WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Mise en place des structures et problématique fonctionnelle de l'école haà¯tienne

( Télécharger le fichier original )
par Kathia RIDORà‰
Université adventiste d'Haà¯ti -  Licence en science de l'éducation 2009
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

CONCLUSION

1- L'École haïtienne au coeur d'une problématique éducationnelle et politico-socio-

économique.

Le panorama que nous venons de faire de l'école haïtienne et de son processus éducatif tourné vers l'aliénation est loin d'être exhaustif. L'école, en plus du modèle d'éducation suicidaire qu'elle distribue à travers sa philosophie de domination, de hiérarchisation, de l'exclusion, du machisme, de la concurrence et de l'individualisme, se base sur un dénivellement profond, que ce soit au niveau de l'accès à l'éducation ou de la qualité de l'instruction à laquelle le peuple a droit.

En plus, l'étude n'aurait pas une raison d'être significative, si elle pensait pouvoir effectuer une analyse critique du système éducatif, et de l'école en particulier, en les considérant comme des entités à part, non intégrées, au tout social global. A travers tout le développement de ce texte, il est mis en exergue le caractère antiprogressiste, anti-nationaliste et archaïque de l'élite bourgeoise haïtienne, son incapacité à pouvoir se prendre en main de manière autonome, sa propension à toujours espérer à la moindre occasion l'intromission de l'étranger dans la gérance de la nation. Après le déshonneur provoqué par l'entrée des marines en 1915, qui s'assimile à un cataclysme, le mouvement de négritude bourgeoise n'a été au fond qu'une mode poétique, un courant littéraire purement théorique. L'occupation américaine a coordonné les espaces et les esprits pour une intervention de plus en plus poussée de la communauté internationale dans les affaires internes du pays, sous le regard passif de l'élite, qui se croit elle-même étrangère à la nation. Et, son système éducatif, tourné vers la valorisation à outrance du monde culturel occidental, la prépare au désengagement. C'est en partie ce qui explique que seulement le mouvement anti-occupation enclenché par les paysans cacos revêtait un caractère radical. Il était de ce fait boudé par la classe dominante, parce qu'effectivement le mouvement ne concordait pas à son aspiration socio-économique. Les résultats mitigés de la grande réforme des années 1970, et la démocratisation ratée de la grande moitié du 20e siècle peuvent s'expliquer en partie par la débâcle du système économique, politique et social de notre État, qui au cours de l'histoire s'est détaché de la nation pour former une entité disparate et déconnectée d'avec la grande majorité de la population, et travaille même à son détriment.

Le système éducatif évolue dans un espace social régi par des rapports de production, d'exploitation à l'intérieur d'une économie de dépendance, contrôlée de l'intérieur par une bourgeoisie boutiquière, aliénée et retardée au regard du modèle qu'elle veut faire sien. Le système en ce sens gère ces contradictions. C'est pourquoi, l'éveil de la couche populaire sur les questions de l'instruction, ne peut se défaire d'un caractère politique général, amenant la population à prendre conscience de sa position d'opprimée, et à remettre en question les rapports de production déshumanisants et aliénants imposés par le système capitaliste. En ce sens, l'instruction, selon l'avis de Jean Casimir : << Est transmission de contenu, accélération du processus de socialisation, resserrement de la cohésion sociale, multiplication potentielle des différences et enrichissement du dialogue. La discussion qui peut éveiller les couches ouvrières et paysannes (et les semi-mendiants connus sous le nom trompeur de petits commerçants1) est une discussion politique : politique de la propriété, politique des salaires, politique des prix, politique de l'enseignement, politique religieuse, en un mot, débat sur la vie matérielle et ses conditionnements >>2. Plus loin, il ajoute, que : << le problème de l'éducation et de l'instruction en Haïti est le même que celui de la participation dans le système politique. Il est le problème de la défense de la République et du contrôle de ses institutions. Les projets qui ne font pas confiance à l'ingéniosité des masses populaires, qui ne déposent pas leur survie aux mains des couches paysannes et prolétaires sont des projets flibustiers, confectionnés à l'étranger, de connivence avec l'étranger et fondés sur la mendicité internationale >>3. Donc, s'inscrivant dans une vision globale de maintenance du statu quo, que le mouvement populaire doit travailler à rompre.

1 Souligné par nous.

2 Jean Casimir. Op. cit, page 163. Page 14.

3 Ibid. Page 15.

2- La nécessité d'une lutte permanente au profit du changement structurel et du bien-

être collectif.

L'école en ce sens peut être considérée comme l'institution la plus importante dans la tâche de reproduire ou d'assurer la perduration des inégalités au sein de la société. Aussi, le travail de la classe populaire a-til une importance énorme. Mais également, sa vision pour transformer cette institution en un espace de libération rentre en parfaite contradiction avec les bases mêmes du système ou de l'ordre établi. La question, c'est comment arriver à concilier la cohabitation d'une institution éducative tournée vers l'émancipation et un système général conservateur ayant pour emblème l'oppression. En ce sens, la lutte pour la transformation de l'institution éducative n'est pas une lutte isolée. Elle ne se sépare pas de la lutte sociale globale visant la transformation radicale des rapports sociaux dans la société. Elle peut même être considérée comme une stratégie, un passage obligé dans la bataille pour le changement. La dialectique de ce combat est que réussir à révolutionner les institutions éducatives implique immédiatement des changements à court ou à long terme dans le système global, et une transformation brusque dans ce dernier aboutira automatiquement à la révolution de l'éducation.

Néanmoins, les acteurs qui s'engagent dans la voie de la désaliénation de l'éducation doivent être très lucides, car un système de mise depuis plus de deux cents ans ne va pas se transformer du jour au lendemain de manière magique. Ils doivent compter avec les conditions objectives existant sur le terrain. Et les nombreuses limites qui ne manqueront pas d'alourdir sérieusement leurs pas, que ce soit au niveau du travail de la conscientisation et de l'organisation de la masse, qui est une condition essentielle à toutes actions relatives à la transformation, ou des limites au niveau économico-politique. Toutefois, animé de l'esprit de cette vérité qu'aucune force ne peut contrer le pouvoir populaire, et de l'espérance active dans la justice, dans un autre monde. La victoire est possible. Et, les résultats positifs des autres peuples menant le même combat que le nôtre peuvent nous inciter à avancer sûrement.

En ce sens, l'exemple du MST (mouvement des sans terre) au Brésil est significatif. Ce mouvement, en plus de ses actions au niveau de la réforme agraire, a réussi à implanter sa propre école alternative dans le milieu brésilien. Des écoles différentes, orientées sur la formation intégrale des enfants, sur la formation « d'un homme nouveau et d'une femme nouvelle, pour une société nouvelle et un monde différent. »1 Son projet

1 MST,O que queremos...,1999,p.3.

éducatif est en parfaite contradiction avec celui de l'éducation dominante. Il se base sur une éducation qui prend en compte la réalité socio-culturelle des apprenants, révolutionne les rapports enseignants-enseignés, prépare les apprenants au travail manuel comme au travail intellectuel, forme des militants engagés dans la lutte pour la transformation de leur réalité, propulse la responsabilité des jeunes dans l'organisation de l'espace scolaire. Vise le développement intégral et l'épanouissement de la personne.

Ce modèle éducatif construit sur la pédagogie de libération, arrive à se faire reconnaître par l'Etat brésilien dans les écoles de MST. Ceci montre que la lutte des peuples pour le changement n'est pas sans issue. Elle doit toutefois s'inscrire dans une perspective permanente, et réclamer chaque jour plus de sacrifice. Comme nous l'avons déjà dit, la liberté ne se donne pas, elle s'incube, se formate dans l'esprit d'un peuple conscientisé, de manière lente et difficile. La lecture des annales de l'histoire montre que son éclatement à la face du monde est inévitable et inéluctable.

Alors, aujourd'hui plus que jamais, la classe populaire doit s'engager sérieusement dans la lutte pour la transformation du milieu éducatif. Car, si l'éducation seulement ne peut transformer la société, sans

elle également il n'y a aucun changement possible. Si nous sommes en faveur de la vie et non de la mort, de l'équitéet non de l'injustice, du droit et non de l'arbitraire, nous n'avons d'autres chemins sinon de vivre pleinement notre

option (...) et gagner des filles et des fils justes, sérieux (ses), amoureux (ses) de la vie, de la nature, et des autres.1

Reférence tirée du livre de Marta Harnecker.La construction d'un mouvement social. Op.cit page 154.

1 Un texte de Paulo Freire.Avril 2002.Traduit de l'espagnol du livre Pedagogía de la resistencia.Cuadernos de Éducación Popular.

GLOSSAIRE

Aliénation1 :

Selon le philosophe Paul Ricoeur, le mot aliénation est un mot malade. Il souffre de cette affectation que certains lexicologues appellent « surcharge sémantique », tellement il a de signification.

Dans la littérature marxiste, le mot trouve une application majeure sur le plan des relations du travailleur avec le produit de son travail et avec les institutions, les puissances et les hommes qui en disposent. Il désigne à la fois le fait que le travailleur est réellement dessaisi, privé au profit d'un autre (alienus) de la possession et de la jouissance d'une partie de son ouvrage, et le fait que le travailleur est ainsi lésé dans cette part de sa personnalité qui a été engagée dans l'activité de production. On peut dire alors qu'il n'est plus lui-même, mais qu'il est devenu un autre. Céder quelque chose à un autre et devenir autre, cela fait déjà un double foyer de sens. Le mot, en effet, oscille entre la description objective d'une situation d'exploitation - être dessaisi par (et pour) un autre - et la prise de conscience de cette condition - devenir un autre.

Le mot est utilisé également pour expliquer les relations de domination caractéristique de l'ère coloniale et postcoloniale. Il désigne alors la privation réelle et objectivement observable du droit de disposer de son sol, de ses richesses, de sa capacité de travail, etc. au profit d'une autre puissance ; et le sentiment d'altération qu'éprouve un peuple dans sa conscience qu'il prend de son identité en tant que personnalité collective.

La figure de l'autre au profit de laquelle on se sent dépouillé peut prendre tellement de forme, qu'on ne saurait plus dire de combien de façons un individu ou un groupe peut se sentir devenir autre, c'est-à-dire échoue à devenir lui-même, à conquérir son identité personnelle ou collective. Toujours selon l'auteur, cette multiplication des figures de l'autre qui aliène et des figures de l'autre dans lesquelles on s'aliène soi-même est le symptôme d'une époque. Elle exprime un fait social et culturel important. C'est ainsi que l'homme peut être déclaré aliéné au profit d'une figure de Dieu, conçu comme un autre qui prive l'homme de son humanité et le fait autre que soi. On parlera alors d'aliénation religieuse ; mais le sens de l'aliénation religieuse est lui-même tributaire du type de dénonciation dont il procède ; cette dénonciation n'aura pas de sens, si elle vient du dehors de la religion et s'érige en contestation globale, ou si elle exprime l'effort de la foi pour se purifier de ses expressions objectives, de ses entraves institutionnelles et de ses contraintes dogmatiques.

L'homme peut encore être déclaré aliéné au profit de tabous, d'interdits de caractère moral, ce qui constitue un autre idéal. Et l'on peut dire que l'homme lui-même est fait autre par identification à cet idéal, par projection de soi dans cet autre. On parlera alors d'aliénation morale.

Aliénation2 :

État de l'individu qui, par suite des conditions sociales (économiques, politiques, religieuses), est privé de son humanité et est asservi. Tout processus par lequel l'être humain est rendu étranger à lui-même.

1 Encyclopaedia universalis. Volume 1. Paris, 1968.

2 Le nouveau Petit Robert. Dictionnaire Alphabétique et analogique de la lamgue française. (2007).

Culture :

La culture humaine est, selon le sociologue québécois Guy Rocher, "un ensemble lié de manières de penser, de sentir et d'agir plus ou moins formalisées qui, étant apprises et partagées par une pluralité de personnes, servent, d'une manière à la fois objective et symbolique, à constituer ces personnes en une collectivité particulière et distincte." (Guy Rocher, 1969, 88). L'étymologie du mot culture, du mot latin colere (<< habiter », << cultiver », ou << honorer »). La culture se réfère, en général, à l'activité humaine. Ce mot prend des significations notablement différentes, voire contradictoires, selon ses utilisations.

Le terme (latin cultura) suggère l'action de cultiver, dans le domaine de l'agriculture en particulier : cultiver des fleurs... Le terme de culture est également employé en éthologie. Cicéron fut le premier à appliquer le mot cultura à l'être humain : Un champ si fertile soit-il ne peut être productif sans culture, et c'est la même chose pour l'humain sans enseignement. (Tusculanes, II, 13).

Dans l'Histoire, l'emploi du mot s'est progressivement élargi aux êtres humains. Le terme culte a une étymologie voisine (latin cultus), et il est employé pour désigner l'hommage rendu à une divinité. Pluralité de définitions :

Différentes définitions du mot culture reflètent les théories diverses pour comprendre ou évaluer l'activité humaine. En 1952, Alfred Kroeber et Clyde Kluckhohn ont rédigé une liste de plus de 200 définitions différentes du mot culture dans leur livre.

La définition que peuvent en faire les gouvernements lorsqu'ils fixent sa mission au Ministère de la Culture diffère de celle que l'on en donne dans les sciences humaines ou de celle qui correspond à la culture générale de chacun d'entre nous.

Il existe de puissants enjeux politiques et économiques pour définir et encadrer la culture. Lorsque les entrepreneurs tentent de faire valider la notion de "culture d'entreprise" ou les ingénieurs celle de "culture technique", ils contribuent à étendre l'amplitude des significations mais au prix d'en diluer certaines caractéristiques spécifiques, comme l'opposition plus traditionnelle entre des styles plus spontanés, artistiques, religieux, fondés, comme le disait Hegel, sur le "sentiment" et des types d'actions davantage fondés sur le calcul, la cognition, la règle. Bien que fréquemment les deux mondes s'entrecroisent, doit-on pour autant les confondre, contribuant alors a privilégier une conception totalisante de la culture ?

Selon Geert Hofstede : la culture est une programmation mentale collective propre à un groupe d'individus.

De manière plus spécifique, en éthologie, la culture animale désigne tout comportement, habitude, savoir, système de sens (en anthropologie) appris par un individu biologique, transmis socialement et non par héritage génétique de l'espèce à laquelle appartient cet individu. La culture se définit en ce sens comme un ensemble de connaissances transmis par des systèmes de croyance, par le raisonnement ou l'expérimentation, qui la développent au sein du comportement humain en relation avec la nature et le monde environnant. Elle comprend ainsi tout ce qui est considéré comme acquisition de l'espèce, indépendamment de son héritage instinctif, considéré comme naturel et inné. Ce mot reçoit alors des définitions différentes selon le contexte auquel on se réfère.

Mais la culture n'est pas réductible à son acception scientifique, car, comme l'indique la définition de l'UNESCO, elle concerne les valeurs à travers lesquelles nous choisissons aussi notre rapport à la science. En ce sens, elle relève davantage de la communauté politique des êtres humains que de "l'espèce' comme objet de science. (google wikipedia culture).

Culture individuelle et culture collective :

En langue française, le mot culture désigne tout d'abord l'ensemble des connaissances générales d'un individu. C'est la seule définition qu'en donne en 1862 le Dictionnaire national de Bescherelle. Les connaissances scientifiques y sont présentées comme élément de premier plan. C'est ce que nous appelons aujourd'hui la "culture générale".

Après le milieu du XXe siècle, le terme prend une seconde signification. Par exemple, le Petit Larousse de 1980 donne, en plus de la conception individuelle, une conception collective : ensemble des structures sociales, religieuses, etc., des manifestations intellectuelles, artistiques, etc., qui caractérisent une société. Le terme peut alors revêtir l'un ou l'autre sens, mais la proximité des domaines d'utilisation de chacun en fait une source d'ambiguïté.

Il se trouve qu'en langue allemande, la définition de la culture individuelle ou culture générale correspond au mot Bildung1, et qu'il existe un autre mot, Kultur, qui correspond à un patrimoine social, artistique, éthique appartenant à un ensemble d'individus disposant d'une identité. Ainsi, ce terme homophone, qui correspond plutôt en français à l'une des acceptions de civilisation, et par les échanges d'idées entre la France et l'Allemagne, s'est petit à petit amalgamé avec le sens initial du mot culture en français. Cette seconde définition est en train de supplanter l'ancienne, correspondant à la culture individuelle. Néanmoins, les dictionnaires actuels citent les deux définitions, en plaçant le plus souvent la culture individuelle en premier.

Il y a donc actuellement en français deux acceptions différentes pour le mot culture :

· la culture individuelle de chacun, construction personnelle de ses connaissances donnant la culture générale ;

· la culture d'un peuple, l'identité culturelle de ce peuple, la culture collective à laquelle on appartient.

Ces deux acceptions diffèrent en premier lieu par leur composante dynamique :

· la culture individuelle comporte une dimension d'élaboration, de construction (le terme Bildung est généralement traduit en éducation), et donc par définition évolutive et individuelle ;

· la culture collective correspond à une unité fixatrice d'identités, un repère de valeurs relié à une histoire, un art parfaitement inséré dans la collectivité ; la culture collective n'évolue que très lentement, sa valeur est, au contraire de la stabilité, figée dans le passé, le rappel à l'Histoire (google culture wikipedia).

Complexe d'infériorité :

Le complexe d'infériorité est un trouble de la personalité caractérisé par une mésestimation exagérée de sa propre personne. (google. Psychologie).

Education, instruction ou enseignement :

Le mot << éducation >> est directement issu du latin educatio de même sens, lui-même dérivé de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, << hors de >>) : faire produire (la terre), faire se développer (un être vivant)1.

Enseigner, c'est transmettre à la génération future un corpus de connaissances (savoir et savoir-faire) et de valeurs considérées comme faisant partie d'une culture commune. Il est souvent facile de confondre enseignement et éducation. En fait, ce dernier terme, beaucoup plus général, correspond à la formation globale d'un individu, à divers niveaux (moral, social, technique, scientifique, médical, etc.). Le terme

1 Le terme allemand Weltanschauung ou << vision du monde >> est aussi utilisé en psychologie allemande, avec Erich Fromm, par exemple. Il correspond à la << construction de l'intérieur >> ou << instruction >> du Bildung.

enseignement, de son côté, se réfère plutôt a une éducation bien précise, soit celle 'de la transmission de connaissances a l'aide de signes. « Signes » et « enseignement » dérivent d'ailleurs de la même racine latine. Ces signes utilisés pour la transmission de connaissances font, entre autres, référence au langage parlé et écrit.

Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner.

L'éducation ne se limite pas a l'instruction stricto sensu qui serait relative seulement aux purs savoir et savoir-faire (partie utile a l'élève : savoir se débrouiller dans le contexte social et technique qui sera le sien).

Elle vise également a assurer a chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par exemple) et de capacités relationnelles, dont l'éducation. Instruction et éducation sont souvent confondues. (Google education wikipedia)

Education populaire :

L'éducation populaire est un courant d'idées qui milite pour une diffusion de la connaissance au plus grand nombre afin de permettre a chacun de s'épanouir et de trouver la place de citoyen qui lui revient.

Elle se définit généralement en complément des actions de l'enseignement formel. C'est une éducation qui reconnaît a chacun la volonté et la capacité de progresser et de se développer, a tous les âges de la vie. Elle ne se limite pas a la diffusion de la culture académique ni même a l'art au sens large, mais également aux sciences, aux techniques, aux sports et aux activités ludiques, ...

Ces apprentissages sont perçus comme l'occasion de développer ses capacités a vivre en société : confronter ses idées, partager une vie de groupe, s'exprimer en public, écouter, etc.

En Belgique francophone, l'éducation populaire est souvent désignée par le terme éducation permanente. Elle n'est pas a confondre avec une formation professionnelle continue. (Google. Wikipedia).

Identité (Identité culturelle):

Ensemble de traits culturels propres a un groupe ethnique (langue, religion, arts, etc.) qui lui confèrent son individualité ; sentiment d'appartenance d'un individu a un groupe.

La violence symbolique :

(La théorie bourdieusienne). La notion de violence symbolique renvoie a l'intériorisation par les agents de la domination sociale inhérente a la position qu'ils occupent dans un champ donné et plus généralement a leur position sociale. Cette violence est infra-consciente et ne s'appuie pas sur une domination intersubjective (d'un individu sur un autre) mais sur une domination structurale (d'une position en fonction d'une autre). Cette structure, qui est fonction des capitaux possédés par les agents, fait violence car elle est non perçue par les agents. Elle est donc source d'un sentiment

d'infériorité ou d'insignifiance qui est uniquement subi puisque non objectivé. La violence symbolique trouve son fondement dans la légitimité des schèmes de classement inhérent à la hiérarchisation des groupes sociaux. (google. Wikipedia)

Système :

En grec sustçma signifie << ensemble, organisation ». Ce mot provient du verbe óõíßóôçìé sunistçmi (de óýí ?óôçìé sun histçmi << établir avec »), qui veut dire mettre en rapport, instituer.

Un système est un ensemble d'éléments interagissant entre eux selon un certain nombre de principes ou règles.

Valeur :

Valeur (personnelle et culturelle)

La valeur sociale est un concept de sociologie décrivant les croyances, les convictions, d'un individu ou d'une société.

Les valeurs sociales constituent un ensemble cohérent hiérarchisé et s'organisent dans un système de valeurs. Elles sont subjectives et varient selon les différentes cultures. Elles sont "matérialisées" par des normes. Les types de valeurs sociologiques incluent les valeurs morales et éthiques, les valeurs idéologiques (politique) et spirituelles (religion), la doctrine ou encore les valeurs esthétiques.

Les valeurs sociales représentent des manières d'être et d'agir qu'une personne ou qu'une collectivité reconnaissent comme idéales et qui rendent désirables et estimables les êtres ou les conduites auxquelles elles sont attribuées. Elles sont appelées à orienter l'action des individus dans une société, en fixant des buts, des idéaux. Elles constituent une morale qui donne aux individus les moyens de juger leurs actes et de se construire une éthique personnelle. (google.fr/ valeur.wikipedia).

Vodou :

Le vaudou (ou vodou) est né de la rencontre des cultes traditionnels des dieux yorubas et des divinités fon et ewe, lors de la création puis l'expansion du royaume fon d'Abomey aux XVIIe et XVIIIe siècles.

Le vaudou est le fondement culturel des peuples qui sont issus par migrations successives de Tado au Togo, les Adja (dont les Fons, les Gouns, les Ewe... et dans une certaine mesure les Yoruba ...) peuples qui constituent un élément important des populations au sud des États du Golfe du Bénin (Bénin, Togo, Ghana, Nigéria...).

Vaudou (que l'on prononce vodoun) est l'adaptation par le Fon d'un mot Yoruba signifiant << dieu ». Le vaudou désigne donc l'ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. (google vodou wikipedia).

Religion Haïtienne. Le mot signifie une puissance invisible, redoutable et mystérieuse, ayant la capacité d'intervenir à tous moments dans la société des humains.

(Laënnec Hurbon, << Les mystères du vaudou »)

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote