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Impact de la qualité de l'éducation sur le revenu individuel à  Goma

( Télécharger le fichier original )
par Eric CIRUZA MUDERWA
Université de Goma - Licence en sciences économiques  2008
  

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SIGLE ET ABREVIATION

· BCC : Banque Centrale du Congo

· CONEPT : Coalition Nationale Education pour Tous

· DEA : Diplôme d'Etude Approfondie

· DES : Diplôme d'Etudes Supérieures

· DT : Document de travail

· Ed : Edition

· EDUCIN : Education de l'individu

· EDUP : Education des parents

· EPSP : Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnelle

· EPT : Education Pour Tous

· ESU : Enseignement Supérieur et Universitaire

· EXPI : Expérience de l'individu

· Log : Logarithme

· MCO : Méthode de moindre carrée ordinaire

· OCDE : Organisation de Coopération et de développement Economique

· ONG : Organisations Non Gouvernementale

· ONU : Organisation des Nations Unies

· Op. cit : opere citato

· PIB : Production intérieure brute

· PNB : Production Nationale Brute

· PVD : Pays en Voie de Développement

· RDC: République Démocratique du Congo

· REVIND : Revenu de l'individu

· REVP : Revenu des Parents

· SIDA : Syndrome d'Immino déficience humaine

· TYPE : Type d'éducation

· UNESCO : Organisation de Nations Unies pour l'Education, la Science et la Culture

· UNICEF :

· UNIKIN : Université de Kinshasa

· US : United States

· VIH : Virus D'immino déficience humaine

VI

LISTE DES TABLEAUX ET GRAPHIQUES

I. TABLEAUX

Tableau n° 1: Répartition des écoles primaires par province

Tableau n° 2 : Taux brut d'admission au primaire

Tableau n°3 : Dépenses d'investissement de la RDC 2002-2004

Tableau n°4 : Répartition des écoles secondaires par province

Tableau n°5 : Taux d'admission net au secondaire par sexe et par province

Tableau n°6 : Répartition des établissements publics de l'ESU en 2003 par province Tableau n°7 : Matrice de corrélation

Tableau n°8 : Elimination de la variable TYPE

Tableau n°9 : Elimination de la variable EDUP

Tableau n°10 : Elimination de la variable EDUCIN

II. GRAPHIQUES

Graphique N° 1: Dépenses courantes de l'éducation faites par le pouvoir public de

1980-2002

Graphique N°2 : Part de l'ESU dans le budget alloué à l'éducation nationale entre

1980-2002

Graphique N°3 : Revenu des enquêtés

Graphique N°4 : Niveau d'éducation par sexe

Graphique N°5 : Expérience professionnelle

Graphique N°6 : Education des parents des individus enquêtés

Graphique N°7 : Revenu des parents des individus enquêtés

Graphique N°8 : Type d'éducation fréquentés par les enquêtés

INTRODUCTION

I. PROBLEMATIQUE

Dans le monde actuel, l'éducation occupe une place capitale dans les différentes politiques adoptées par la plupart des pays.

Depuis fort longtemps et particulièrement à partir de la déclaration universelle des droits de l'homme (1948), l'éducation est considérée comme un droit fondamental de l'homme1.

D'après Daniel WAGNER, en 1990 la conférence mondiale sur l'éducation pour tous réunie à Jomtien (Thaïlande), avait fait de l'alphabétisation l'un de ses six grands objectifs mondiaux. Cette conférence s'est fixée un objectif modeste, et théoriquement réalisable, consistant à réduire de moitié le taux d'analphabétisme pour l'an 2000.

Il a constaté que d'important progrès ont été enregistrés au cours de la dernière décennie depuis Jomtien en matière d'alphabétisation et d'éducation des adultes ; mais la situation générale en matière d'alphabétisme demeure aujourd'hui encore l'un des défis majeurs du XXIe siècle.2

C'est ainsi que chaque Etat devrait s'investir à fond dans cette lutte contre l'analphabétisme, comme dit-on : « Un peuple qui n'éduque pas sa population est appelé à disparaître. »

Comme nous le constatons, quant à ce qui concerne notre pays la République Démocratique du Congo, cette conférence a été organisée au début d'une période de grande turbulence politique en RDC. Elle a coïncidé avec la dernière décennie du vingtième siècle que l'on pourrait qualifier de décennie critique de la politique.

En effet, depuis que, venu de l'Est, le vent de la perestroïka a soufflé sur la RDC, le pays n'enregistre pas un seul instant de stabilité politique. On est passé du pénible déclanchement du processus de démocratisation (en 1990), s'il en est un, aux différentes guerres dites de libérations (à partir de 1996).

Bien que les années 1990 furent trop critiques pour la politique de la RDC, celle-ci n'a pas été absente au forum de Jomtien et celui de Dakar (du 26 au 28 Avril 2000).

1 Gratien MOKONZI BAMBANOTA, L'éducation pour tous d'ici 2015 : quelle chance de réussite pour la RDC? Université de Kisangani, à Kisangani. Page 02

2 Daniel WAGNER A., Alphabétisation et éducation des adultes, UNESCO, 2001, page 08

Pour avoir pris une part active à ces deux conférences, la RDC a, logiquement, fait sien les objectifs de l'éducation pour tous. Elle devrait par conséquent, non seulement concevoir un programme national de l'éducation pour tous mais aussi dresser régulièrement, au besoin annuellement, le bilan de ce programme.

Malheureusement, comme souligné plus haut, les différents secteurs de la vie nationale enregistrent depuis plus d'une décennie, un important dysfonctionnement de sorte qu'il n'est pas facile aujourd'hui de faire ressortir clairement, et de manière détaillée, le bilan de l'éducation pour tous en RDC.3

Le secteur éducatif illustre bien la profondeur de la crise que traverse le pays. L'important pourcentage de la population sans instruction est inquiétant car on ne peut envisager le développement dans un pays qui tourne le dos à l'éducation de ses habitants.

« Et pourtant, c'est à travers ce type d'investissement que le pays peut se doter des compétences susceptibles d'augmenter l'efficacité et la productivité au travail et d'exercer à terme une incidence relativement forte sur la croissance. Il est évident que les dépenses d'éducation et de santé sont deux éléments de la politique budgétaire qui peuvent accélérer la croissance à long terme, car des travailleurs instruits et en bonne santé sont non seulement productifs que les autres, mais aussi plus à même de recevoir une formation et s'adapter rapidement aux changements technologiques »4.

C'est ainsi que le budget de l'éducation qui était de 30% en 1960 est aujourd'hui de moins de 1%5.

Ce non financement de l'éducation a pour conséquence la corruption. L'intelligence et l'application aux cours ne sont plus les seuls moyens de réussir. Un peu d'argent suffit pour y parvenir. C'est pourquoi la tricherie et la corruption sont tolérées couramment comme moyen de réussite et d'admission dans la promotion supérieure

Le comble en est que certains parents estiment que la réussite est devenue un droit pour leurs enfants de peur de devoir payer plusieurs fois les même frais scolaires (académiques).

Ils succombent à la corruption.

Ce type de pays ne peut prétendre ni à la démocratie, ni à l'esprit inventif, ni à la mondialisation ; il encourt plutôt le risque d'être compté parmi les Etats esclaves soumis.6 C'est pourquoi la qualité de l'éducation doit être d'actualité en RDC.

3 Gratien MOKONZI BAMBANOTA, opcit, page 1-2

4 Banque Centrale du Congo, Bulletin Mensuel d'Information et Statistiques, Mai 2005

5 Gratien MOKONZI BAMBANOTA, Ibidem, page 06

6 Albert KAMBA EVANGUNUNGA La reforme de l'enseignement supérieur et universitaire au Congo, L'école Démocratique (APED), Kinshasa, 2006, page 07

En parlant de la qualité de l'éducation, nous ne nous baserons que sur celle de l'enseignement supérieur et universitaire bien que la qualité de l'enseignement primaire et secondaire soit en déclin si on peut le dire.

C'est dans ce cadre que Gratien MOKONZI BAMBANOTA, Professeur à la faculté de psychologie et des sciences de l'éducation à Kisangani a souligné dans son article que plutôt que de combattre l'analphabétisme, l'enseignement primaire en RDC le renforce.7

L'éducation supérieure et universitaire en RDC n'est pas épargnée de cette situation. Face à une très forte demande d'éducation, les institutions supérieures et universitaires du pays ne sont pas à même de subvenir au besoin de ces lauréats dont le nombre toujours croissant atteint facilement 100000 et plus par an depuis quelques années d'après M. EKWA BIS ISAI8.

Malheureusement des petites institutions supérieures et universitaires naissent de partout à travers le pays pour essayer d'y parvenir. Sont elles à mesure de le faire ?

La réponse à cette préoccupation serait très complexe car la presque totalité de ces institutions n'ont pas des bâtiments, du personnel enseignant qualifié, des fonds correspondant à leur vision.

Comme nous le savons tous, les difficultés économiques et les guerres n'ont pas permis des nouvelles constructions à travers le pays. C'est pourquoi les infrastructures d'accueil sont insuffisantes. Quant aux anciennes, elles ne sont pas entretenues et elles sont souvent mal équipées en banc, écritoires, en matériels didactiques, en laboratoire, en bibliothèque, en Internet, .... Il n'est pas rare de trouver des étudiants suivre des leçons débout dans l'auditoire voire même à travers la fenêtre.

Nous constatons aujourd'hui que la qualité de l'éducation en général, malgré le courage et la volonté incroyable de son personnel enseignant est de très bas niveau. Elle accuse un véritable coup descendant.

Face à ce constat, une question nous est venue à l'esprit : y a-t-il une relation entre la dégradation du système éducatif en RDC et la baisse du niveau de vie (du revenu) de la population congolaise ?

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