que de la conjoncture économique sur une période de trois ans ; c'est diredonc que le cadre macroéconomique et financier influe sur le processus d'élaboration de la loi de finances de l'année.

S'agissant de l'environnement institutionnel et politique,le processus budgétaire est conduit par l'Administration, instrument à la disposition du pouvoir politique, conformément à l'article 54 alinéa2 de la loi fondamentale du Bénin. Le Budget Général de l'Etat est préparé par le Gouvernement qui est une institution, et soumis au vote de l'institution parlementaire pour adoption en vue de sa promulgation. Ces deux institutions exercent donc leurs influences, d'une manière ou d'une autre, sur les acteurs en charges de l'élaboration du BGE. Au plan politique, la préparation, la discussion et le vote des lois de finances sont très importants pour le Gouvernement et l'Assemblée Nationale. Laloi de finances de l'année détermine les moyens qui vont être mis au service de la politique gouvernementale, et c'est en fonction de ces moyens que l'exécutif va pouvoir mettre en oeuvre les réformes qu'il a projetées. Pour les parlementaires, hommes politiques, l'examen et le vote de la loi de finances leur permettront d'exercer leur droit de contrôle et de renouveler ou non leur confiance au Gouvernement.

Restituons à présent le produit des observations de stage.

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