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Etude des contrainbtes socio-economiques liee a la certification fonciere dans la sous-prefecture d'Akoupe: cas du village de Bacon


par Seka Cyrille AHOUTY
Université Felix Houphouet Boigny de Cocody - Master Recherche 2019
  

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V-1-3 Les coûts de l'obtention du certificat foncier

En août 2014, une étude menée par TOH avec l'appui du PARFACI. Dans le but d'offrir notamment aux détenteurs de droits fonciers ruraux coutumiers la possibilité de devenir propriétaire des terres rurales. Comme résultat, un autre aspect de l'efficience de la procédure concerne les coûts qu'elle génère : le dossier d'instruction (liasse foncière) donne lieu à un paiement de 10 000 FCFA, mais le demandeur doit aussi supporter le coût du déplacement à Abidjan pour aller le retirer. Dans quelques cas, il arrive que certaines DDA aillent chercher la liasse à Abidjan pour le compte du demandeur, au coût additionnel de 5 000 FCFA. Les agents des DDA demandent généralement 200 000 FCFA (minimum : 150 000 F ; maximum : 400 000 F) pour instruire le dossier, procéder aux enquêtes de terrain et participer aux diverses réunions. Les réunions du Comité villageois de gestion du foncier rural puis du Comité sous-préfectoral de gestion du foncier rural suppose d'organiser l'accueil ainsi que la restauration des participants et de les indemniser pour leur transport. Pour les réunions des CVGFR, le coût est assez modéré : 5 000 à 15 000 FCFA par réunion. Mais selon les départements, le déroulement complet d'une procédure de certification nécessite entre 3 et 6 réunions du comité villageois.

Pour la réunion du Comité sous-préfectoral, le coût est souvent beaucoup plus élevé. En effet, Parmi les 10 départements pour lesquels ont obtenu une réponse à

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la question concernant ce coût, 3 départements sont entre 25 000 et 50 000 FCFA ; 3 autres sont entre 105 000 et 150 000 FCFA ; un département est à 200 000 FCFA (15 000 FCFA pour chacun des 12 membres et 20 000 FCFA pour le repas) et les 3 derniers sont à 205 000 FCFA (50 000 FCFA pour le préfet). Frais de publication officielle : Bien que le décret n°99-594 précise que la publication doit être faite par le préfet du département. On a recueilli plusieurs témoignages indiquant que le bénéficiaire a dû payer 40 000 FCFA pour une publication au Journal Officielle de la République de Côte d'Ivoire ou 15 000 FCFA pour une publication dans le Journal Fraternité Matin.

En 2017 le DFR, une politique foncière rurale est d'assurer la sécurisation foncière rurale, en vue de la réduction de la pauvreté en milieu rural, du renforcement de la cohésion sociale et de la gestion durable des ressources naturelles. Ce qui ressort du terrain : elle affirme que La multiplicité des intervenants dans la sécurisation du domaine foncier rural, la lourdeur et la complexité des procédures rendent prohibitifs les coûts d'établissement des certificats fonciers. A cela s'ajoutent des frais liés à la prise en charge du déplacement des équipes chargées de réaliser les opérations de sécurisation foncière. Il faut noter également l'absence d'un barème officiel rendant imprévisible le coût des opérations de sécurisation.

Aussi, elle affirme que le coût de la certification foncière dépend des localités ou zone pour certaines localité le coût peut valoir environ 1million de FCFA, d'autres zones peuvent coûter à 800000 FCFA.

Une étude est menée par Volken stamm et Robert schneider (2006), dans le cadre du plan foncier rural (PFR), ces auteurs ont abordé les différents modes d'accès à la terre des populations ivoiriennes et la sécurisation foncière.

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Les résultats de cette étude sont : les coûts de l'opération se sont élevés à 4.100 FCFA/ha environ (période du 01. 01. Au 31. 12. 1995). Ce montant inclut toutes les catégories de coûts à l'exception de l'assistance technique. Le coût total s'élève ainsi à moins de 5% des coûts d'enregistrement au cadastre selon la méthode classique, qui s'élèvent à environ 100.000 FCFA/ha en Côte d'Ivoire.

Nous pouvons montrer que les étude menées par ces auteurs sur les coûts de l'obtention du CF sont très restreintes dans la mesure où ils n'ont pas spécifié les différents coûts que le demandeur paie pour avoir le certificat foncier dans une région. Pour cela dans mon étude nous attardons sur les différents coûts que le demandeur dépense pour l'obtention du CF dans la zone d'étude.

Boué (2013) fait une analyse les déterminants de la certification foncière par les ménages malgaches. L'objectif de cette étude est d'analyser des stratégies de sécurisation foncière des acteurs ruraux ; elle affirme que : « les entretiens ont montré que les individus en âge de transmettre la terre peuvent ne pas vouloir certifier, pensant que cela va compliquer la procédure de transmission si ce sont ceux qui certifient ».

Ainsi, elle montre que la contrainte potentielle à la procédure de certification est le coût. Les risques de contestations des droits fonciers sont au coeur des motivations de la demande du certificat. La non-participation au programme de certification peut s'expliquer par l'absence de demande du fait d'une méconnaissance de la procédure mais aussi par une situation d'indivision qui rend difficile une décision collective, ou encore par des contraintes financières pesant sur le ménage.

Goauli (2010) met en oeuvre une étude concernant, une meilleure compréhension des manifestations locales et extérieure des conflits fonciers. Partant de cette étude, il affirme que : « les conflits fonciers qui minent les zones Ouest sont liés aux

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différentes raisons : les paysans n'arrivent pas à faire la demande du certificat foncier pour sécuriser leurs terres dans la mesure ou ses paysans non pas les moyens financiers pour suivre les différentes étapes de la procédure de la CF. Et cela les amène à céder leur terre aux migrants via la monétarisation ». Il montre que plusieurs acteurs et structures inclus dans le processus de la certification foncier tels que nombre de géomètres et nombre d'enquêtés dans l'acquisition du CF est très coûteux pour les demandeurs.

Aussi, il affirme que l'autochtone Guéré, tuteur, propriétaire terrien en visant ces relations de tutorat avaient des objectifs très précis permettre à leurs frères de bénéficier du droit à la subsistance et s'intégrer ou de se socialiser pour une reproduction et un développement socio-économique durable de sa communauté en leur cédant des terres accompagnées.

DFR (2017) met en oeuvre les politiques foncières rurales qui assurent la sécurisation foncière rurale, afin de réduire la pauvreté en milieu rural, du renforcement de la cohésion sociale et de la gestion durable des ressources naturelles. Dans sa déclaration le DFR (idem) affirme que le nombre de demandes exprimées à ce jour témoigne du faible niveau d'adhésion des acteurs du monde rural à la mise en oeuvre de la loi relative au domaine foncier rural. En effet à la date du 30 septembre 2016, on note seulement 13663 demandes pour tout le territoire national.

Cette situation s'explique par la méconnaissance du contenu de la loi et de ses textes d'application. De même les actions de sensibilisation de proximité sont quasi inexistantes. Il en résulte aussi la non perception de l'intérêt du certificat foncier.

Enfin, l'interprétation tendancieuse, voire l'instrumentalisation de coutume et de la propriété coutumière. Les entraves socio-anthropologiques font référence aux

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éléments culturels, notamment les conceptions sociales relatives à la loi 98 et de ses textes d'application, ne favorisent pas l'adhésion des populations au processus de sécurisation. Aussi la DFR montre que la multiplicité des intervenants dans la sécurisation du domaine foncier rural, la lourdeur et la complexité des procédures rendent prohibitifs les coûts d'établissement des certificats fonciers. En outre, elle affirme que la population à la crainte d'avoir payé l'impôt foncier entraine des réticences au niveau des populations à formuler des demandes de certificats fonciers et aussi les procédures en matière foncière constituent l'essentiel du contentieux de la plupart des juridictions alors que celles-ci ne disposent pas toujours d'un effectif suffisant pour examiner toutes les demandes dans des délais raisonnables.

La Commission des Forets de l'Afrique Centrale (COMIFAC, 2017) clarifie les informations sur les coûts de la certification et souligner les bénéfices apportés. Comme résultat cette institution affirme qu'une représentation non négligeable dans les forêts naturelles tropicales (plus de 16,5 millions ha en 2014), le coût d'obtention du certificat en zone tropicale est peu documenté comparativement aux zones tempérées. L'investissement total doit être appréhendé sur le long terme, et peut ainsi être divisé en coûts directs et coûts indirects. Ensuite, la commission des forets affirme que l'investissement consenti varie beaucoup en fonction de la superficie concernée, avec une augmentation significative des coûts unitaires (à l'hectare ou par mètre cube) pour les plus petites surfaces. Un autre facteur de variation des estimations est la durée d'amortissement ou d'étalement des coûts. Les périodes considérées varient significativement d'une étude à l'autre, ainsi que le coût de la certification en année représente au moins 50% des coûts totaux observés sur une période de 5 ans.

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En plus, la commission des forets affirme que des coûts directs représenteraient environ 20% des coûts totaux annuels de la certification. A titre d'exemple, une étude menée dans quatre concessions de forêts naturelles de Malaisie, Indonésie et Brésil montrent que les coûts directs comptent pour 8 à 25% des coûts totaux (évalués sur une période de 5 ans) pour trois de ces concessions de taille moyenne, tandis que la plus petite concession certifiée (9.000 ha) présente une proportion de coûts directs de 41% avancent des coûts directs de l'ordre de 0,1 à 1,1 $ US/m, mais ne précisent pas la période pour l'investissement consenti.

Ces auteurs et ses institutions nous ont permis de cerner les différents coûts socio-économiques du certificat foncier qui freinent la demande des certificats fonciers.

Bien que ses auteurs ont montré la perception du coût que se font les populations sur le foncier dans le cadre des inégalités de genres au fonciers mais ses auteurs ont limité leurs études sur l'accès des femmes ; non abordés la spécificité des relations qui existent autour de la terre avec l'homme.

A travers ces résultats, l'auteur montre dans son étude, la perception du coût que les populations se font sur le droit coutumier et les étapes. Il ne rentre pas en profondeur les coûts de la propriété foncière. Mais dans le cadre de notre étude nous montrons les différentes étapes de la procédure et les différents coûts à chaque étape. Bien que tous ses auteurs nous ont éclairé sur les contraintes sociales et économiques qui freinent l'acquisition des certificats fonciers chez les paysans et aussi montré la perception de la propriété foncière des populations mais ces résultats de ses auteurs ne suffisent pas. Dans le cadre de notre étude nous attarderons sur la perception des étapes et coûts que les paysans de Bacon sur la certification foncière.

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