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Etude des contrainbtes socio-economiques liee a la certification fonciere dans la sous-prefecture d'Akoupe: cas du village de Bacon


par Seka Cyrille AHOUTY
Université Felix Houphouet Boigny de Cocody - Master Recherche 2019
  

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V-2 Le fonctionnement des institutions de la sécurisation foncière

Dagrou et al (2009), dans leurs ouvrages intitulés les entraves mises en oeuvre de la loi de 1998. dans cette oeuvre les auteurs ont mis en oeuvre le fonctionnement des comités installé dans les village. comme resultat, les CVGFR installés fonctionnent difficilement parce que, d'une part, leurs membres n'ont pas toujours la formation nécessaire pour jouer pleinement leur rôle. D'autre part, ces structures manquent de ressources humaines (agents techniques, commissaires enquêteurs), d'équipements et de moyens de déplacement. Elles sont également confrontées à la méfiance des populations et des autorités coutumières ; toutes les communautés composant les villages n'y étant pas représentées, les populations allogènes et allochtones sont souvent persuadées que ces Comités défendent plus les intérêts des autochtones. Certains chefs de village et de canton s'opposent à la mise en place de ces CVGFR parce qu'ils ne comprennent pas pourquoi « il faut faire des papiers pour la terre ». Les autorités coutumières, la chefferie, les chefs de terre... suspectent certains CVGFR de vouloir usurper leurs prérogatives. En effet, certains de ces Comités se sont carrément transformés en tribunaux coutumiers ou en véritables gestionnaires des litiges fonciers, sortant ainsi de leur rôle qui est de constater l'existence des droits coutumiers sur les parcelles à sécuriser.

Dans le cadre de ce travail scientifique , nous pouvons aborder dans le même sens que les auteurs ont montré les difficultés du fonctionnement que rencontrent les différents comités dans les villages. Si dans la localité où se mène l'étude, la demande du CF est faible ; cela ne dépend- t-il pas du fonctionnement du comité CVGFR de Bacon ? Cette question reste posée.

La thèse de Tarrouth en 2016, de l'acquisition de terres rurales par les "cadres " en côte d'ivoire : enchâssement social, conflits, sécurisation il met en oeuvre les

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fonctionnements des comités des villages. Il relève La mise en place de cette loi passe par la création et la mise en oeuvre de deux comités chargés de la gestion du domaine foncier rural coutumier. Le Comité Villageois de Gestion Foncière Rurale (CVGR) et le Comité de Gestion Foncière Rurale (CGFR). Le premier est le comité intervenant au niveau du village. Il est créé par décision du sous-préfet. Sa composition doit comprendre obligatoirement le chef du village, le chef de terre, s'il existe, et doit être le reflet du paysage sociologique du village. Il est conseillé que l'effectif du CVGFR varie de 10 à 20 personnes. Les personnes d'origines autres que celles du terroir peuvent être associées en vue de solutionner d'éventuels litiges. Il est souhaitable que les femmes et les jeunes soient représentés au sein du comité. Le rôle du CVGFR est très prépondérant au cours de l'enquête officielle de constat des droits coutumiers. Dans le cas de nos différentes zones enquêtées, nous essayerons à partir des informations et des observations faites, de faire un état des lieux relativement à la mise en place de cette nouvelle réglementation. En le faisant, nous voulons mettre en évidence la faiblesse des institutions dans la régulation des transactions. Une telle faiblesse affichée par ces instances censées réguler ces transactions est une porte ouverte aux acquisitions de terres rurales chez les cadres observées dans les différentes localités. Il montre le fonctionnement du comité Kpouébo : Les terroirs ne sont pas délimités et aucun projet de délimitation, n'a été initié à cet effet. Cependant, les différents comités (CVGFR et le CGFR) ont été installés au niveau de cette sous-préfecture. Ainsi tous les villages ont aujourd'hui leur comité. L'arrêté de création de ces comités a été concrètement signé au niveau du sous-préfet. Par ailleurs, le fonctionnement de ces comités est une autre histoire. Ces derniers n'existent que de nom dans la mesure où nous n'avons pas pu avoir la composition exacte du bureau et aucune action concrète n'a été posée par ces comités. Les conflits continuent d'être réglés selon le bon vouloir des autorités locales. Les transactions se font en marge de ces comités, dans

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l'informel total. Pour les comités installés, on note en général selon les informations recueillies auprès des autorités enquêtées, l'insuffisance de moyens logistiques et financiers pour le fonctionnement des différents comités (le cas de Kpouèbo et de Grand-Lahou). Partant de ces résultats de l'auteur nous pouvons dire qu'il a montré les dysfonctionnements et le fonctionnement des comités CVGFR dans ces villages où il mené son étude, pour mieux comprendre les motivations de ses acteurs. Alors cette étude peut nous aider de comprendre les instances de gestion foncière dans la demande du certificat foncier à Bacon.

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