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Parcs à  karité (Vitellaria paradoxa) (Gaertn. c. f. ) (Sapotaceae) au Bénin: importance socio-culturelle, caractérisations morphologique, structurale et régénération naturelle

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par Paul Césaire GNANGLE
Université d'Abomey-Calavi (Bénin) - DEA en aménagement et gestion des ressources naturelles (agroforesterie) 2005
  

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Résumé

Les aspects socio-culturels liés à la conservation des parcs à karité, leur caractérisation morphologique, structurale et leur régénération naturelle ont été étudiés dans deux formations végétales à partir d'inventaires forestiers réalisés au sein de 158 placeaux carrés de 30m x 30m au niveau de 300 ménages et dans 20 villages au Bénin.

Au plan socio-culturel, il existe une différence très hautement significative entre les ethnies en ce qui concerne la conservation in situ des arbres de karité ( ÷2 =67,84 ; ddl=6 et P<1%). La création des parcs

à karité est un fait culturel et socio-économique qui se réalise lors des défrichements pendant l'installation des cultures d'igname et de coton. Elle est l'oeuvre des ethnies Bariba, Gando, Peulh, Dendi, Bôo, Mokolé, Nagot, Lokpa, Bentamaribè et Wama qui conservent le karité sur leur champ. Par contre, les ethnies Fon, Mahi et Idaatcha, quant à elles ne conservent pas le karité. Il existe aussi une différence significative entre les ethnies en ce qui concerne l'utilisation du karité comme bois de service ( ÷2 =13,84 ; ddl=6 et P<5%).

La différence entre les ethnies en ce qui concerne l'utilisation du karité en médécine traditionnelle est
hautement significative ( ÷2 =10,65 ; ddl=4 et P<5%). S'agissant des usages du karité dans les cérémonies

et les enterrements, cette façon de faire se rencontre surtout chez les ethnies Lokpa, Bentamaribè, Wama, Bôo et Nagot. Une différence très hautement significative existe entre les ethnies en ce qui concerne les usages religieux du karité ( ÷2 =21,91 ; ddl=2 et P<1%).

Les systèmes agraires associés aux parcs à karité sont des systèmes de culture abattis-brûlis assez différenciés selon le gradient pluviométrique nord-sud, les ethnies, la pression sur les arbres dans les parcs, le diamètre à 1,30m du sol, et la densité des arbres.

Cinq parcs à karité à savoir: (i) le parc de la région de Bohicon, (ii) le parc de la région de Savè, (iii) le parc de la région de Parakou, (iv) le parc de la région de Bembéréké et celui de la région de Kandi, ont été identifiés selon les variables mésologiques et dendrométriques analysées à l'aide du logiciel MINITAB version 13.20. Des descripteurs morphologiques (longueur du pétiole, du limbe, et largeur du pétiole) utilisés sur 10 feuilles choisies au hasard dans la partie basse de la couronne sur trois arbres au plus par placeau ont complété l'analyse dans la discrimination des parcs.

Le diamètre à 1,30m au dessus du sol (ddh) de 381 arbres, la structure au sol et la densité du peuplement augmentent du sud au nord en fonction du gradient pluviométrique et de la latitude. Il existe une différence significative entre ces différentes variables (P<5%).

Au plan structural, la densité du peuplement dans les différentes formations suit cette même tendance ainsi que la distance moyenne entre le semencier et ses plus proches voisins. Cette distance est comprise entre 1,94m et 3,36m. La répartition spatiale des arbres de karité est agrégative dans tous les 5 parcs.

La régénération naturelle existe, mais elle est compromise par divers facteurs que sont: le feu, la luminosité
et la durée des jachères (même si elles sont de courte durée), le sarclage, le labour, les ravages d'insectes et

le pâturage. La régénération naturelle du karité suit le processus d'espacement des semis de JANZEN (1970). Seules les jachères de 10 ans et plus, peuvent assurer la régénération de l'espèce.

Mots clés: Parc à karité, importance socio-culturelle, structure des peuplements, morphologie, régénération, Bénin.

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