WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse des déterminants de l'octroi du crédit bancaire aux entreprises: le cas de Afriland First Bank

( Télécharger le fichier original )
par Césaire AIME TCHUMKAM
Université de yaoundé II soa - Diplôme d'études supérieures spécialisés en gestion bancaire et établissements financiers 2003
  

précédent sommaire suivant

SECTION 1 : COMMENT NEGOCIER LES CREDITS ?

En prêtant à l'entreprise, la banque prend le risque de ne pas être payé ou remboursé à l'échéance. Elle sait qu'en cas de liquidation de l'entreprise, les créances antérieures à la date ou à la cessation de paiement constatées, ont peu de chances d'être recouvrées. En cas de « redressement judiciaire », elle devra supporter de longs délais, sinon l'abandon d'une partie de la créance. Le risque n'est pas théorique, et plus les marges sur les crédits diminuent, plus il devient important pour la banque de l'apprécier d'aussi près que possible ; 2% de mauvaises créances chaque année absorberaient une marge nette de 2%. Il est donc normal que l'entreprise donne suffisamment de renseignements et de prévisions à la banque pour obtenir les crédits demandés, sinon fournisse des garanties sur l'actif de l'entreprise ou des garanties extérieures.

Au-delà des chiffres et des garanties formelles, il faut développer avec le banquier un climat de confiance envers l'entreprise et son représentant financier.

I- RENSEIGNEMENTS SUR LE PASSE, LE PRESENT ET LE FUTUR

I-1. Les renseignements sur le passé

En plus des comptes et rapports annuels, qui permettent à la banque de calculer les ratios financiers et de suivre leur évolution, il est bon de fournir des explications sur l'historique de la société et son développement. Le banquier appréciera aussi des éclaircissements sur la signification économique de certains postes du bilan et du compte de résultat, ainsi que sur les méthodes de comptabilisation utilisées.

Il conviendra de lui faire ressortir la valeur réelle des immobilisations, en francs courants, ainsi que des éléments de sous-évaluation des résultats comptables par rapport à la réalité économique. Si l'entreprise a eu des impayés (chez la banque ou une autre banque), il paraît préférable que cette question soit abordée surtout s'il s'agit d'un accident tout à fait exceptionnel. Ces informations peuvent être obtenues à travers les syndicats des banques, surtout si ceux-ci sont chargés de partager des informations sur les clients douteux.

I-2. Les renseignements sur le présent

Le banquier sera intéressé d'être tenu informer au fur et à mesure des évènements importants dans la vie de l'entreprise (dans le cas où l'emprunteur n'est pas un particulier), surtout si des difficultés surviennent, risquant de se traduire par une poussée de l'endettement. Il acceptera ainsi plus facilement de payer les chèques et effets présentés au paiement, même si le plafond du découvert autorisé est dépassé.

Suivant la taille de l'entreprise, le dirigeant, responsable administratif et financier ou le trésorier organiseront des contacts réguliers pour faire le point, notamment à l'occasion du renouvellement annuel des lignes de crédit mais aussi à d'autres occasions. Une visite des installations, à l'occasion d'un changement, permet au banquier d'avoir une vue plus concrète de l'entreprise.

Tous renseignements doivent être donnés sur la répartition du capital, la situation des apports en compte courant, les relations avec la société mère ou les filiales ; cette opération « portes ouvertes » est de nature à inspirer confiance. A. juste titre, le banquier craint en effet tous« les pièges» susceptible de l'empêcher de repérer la situation réelle de l'entreprise.

précédent sommaire suivant











Moins de 5 interactions sociales par jour