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Exploitation et gestion des ressources naturelles dans l'ile à  Morphil. Etude de cas: l'arrondissement de Cas-Cas (département de Podor)

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par Aliou Wane
Université Cheikh Anta Diop de Dakar - Maitrise 2009
  

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Conclusion partielle :

La proximité de l'eau conditionne l'implantation humaine et l'île à Morphil partie du lit majeur, est une zone inondable où la crue joue un grand rôle. Depuis le Moyen Age, elle a été l'objet d'une cristallisation de l'habitat et la production du territoire qui aujourd'hui est marquée par une population très jeune en croissance rapide. Cette population vit d'activité primaire à travers l'exploitation des ressources naturelles.

Par sa technologie adaptée à l'écologie, par l'organisation de la production adaptée aux structures sociales et par son autosuffisance en intrants agricoles (fertilisation naturelle par la crue), le système de culture de décrue est resté longtemps en dehors du système de productions monétaires dominant. L'élevage et la pêche s'intégraient harmonieusement à cette mise en valeur. Mais les aménagements hydro agricoles se sont greffés à cette dynamique dont ils ont fini de devenir le monopole.

Par ailleurs, depuis quelques décennies, ces supports de la société sont confrontés à plusieurs contraintes dont la croissance démographique et les facteurs physiques qui compromettent la satisfaction des besoins alimentaires des populations.

Dés lors, le défi qui se pose dans l'île à Morphil, consiste à trouver une meilleure articulation entre les exigences des populations du terroir et les trajectoires de développement au niveau national. Ce qui s'opère par une dynamique organisationnelle et une gestion des ressources naturelles

Dans l'île à Morphil, où les systèmes de production agricole et animale sont tributaires des ressources naturelles et des systèmes fonciers en vigueur (contrôle social et politique, accessibilité aux ressources), le problème de la dégradation des ressources naturelles est au coeur des débats sur le développement local. La dynamique organisationnelle est perçue comme l'une des conditions de succès des programmes d'aménagement et de gestion durable des ressources naturelles.

Dans ce contexte, nous avons décelé ce que les populations de l'arrondissement savent, vivent et sont capables de faire pour une gestion non conflictuelle des ressources naturelles. Car, comme l'a exprimé Jacques Weber : « les hommes font partie intégrante de l'écosystème que l'on entend préserver : on n'y arrivera pas sans eux ».

Il sera dès lors, question d'analyser les structures s'affairant autour de la gestion des ressources naturelles (chapitre I) pour identifier les modes mis en oeuvre dans la gestion des ressources naturelles, ainsi que l'impact de ces éléments sur les ressources (chapitre II).

CHAPITRE I : LES STRUCTURES DE GESTION DES RESSOURCES NATURELLES

Il s'agit de structures endogènes ou exogènes fédérant diverses forces, mentalités ou ressources pour faire face au défi du développement dans plusieurs domaines, en particulier la gestion des ressources naturelles. Le transfert de compétences en matière de gestion des ressources naturelles et d'environnement a fini de responsabiliser les populations dont les actions, dans la genèse et la mise en oeuvre d'activité de préservation, sont d'une dimension incontournable.

Ainsi, les actions des organisations communautaires de base appuyées par les structures administratives, en partenariat avec la coopération décentralisée et des acteurs extérieurs, sont les triptyques du développement local de l'île à Morphil.

I. LES ACTEURS LOCAUX

Ce sont des organisations communautaires de base (OCB) qui rassemblent les populations du même terroir. Elles sont bâties en fonction des intérêts des paysans (GIE et GPF), d'un besoin (association d'entraide) ou de développement sur tous les plans. Les villages sont caractérisés par une dynamique organisationnelle à tous les niveaux.

1.1 Les organisations de développement agricole

Elles sont la charpente des activités de développement économique et l'avenir des villages dépend de ces structures très dynamiques au niveau de l'arrondissement. Elles rassemblent pour la plupart du temps des « Jom foyré » à l'exception du « Féddé aynabé ». En considérant, les objectifs, de ces organisations dans la production et l'échelle de leurs interventions, nous pouvons procéder à une typologie pour mieux les caractériser :

1.1.1 Les groupements d'intérêts économiques de base

Ces GIE centrés autour des PIV, leurs objectifs principaux et directs sont la production. Actuellement, prés de 36 groupements d'intérêts économiques se dénombrent dans la zone d'études avec une réalité organisationnelle (bureau composé de président, trésorier, secrétaire général et les membres). Il s'agit de groupements pluri-acteurs ayant, pour la plupart, adopté le statut juridique de GIE pour accéder au crédit, ils servent de relais entre les exploitants et la SAED ou les ONG. En principe, tout habitant des villages marié est naturellement membre.

Ces groupements en partenariat avec le CADL assurent toutes les activités de gestion en agriculture.

1.1.2 Les groupements de promotion féminine

C'est un maillon important dans le domaine de l'organisation, par la détermination des femmes, leur capacité d'initiative, d'action et de présence dans la zone. Prés de 30 GPF sont recensés dans le terroir. Pratiquement chaque village en dispose au moins un. Ces actrices du développement local investissent dans plusieurs domaines comme : l'embouche bovine, le maraîchage, le petit commerce, la teinture et la couture.

Le GPF de Cas-Cas (GIE Thierno Samba Amadou Bal) est la plus dynamique de l'île à Morphil (figure 6) avec plus de 258 femmes réparties dans plusieurs volets : maraîchage, élevage, pêche, commerce, teinture... En plus, de leur fonction de production économique, les GPF jouent un rôle d'intégration (regroupent toutes les catégories de la population), ils sont soutenus par plusieurs partenaire dont : PIP, PAPFIM, CONTERPART International...

Figure 6 : La grappe des activités du GPF de Cas-Cas

Source : Enquête de terrain, 2009

1.1.3 Les organismes fédératifs inter villageois

Ces organisations sont l'aboutissement d'un effet de coordination, pour répondre aux défis multiples que pose le désengagement de l'Etat et la privatisation aux paysans de l'île à Morphil. Ainsi, l'action de quatre groupements volontaristes se distingue au niveau de l'arrondissement :

- FUGIAM (Fédération des unions de GIE de l'île à Morphil).

Cette structure est née d'un constat d'une floraison de GIE et de la nécessité de les unir en une association. Basée à Wallaldé, elle regroupe tous les GIE de l'île à Morphil et intervient uniquement dans l'agriculture irriguée, par des dons de GMP et de semences. Grâce aux partenaires, elle a récemment octroyé un GMP au GIE Dounguel 2.

- La fédération lao 

C'est une puissante fédération qui existe depuis 1984 et regroupe 37 villages (de Fondé Gandé à Diomandou). Logée à Aram, elle fonctionne de façon autonome (elle n'a pas de budget) grâce à un programme qu'elle négocie avec des partenaires au développement (FNPJ, OXFAM, Agence national de l'aquaculture). Elle intervient dans l'entreprenariat féminin, le micro finance, la création de magasin de stockage, la fourniture de GMP et d'intrants. Son résultat le plus satisfaisant est la gestion des ressources halieutiques à Aram à travers le projet de pisciculture.

- PAPFIM : (programme d'appui aux femmes de l'île à Morphil)

C'est un programme qui existe depuis 2003 et regroupe la quasi-totalité des GPF (on dénombre quelque 95 GPF membres). L'intervention se déroule dans quatre domaines : agriculture, élevage, teinture et activité de promotion féminine, à travers des plans d'actions. Actuellement, nous sommes dans le quatrième plan d'action qui consiste au renforcement des capacités des GPF. Basée à Cas-Cas, il a réussi à initier l'insémination artificielle avec l'appui du CORAD, l'embouche bovine et la réalisation de petit financement.

- Le « Féddé aynabé »

C'est un regroupement très actif qui défend les intérêts des éleveurs. Actuellement, il regroupe 65 membres et l'adhésion se fait par l'achat d'une carte éleveur. Cette structure à des partenaires comme le PAPEL et le service vétérinaire. Mais, les actions se limitent à l'emmagasinement d'aliments de bétail ou à l'achat de fourrage (15 tonnes de fourrages ont été récemment distribués entre les éleveurs), à la vaccination et l'insémination artificielle récemment effectuée avec des résultats mitigés.

En gros, ces organismes fédératifs sont dynamiques et tentent de gérer efficacement les contraintes de la zone. Ils sont fortement liés à des structures d'encadrement étatiques et de crédit comme : SAED, FED, CNCAS...

1.2 Les associations villageoises de développement (AVD)

Le phénomène d'émergence de mouvements associatifs qui décident de prendre en charge eux-mêmes certains aspects du développement de leur terroir, prennent depuis quelques années une ampleur non négligeable dans l'arrondissement.

Selon nos enquêtes, tous les villages du terroir disposent de ces genres d'organisations qui tentent de couvrir toutes les activités rurales, mais pour la plupart du temps, elles poursuivent des objectifs surtout sociaux. Ces associations sont un instrument de développement. Certaines ont cherché le statut juridique de GIE pour accéder au crédit (cas de l'association pour le développement de Cas-Cas ou de l'union pour le développement économique et social de Thioubalel). Structures très dynamiques dans la gestion des ressources naturelles, elles sont connectées à des réseaux d'ONG (ressortissant en extérieur ou des particuliers comme des politiciens) et des projets, à l'instar du projet de la gestion des ressources naturelles (PROGRENA) qui a débuté depuis 1998 avec le reboisement communautaire. Ce sont les forces vives des villages qui interviennent dans les activités de sensibilisation, de la création de digue de protection ou d'infrastructure (école, route, puits ou forage).

Par ailleurs, nous intégrons dans cette mouvance, les associations sportives et culturelles (ASC) axées essentiellement sur le théâtre et le sport au début, mais actuellement elles évoluent et se transforment en Association Villageoise de Développement (AVD). Ce changement est lié au désengagement de l'Etat, les villageois devant prendre en charge les écoles, les dispensaires, leurs puits ou forages et leur agriculture. Les ASC réorientent donc leurs activités dans le domaine social et économique.

1.3 Les associations traditionnelles

La vie associative est très ancienne dans l'île à Morphil, à l'exemple de « Féddé Caisse » à Thioubalel qui date de 1927. C'est une structure dont la gestion passe d'une classe d'âge à une autre. Lieux d'apprentissage et de formation, ces associations regroupent des jeunes filles ou garçons de même âge et leurs domaines d'intervention sont particulièrement l'entraide et la solidarité.

Ces associations traditionnelles revêtent de multiples formes : classe d'âge, de caste, de lignage, de quartier.

II. LES STRUCTURES ADMINISTRATIVES

Ce sont des structures étatiques décentralisées ou pas, découpées en unités territoriales. (Tableau 20). L'arrondissement de Cas-Cas demeure une entité déconcentrée de l'Etat, scindée en trois communautés rurales (entité décentralisée) qui constituent une réponse aux carences de participation des ruraux aux structures administratives.

Tableau 20 : La structure administrative de l'arrondissement de Cas-Cas

Unité territoriale

Exécutif

Organe de coordination et de planification

Organe de délibération

Arrondissement

Sous-préfet (nommé)

Comité Local de planification

Conseil d'arrondissement

Communauté rurale

Président (élu)

CADL

Conseil rural

Villages

Chef de village

(nommé)

Notable

 

Source : Ministère de la décentralisation

2.1 La sous - préfecture

Pilier de l'administration locale et basée au niveau du chef-lieu de l'arrondissement de Cas-Cas, elle coordonne toutes les actions, motive la participation des populations aux activités de développement et supervise toutes les activités de gestion des ressources naturelles. Elle approuve la délibération du conseil rural et appuie les communautés rurales sur le volet administratif. Dans l'île à Morphil, elle est le plus souvent remplacée par le CADL dont elle délègue la représentativité.

En effet, le CADL (Centre d'Appui au Développement Local) basé à Aéré lao, est une transformation du CERP (Centre d'Expansion Rural et Polyvalent) en 2005 par le décret 2005 - 575. Il est dirigé par le chef de CADL assisté par une équipe pluridisciplinaire (service déconcentré de l'Etat) avec notamment : un agent technique de l'agriculture, un agent technique de l'élevage et un agent technique des Eaux et Forêts.

· Le service de l'agriculture

Il s'agit des agents de la SAED recrutés par l'Etat en vue de renforcer les capacités des paysans. Nous avons deux agents agricoles à Cas-Cas qui interviennent au niveau de l'arrondissement. Leur action se limite à fixer le calendrier agricole dans les PIV, les instructions dans l'utilisation des engrais et produits phytosanitaires, ainsi que la variété de culture qui s'adapte à la campagne en vue (après étude pédologique)

· Le service de l'élevage

Dans l'arrondissement, nous avons trois chefs de postes vétérinaires (CPV) qui collaborent avec l'inspecteur de l'élevage de Podor. Basé dans les sièges des Communautés Rurales leurs interventions sont saisonnières et se limitent dans les campagnes de vaccinations :

- Les bovins sont vaccinés en premier lieu contre le bouthilisme et la maladie du charbon pendant la période d'Octobre à Décembre. La zone de concentration demeure les deux parcs de vaccination de l'île à Morphil (Thioubalel et Cas-Cas)

- Les ovins et les caprins sont les catégories traitées en second lieu, mais de plus en plus délaissées en raison de leurs effectifs pléthoriques. Ils sont surtout préservés contre la trypanosomiase à cause de la crue.

- Les équins sont immunisés contre la peste équine grâce à une communication dans les « Dougguéré »

- La volaille est prémunie pendant l'hiver avec des produits dilués dans leur breuvage.

Ce service est complété par les quatre cabinets vétérinaires privés du terroir. Il existe une étroite collaboration entre ces structures privées, l'inspecteur d'élevage de Podor et les chefs de postes vétérinaires (CPV).

· Le service des Eaux et Forêts

L'intervention de la brigade forestière (basée à Cas - Cas) est très remarquable au niveau de l'île à Morphil. En effet, le seul agent des Eaux et Forêts de la zone effectue des patrouilles quotidiennes dans les différents villages, en vue de parer à l'exploitation clandestine ou à la divagation. Il est surtout épaulé par les deux techniciens horticoles basés respectivement à Aéré lao et à Mboumba où des pépinières de 2 hectares existent. Ces techniciens travaillent avec l'agent forestier et les populations.

Cette équipe pluridisciplinaire accompagne et guide les populations dans toutes les actions relatives à l'environnement, ce sont des partenaires de la communauté rurale.

2.2 Les communautés rurales

L'arrondissement de Cas-Cas est découpé en trois communautés rurales (Aéré lao, Mboumba et Madina Ndiathbé). Les CR sont des collectivités locales, personne morale de droit public, dotée de l'autonomie financière. Elles constituent un certain nombre de villages appartenant au même territoire et gérés par des conseils ruraux.

Dans un élan de décentralisation, la loi 96-07 du 22 Mars 1996 consacre le transfert de 9 domaines de compétences aux CR :

- Le domaine

- Environnement et gestion des ressources naturelles

- Santé, population et Action sociale

- Jeunesse, sport et loisirs

- Culture 

- Education

- Planification

- Aménagement du territoire

- Urbanisme et habitat

Nous notons une réelle implication des populations (les chefs de villages sont les premiers partenaires des CR) notamment à travers les ateliers de formation. Les actions les plus concrètes, exécutées par les CR sont : les parcs de vaccination, création de puits ou forages, création de pistes de production, appuyer les activités sportives et culturelles, la construction d'écoles.

2-3 Les commissions de gestion des ressources naturelles au niveau des CR

Pour une meilleur gestion des compétences transférées spécifiquement dans le volet environnement et gestion des ressources naturelles ainsi que les domaines, il existe au niveau des conseils ruraux de chaque CR deux commissions essentielles :

2.3.1 La commission environnement

Par elle, la collectivité locale entend gérer l'environnement surtout dans son contexte actuel de dégradation. C'est ainsi qu'en plus de prendre des mesures réglementaires contre les auteurs d'actes tendant à déstabiliser l'équilibre écologique, elle lutte contre la coupe de bois dans les forêts grâce à l'intervention de la brigade des Eaux et Forêts.

2-3-2 La commission domaniale

Elle réglemente l'accès des populations aux terres dites « zone de terroir » par la loi sur le domaine national. Cette commission est la seule détentrice des compétences en matière d'affectations et de désaffection foncières.

Les difficultés d'intégration des systèmes agricoles et pastoraux ont abouti à l'application du Plan d'Occupation et d'Affectation des Sols (POAS) qui définit deux zones de vocation des terres :

- la zone agro-pastorale à priorité agricole (ZAPA) dans la zone Walo,

- la zone agro-pastorale à priorité élevage (ZAPE) dans la zone Diéri.

Les territoires des CR se répartissent ainsi, en fonction de ces deux types de zone et des commissions de suivi du POAS sont créées avec les chefs de village de la zone, les conseillers résidents, un représentant des agriculteurs et un représentant des éleveurs.

III. LES PARTENAIRES EXTERIEURS

Les communautés rurales du Sénégal étant généralement pauvres et confrontées à des problèmes de revenus financiers et de déséquilibre écologique, l'Etat ou les populations sollicitent les bonnes oeuvres des ONG et des projets.

Les communautés rurales de l'arrondissement de Cas-Cas n'échappent pas à cette situation et sont le théâtre d'un jeu pluri acteur parmi lequel l'intervention de plusieurs partenaires dans le domaine de la GRN comme en atteste le diagramme de Venn (figure 7).

Ainsi, il existe des interrelations entre les structures villageoises et les structures d'encadrement à plusieurs niveaux. Ce diagramme illustre une dynamique organisationnelle entre les organisations paysannes recentrées sur l'irrigation (GIE et GPF) et les organismes fédératifs inter-villageois (FUGIAM, Fédération lao...). Dans la majorité des cas des structures exogènes ont collaboré avec les populations ou le conseil rural dans une ou des actions ayant trait avec l'environnement et les ressources naturelles (forages, reboisement, parcs de vaccinations...).

Dans cette collaboration aucune organisation locale n'est épargnée, cependant les GPF et GIE ont beaucoup plus bénéficié de l'appui des partenaires extérieurs, tandis que les autres structures ne collaborent pas beaucoup entre elles.

Par ailleurs, la quasi-totalité des personnes interrogées reconnaissent que les obstacles à la décentralisation dans les CR sont liés :

- à l'incompréhension des populations qui ne s'acquittent pas des taxes rurales ou des contre parties,

- l'enclavement est le second problème, le siège des trois CR se trouve dans le Diéri sur la nationale 2 et leurs effets ne sont apparents dans le Walo que pendant les campagnes électorales.

Dans tous les cas, face à la dégradation continue de l'environnement, plusieurs actions de GNR sont déjà initiées par les populations. Celles-ci ne manquent pas d'impacts sur le milieu physique et la société.

Figure 7 : Le diagramme de Venn de Cas - Cas

Légende :

Structures internes

Partenaires au développement

*

* *

L'arrondissement de Cas-Cas est un pôle de développement où s'imbriquent plusieurs échelons (du local au global). Par conséquent, dans le cadre de la pérennité du développement local, une solide interrelation entre les différents acteurs, à la faveur d'une concertation et d'un échange d'expériences, se crée pour favoriser une gestion des ressources naturelles.

La diversité des organisations dans l'île à Morphil est certainement une manifestation des stratégies des différents acteurs pour assurer efficacement le relais de l'Etat, mais aussi se positionner sur le champ de la gestion.

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"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo