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Les acteurs de l'art contemporain à Marseille et à Istanbul

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par Fanny Roustan
Université Paul Cézanne Aix-Marseille III, IMPGT - Master 2 de Management des Organisations et des Manifestations culturelles 2009
  

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III Les ressources d'origine privée

Istanbul est une métropole qui se développe rapidement et dont l'infrastructure culturelle est inadéquate pour ses 16 millions d'habitants. Istanbul possède une classe sociale aisée assez importante et abrite nombre de millionnaires et milliardaires. La haute société et le monde des affaires fournissent des mécènes à la vie artistique. Pour compenser l'engagement public quasi inexistant, le mécénat est la source financière la plus courante pour les structures d'art contemporain à Istanbul. Il remplit également la fonction de service culturel auprès de la population que l'état n'assure pas. Les sponsors sont encore très nombreux pour couvrir les événements ponctuels dans ce domaine. L'investissement de la part du mécénat se matérialise le plus souvent par la fondation d'organisations à but non lucratif, ou de musées privés. Les nombreuses galeries, les quelques musées et universités privés participent aussi activement à la vie de l'art contemporain à Istanbul.

Dans les contextes politiques tendus qu'a pu connaître la Turquie, le financement privé, bien qu'il soit la source banale du financement de l'art contemporain, et bien qu'il soit maintenant installé dans ce rôle depuis trois décennies, exige toujours des positions politiques modérées. Cela impose tacitement des restrictions aux artistes et engendre un contexte artistique plutôt neutre politiquement parlant113(*).

Le mécénat est incarné par des familles riches, des entreprises prestigieuses et des banques. S'intéresser à l'art contemporain leur donne d'une part une image positive d'entreprise contemporaine, socialement responsable, ouverte à la création et au changement. D'autre part114(*), investir dans la culture leur permet de bénéficier d'une réduction d'impôt depuis la loi sur le mécénat en faveur des entreprises mécènes investissant dans le secteur culturel115(*). En France, une loi similaire a été votée au cours du deuxième mandat de Monsieur Chirac en 2003116(*). Une telle loi semblait nécessaire pour encourager le mécénat culturel en France. En Turquie, elle semble plus accessoire puisque le financement de lieux culturels par des mécènes a toujours existé, et ne surprend donc pas les mentalités. Le concept de la responsabilité sociale des entreprises par le biais du sponsorat et du mécénat a été introduit pour la première fois dans le milieu culturel et artistique par la Fondation d'Istanbul pour la Culture et les Arts (IKSV117(*)) dans les années 1980.

Alors qu'à Istanbul, chaque acteur culturel doit rechercher mécènes et sponsors par ses propres moyens et souvent en l'absence d'un collecteur de fonds professionnel, les structures culturelles françaises ont souvent un département ou un responsable de la recherche de nouveaux partenaires, et une politique de mécénat est mise en place par le gouvernement et les collectivités territoriales.

A l'échelon national, le Ministère de la culture et de la communication dispose d'une Délégation au développement et aux affaires internationales « Mission Mécénat »118(*), qui s'efforce à agrandir le cercle des mécènes. Il lance des appels à mécènes pour des projets précis telle que la restauration d'une oeuvre ou l'enrichissement d'une collection, et récompense les mécènes d'une médaille. Les porteurs de projet et les mécènes se rencontrent lors des « jeudis du mécénat », des « ateliers du mécénat » et autres colloques. Au niveau régional, la Mission mécénat a développé un réseau de correspondants mécénat dans les Drac. Le chargé de mission pour les affaires européennes et politiques ministériels, correspondant mécénat de la Drac PACA est donc chargé de faciliter les relations entre les acteurs culturels de la région et les entreprises.

La ville de Marseille dispose d'un Bureau du mécénat119(*) qui sensibilise les entreprises au mécénat et informe les porteurs de projet. Le Bureau du mécénat a récemment signé une charte de coopération avec la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille Provence pour développer le mécénat culturel en Provence.

Beaucoup d'autres associations ou services publics se sont engagés dans la promotion du mécénat culturel au niveau national comme l'Association pour le Développement du Mécénat Industriel et Commercial (l'ADMICAL)120(*), l'Association française des fundraisers121(*), l'Institut de France122(*), le Centre français des fondations123(*), la Fondation de France124(*), l'European Foundation center AISBL125(*), France Générosités126(*), ou localement Mécènes du Sud127(*), la Direction des Services Fiscaux de Marseille et le correspondant mécénat de la Chambre de Commerce et d'Industrie Marseille Provence... On assiste à une volonté grandissante de se tourner vers le mécénat, comme en témoigne la première édition de « Base'art », le festival du mécénat et de l'art contemporain « la rencontre de l'art et de l'entreprise » à Fréjus début juin 2009.

1. Organisations à but non lucratif128(*)

Les organisations à but non lucratif désignent les associations et les fondations. En France, même s'il en existe129(*), il est difficile de trouver des organisations artistiques à but non lucratif privées. Mises à part les galeries commerciales, les structures artistiques bénéficiant de ressources financières privées font souvent l'objet d'une combinaison de fonds publics-privés, les fonds publics étant généralement plus importants.

A Istanbul, c'est en revanche commun. Dans les années 1990, les banques les plus riches ont fondé tour à tour des centres ou galeries d'art. Ces galeries et centres d'art contemporain sont toutes à but non lucratif. Cinq grandes banques ont fondé leur propre lieu artistique130(*).

La société civile foisonne d'initiatives ces dernières années par la multiplication des ONG et autres organisations à but non lucratif.

Le lieu où j'ai effectué mon stage, Platform131(*), a été créé en 2001 par la banque Garanti sous l'administration de Vasif Kortun. C'était le premier projet institutionnel relatif à l'art contemporain dans lequel des capitaux privés étaient investis. Il s'agit d'une interface considérée par beaucoup comme la plus importante entre les scènes d'art contemporain turque et internationale. Selon Vasif Kortun, le lien entre la banque et le centre artistique est uniquement d'ordre financier, et elle n'a aucune influence sur les programmes de Platform132(*). D'autres disent cependant que les mécènes ne respectent pas toujours l'autonomie artistique des fondations privées ou qu'ils choisissent de financer une organisation qui saura flatter leur image. Platform Garanti a un budget annuel d'environ cent mille dollars. La banque Garanti ne finance que les activités propres à Platform telles que les expositions et conférences. Pour le reste, comme pour le programme de résidence, Platform recherche des fonds supplémentaires, qu'elle trouve en général dans le soutien d'institutions publiques nationales ou régionales de pays le plus souvent européens comme les Pays-Bas, la Suisse, la France, la Finlande, la Grèce, la Norvège, ou l'Espagne.

Fuck a work of art de Tunç Ali Cam réalisé en 2000. Artiste en résidence chez Garanti Platform en 2008.

De grandes entreprises sont également à l'origine de centres artistiques. C'est le cas de la compagnie de haute technologie Siemens qui a ouvert un centre d'art contemporain133(*) en 2003 dans le cadre de sa responsabilité sociale d'entreprise. De même, la compagnie métallurgique Borusan qui possédait avant une galerie d'art, a initié un programme de résidence en 2008 appelé Art center/Istanbul gérée par son organisation de tutelle Borusan Culture and Art134(*).

Le management interne des structures privées à but non lucratif est en général confus voire inexistant. Elles ne disposent pas de stratégies concrètes sur le long terme mais vont plutôt de projet en projet, d'aucun plan de communication non plus. Les rôles de chacun des employés ne sont pas toujours clairement déterminés, et beaucoup d'entre eux occupent des fonctions polyvalentes. Par ailleurs, il est difficile d'obtenir le plan budgétaire ou un bilan financier annuel de ces institutions même s'il vous est promis qu'on vous l'enverra par courriel. Cette confusion dans l'organisation permet néanmoins de la flexibilité dans la gestion des événements, et la capacité d'improviser face à des situations inattendues.

Ces institutions à but non lucratif n'attendent apparemment rien de la part des autorités publiques. Elles ont conscience de dépendre totalement de leur fondateur, mais ne s'efforcent pas moins consciencieusement de préserver leur indépendance artistique et créative.

IKSV est l'organisation culturelle non gouvernementale à but non lucratif la plus importante à Istanbul. Elle organise plusieurs festivals, les Festivals internationaux d'Istanbul du film, du théâtre, du jazz, et de la musique, et la biennale internationale d'Istanbul. IKSV a été fondée par dix-sept hommes d'affaires135(*) en 1973. 80% des ressources financières d'IKSV proviennent d'entreprises, 20% d'institutions publiques. Ce n'est qu'après avoir gagné une grande considération nationale qu'IKSV reçut des subventions publiques.

IKSV est à l'origine de la création de la biennale d'Istanbul dont elle gère l'organisation aujourd'hui encore. Elle fournit aussi une partie du budget, le reste étant financé par les institutions étrangères. Le budget de la biennale n'est pas très élevé, il est passé de quatre cent mille dollars en 1993 pour la troisième biennale à environ six cent mille dollars aujourd'hui, soit seize ans après. Cette situation ne laisse pas d'alternative autre que de collaborer avec les autres pays en raison de la dépendance financière de la biennale envers eux. Il peut être gênant de dépendre financièrement des pays invités à la biennale. Le problème est le même lorsque la Turquie est invitée à participer à un événement artistique à l'étranger. A titre d'exemple, le gouvernement turc ne couvre que 14% du budget de la représentation turc à la biennale de Venise. Le reste provient de soutiens locaux et internationaux.

Le sponsor officiel de la biennale d'Istanbul est la société de portefeuille Koç. Depuis 1995, les commissaires de la biennale d'Istanbul ne sont plus nationaux mais étrangers. La onzième biennale d'Istanbul du 12 septembre au 8 novembre prochain est commissionnée par le collectif croatien « What, How and for Whom » (WHW). Son thème tourne autour d'une question posée par Brecht « What keeps mankind alive ? ». IKSV entreprend par ailleurs de nombreux événements à l'étranger et a reçu des prix prestigieux pour son action : le prix pour la Promotion des arts en 1992 décerné par l'UNESCO, le Grand Prix de la Présidence turque en 1998, le Prix du Ministère de la culture de la Turquie en 1999 et le prix du Forum CulturEurope en 2003.

La biennale d'Istanbul a progressivement donné une reconnaissance internationale aux artistes turcs. Dans le contexte d'Istanbul où il n'existait que des petites institutions et où peu d'initiatives étaient prises il y a encore trois ans, la biennale représente un moteur important. En plus de l'exposition majeure qu'elle représente, la biennale, et surtout toute l'année qui la précède, donne de l'énergie à la scène artistique et engendre beaucoup d'autres événements en écho à l'événement: rencontres, projections, expositions, projets, publications. Pour Vasif Kortun, l'intérêt de la biennale est « spreading out the exhibition »136(*).

L'accueil de la biennale par le public local est plutôt positif. La réponse du public est proportionnée à l'importance de l'événement ; on peut considérer la biennale d'Istanbul comme le seul événement culturel contemporain d'importance historique en Turquie qui joue un rôle économique et politique déterminant pour l'image de l'art turc sur la scène mondiale. Elle est la plus grande exposition d'art contemporain de Turquie.

2. Les galeries commerciales

La multiplication des galeries d'art à Istanbul qui a débuté dans les années 1980 a permis un marché artistique vivant.

Tous les ans, les galeries nationales et internationales organisent un salon d'art contemporain à Istanbul pendant quelques jours. Les galeries participantes sont sélectionnées par le jury d'« Istanbul contemporain », composé d'un comité consultatif. Le premier salon de l'art contemporain137(*) fut inauguré en 2006 et a quelque peu permis à l'art contemporain turc d'entrer sur le marché mondial. Pourtant, malgré cet événement, le marché international ne s'est pas beaucoup plus intéressé aux artistes turcs. Certains disent que les galeries d'art d'Istanbul qui organisent ce salon, n'ont pas su tirer avantage de l'événement138(*). Seulement quelques artistes ont pu placer leurs oeuvres à l'international mais par le biais de galeries étrangères. Il existe cependant une galerie à Istanbul qui a participé à de nombreuses foires d'art contemporain comme celles de Basel, New York, Paris ou récemment Shanghai139(*). Il s'agit de Galerist140(*) dont le directeur était trop occupé pour accepter de me recevoir et répondre à mes questions sur leurs stratégies pour intégrer le marché international. L'Association des propriétaires de galeries d'art d'Istanbul a initié Art Bosphorus141(*), dont la première édition a eu lieu en 2007. Art Bosphorus est également une foire d'art contemporain qui a pour objectif, mis à part l'attrait financier que la foire représente, de faire connaître à l'étranger, les artistes turcs et de faire venir à Istanbul les artistes étrangers.

On compte quelques galeries commerciales d'art contemporain à Marseille mais elles semblent moins nombreuses qu'à Istanbul. Le parc Chanot accueille chaque année depuis 2000 le Salon international de l'art contemporain142(*) mais il s'agit d'une vente directe des artistes aux acheteurs. Le SIAC a lieu en partenariat avec des entités publiques autant que privées.

En partenariat avec la ville d'Aix-en-Provence et la Communauté du pays d'Aix, le salon Sm'art, Salon méditerranéen d'art contemporain et d'art abstrait, est organisé à Aix depuis quatre ans. Cette année, la galerie Art'Spodie de Marseille y participe.

3. Les musées privés

C'est une notion que l'on ne trouve pas à Marseille. Même s'il y existe des collections privées, elles sont exposées dans des musées publics. C'est en revanche un concept qui se développe à Istanbul.

Le fait que la plus grande partie des ressources financières y soit d'origine privée engendre une grande concurrence dans le milieu artistique, ce qui est peu compatible avec l'idée que l'on se fait de l'environnement culturel. D'après Vasif Kortun143(*), ce contexte compétitif a pour conséquence un manque de collaboration entre les différents acteurs de l'art contemporain, qu'il s'agisse des institutions, des galeries, des collectionneurs, des critiques, des commissaires d'exposition, des medias ou des artistes. La situation va en empirant puisque la nouvelle tendance des mécènes est de fonder leur propre musée plutôt que de financer des lieux artistiques qui ne leur appartiennent pas. Des musées privées font donc leur apparition depuis les années 2000, Sabancý Museum en 2002, Istanbul Modern en 2004, Pera Museum en 2005 et récemment Santral Istanbul en 2007. Ces musées se mettent en concurrence en organisant des expositions les plus prestigieuses possibles. On assiste donc à une spectacularisation de la scène artistique144(*), qui débouche sur une image élitiste de collections de chefs d'oeuvres. Ces institutions privées émergentes ne s'intéressent pas réellement à l'art mais veulent répondre au besoin de la masse touristique d'Istanbul et dorer leur image.

Seuls deux de ces musées exposent de l'art contemporain, Istanbul Modern et Santral Istanbul.

Istanbul Modern a été fondé par Dr. Nejat Ferit Eczacýbaþý, fondateur d'IKSV. Il s'agit d'un ancien complexe industriel sur le port de Karaköy qui comprend maintenant une collection permanente d'art moderne constituée d'oeuvres pour la plupart données par des collectionneurs turcs ou offertes par des artistes turcs et étrangers, une bibliothèque et un espace d'exposition temporaire où l'art contemporain a sa place.

Le premier musée d'art contemporain fut Proje4L145(*) ou Musée d'art contemporain d'Istanbul. Fondé en 2001 par Sevda et Can Elgiz en 2001 sous l'administration de Vasif Kortun, il a exposé pendant trois ans des artistes émergents. Le but de cette institution est de favoriser le développement de l'art contemporain turc. La collection est donc ouverte gratuitement au public. Maintenant renommé Musée d'art contemporain Elgiz, le musée présente la collection privée de Can Elgiz d'oeuvres d'artistes turcs et étrangers émergents ou établis dans les murs du musée ou en-dehors. Le musée abrite également un « Artvarium » pour accueillir des expositions temporaires. De manière générale, le musée est sponsorisé par des entreprises et des particuliers mais il trouve également certains de ses financements dans les institutions étrangères146(*).

Proje4L, Musée d'art contemporain dans ses nouveaux locaux à Maslak, Istanbul.

4. Universités

Les universités complètent l'infrastructure culturelle et artistique d'Istanbul. Déjà dans les années 1980, des événements importants pour le développement de l'art contemporain avaient été lancées par l'université publique Mimar Sinan, comme les compétitions Nouvelles Tendances. De nos jours, de telles initiatives sont plutôt prises par les universités privées qui se multiplient à Istanbul.

Sur vingt universités à Istanbul, treize sont privés147(*). Quinze des vingt universités ont un département artistique, beaux-arts ou design. La ville d'Istanbul propose donc une réelle possibilité d'éducation artistique et il n'est pas rare que les universités privés s'impliquent profondément dans le milieu culturel et soient à l'origine de la création de lieux ou d'événements. C'est le cas notamment de l'université Bilgi, qui, étendue sur trois campus, a entrepris la rénovation de la première centrale électrique de l'empire ottoman pour ouvrir en septembre 2007 Santral Istanbul 148(*) avec la contribution d'institutions publiques et privées, et d'ONG. Le site de Santral Istanbul, situé sur l'un des campus de l'université Bilgi, comprend le Musée de l'énergie, un espace dédié à des expositions temporaires d'oeuvres contemporaines, et des locaux réservés à des ateliers éducatifs pour enfants et adolescents.

L'Université Sabancý, de la holding « Sakip Sabancý » qui était l'homme le plus riche d'Istanbul, a ouvert la galerie d'art contemporain Kasa en 1999149(*).

Les universités Bilgi et Sabancý, situées loin du centre, et pour les campus de Bilgi, dans des quartiers défavorisés, mettent à disposition des navettes qui font constamment la liaison entre les différents campus et Taksim, centre de l'Istanbul moderne sur la rive européenne, pour y aller chercher leur public. En revanche, l'entrée dans les universités publiques est plus difficile et fait l'objet de contrôles.

En plus des formations artistiques, certains cursus de management culturel voient le jour dans certaines universités d'Istanbul, et uniquement à Istanbul. Le premier programme de management artistique fut ouvert en 1999 dans l'université publique de Yýldýz Teknik. L'université privée de Yeditepe a ouvert le cursus de Management artistique et celle de Bilgi les cursus de Management des arts vivants et Management culturel. On peut s'attendre à ce que ce type de parcours universitaire émergent donne dans un futur proche des résultats quant à l'amélioration de l'organisation interne des institutions culturelles et artistiques.

En France, la majorité des établissements d'enseignement est publique, et le concept d'université privée n'existe pas encore vraiment. A Marseille, deux associations ont pris l'initiative intéressante d'installer leur centre d'art contemporain au sein d'un lycée, afin de favoriser la relation du jeune public et de l'art contemporain. Il s'agit de l'Artothèque du lycée Antoine Artaud et du Passage de l'art au Lycée général et technologique du rempart.

Jusqu'ici, le secteur culturel privé n'a pas sponsorisé d'événements internationaux ayant lieu en-dehors d'Istanbul. Cependant à Istanbul, ce sont les acteurs principaux de la scène artistique contemporaine.

* 113 Interview de Vasif Kortun par Dobrilla Denegri pour « Resmi Görü », octobre 2006.

* 114 Entretien avec Öykü Özsöy

* 115 Corporation Tax Law du 02/09/2003 (Public Benefit Status for Foundations).

* 116 LOI n° 2003-709 du 1er août 2003 relative au mécénat, aux associations et aux fondations.

* 117 Istanbul Kültür Sanat Vakfý.

* 118 www.mecenat.culture.gouv.fr

* 119 www.espaceculture.net/10_BureauMecenat

* 120 www.amical.org

* 121 www.fundraisers.fr

* 122 www.institutdefrance.fr

* 123 www.centre-francais-fondations.org

* 124 www.fdf.org

* 125 www.efc.be

* 126 www.francegenerosites.org

* 127 www.mecenesdusud.fr

* 128 Garanti Gallery, Platform Garanti, Yapi Kredi, Aksanat, Issanat, Borusan Art center/Istanbul, Kasa Gallery, BM Contemporary Suma Art Center, Siemens sanat, Depo.

* 129 Par exemple, www.caisseepargne-art-contemporain.fr à Toulouse.

* 130 Garanti Bankasi pour Platform Garanti Contemporary art center et Garanti Galeri, Yapý Kredi pour Yapý Kredi Kazim Taþkent Art Gallery, Akbank pour Akbank ve sanat, þ Bankasý pour þsanat et T.C Ziraat Bankasi pour Tünel Sanat galeri.

* 131 www.platformgaranti.blogspot.com

* 132 Istanbul's cultural constellation and its European prospects, Dr. Dragan Klaic, p.9.

* 133 www.siemens.com.tr

* 134 www.borusansanat.com

* 135 Forment le groupe Eczacýbaþý.

* 136 « Faire déborder l'exposition ». Interview de Vasif Kortun par Mattew Schum dans « Resmi Görü », janvier 2009.

* 137 www.contemporaryistanbul.com

* 138 Beral Madra, User's Manual Contemporary art in Turkey 1986-2006, p.37.

* 139 ARCO (2006-07), The Armory Show (2007) Art Athina (2007) Art Basel (2006-07-08) Art Basel Miami Beach (2007-08) Art Brussels (2007) Art Cologne (2004) Art Rotterdam (2006) Contemporary Istanbul Art Fair (2006) Art Dubai (former Gulf Art Fair) (2008) FIAC (2004) Frieze Art Fair (2005) Liste, The Young Art Fair (2004) Loop - The Video Art Fair (2005), ShContemporary (2008) .

* 140 www.galerist.com.tr

* 141 www.artbosphorus.com

* 142 www.siac-marseille.fr

* 143 Interview de Vasif Kortun par Dobrilla Denegri pour « Resmi Görü », octobre 2006.

* 144 Idem

* 145 www.proje4l.org

* 146 Par exemple, la ville de Venise, la Fondation des Musei civici veneziani et l'Institut culturel italien d'Istanbul pour « The Sublime Figures of the Leaping Heart Abdurrahman Öztoprak » exposé à Venise en 2008.

* 147 www.istanbullife.org/universities_in_turkey.htm

* 148 www.santralistanbul.com

* 149 Voir interview en annexe p.81

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