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Les principales causes et perspectives de développement pour la lutte contre la pauvreté urbaine à  Kinshasa

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par Isaac MAYELE
Université catholique du Congo  - Gradué en économie et développement 2008
  

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CONCLUSION PARTIELLE

En définitive, de cette approche conceptuelle nous avons compris que la lutte contre la pauvreté préoccupe l'humanité entière, qu'il est difficile d'évoquer une définition de la pauvreté qui soit profondément parfaite, du fait que lorsque celle-ci se manifeste elle touche divers domaines de la vie humaine. Elle est donc un concept multidimensionnel.

Mais cela ne peut nous empêcher de l'expliquer de manière claire, en vue de rendre compréhensif son contenu. C'est de cette façon que la "pauvreté est donc comprise comme l'impossibilité pour un individu d'utiliser ses capacités ou les opportunités dont il est privé au cours de son existence".

CHAPITRE II

L'ENVIRONNEMENT SOCIO-ECONOMIQUE DE KINSHASA ET SON VECU QUOTIDIEN

INTRODUCTION

Le présent chapitre décrit brièvement la croissance démographique et spatiale de Kinshasa, de ses origines à ce jour. Il passe en revue les problèmes majeurs qui se posent dans la ville : de la crise du logement à celle de l'emploi, en passant par la crise de l'environnement urbain.

II.1. UN SITE PARTICULIER

II.1.1. L'AMPHITHEATRE NATUREL

Kinshasa est une ville de plus de 6 000 000 d'habitants répartis en 24 communes et 310 quartiers. Elle porte plusieurs noms effectifs : Kin-la-belle, Kin-lipopo, Kin-malebo10(*). Elle est construite sur un sol argilo-sableux et un site particulier ressemblant à un amphithéâtre : la plaine au nord et à l'Est et les collines au sud et à l'Ouest.

La plaine est un site urbanisable en forme de croissant parce qu'elle suit la courbe du fleuve. C'est le secteur le mieux cadastré, urbanisé et industrialisé. Cette plaine abrite près de 18 communes avec environ 4 375 000 habitants. L'administration urbaine l'appelle communément la ville basse. Elle souffre des divers problèmes d'inondations et de marécages non seulement par ce que ses pentes sont trop faibles et le système de drainage défectueux, mais aussi parce qu'elle est traversée par plusieurs rivières qui se jettent dans le fleuve et qui prennent leur source sur les collines du sud et de l'ouest. C'est sur cette plaine que se situe la commune de Lingwala.

Les collines sont des sites non aedificandi sur plusieurs endroits. Elles ont été occupées après l'indépendance par les Kinois qui ignoraient les normes urbanistiques. Des petites bicoques dans certains endroits et de somptueuses villas dans d'autres ont investi les collines du Mont-amba (417m), Djelo-mbinza (545m au pied de l'antenne tv), Mont-Ngafula (548m) et le contre-bas du pic meuse (675m). Elles abritent six communes avec plus de 1 625 000 habitants.

L'administration urbaine l'appelle communément ville haute. Elle est aux prises aujourd'hui avec les problèmes d'érosions, d'éboulements, de glissements de terrains et d'effondrement dû au mauvais drainage des eaux. C'est sur quelques unes de ces collines que se situe la commune de Ngaliema.

PLAN DE LA VILLE DE KINSHASA

II.1.2. DES CHALEURS SUFFOCANTES AUX VIOLENTES TORNADES

Selon la classification de Koppen AW4, la ville de Kinshasa a un type climatique, caractérisé par un climat tropical chaud et humide avec quatre mois de saison sèche. Il fait une chaleur torride au mois de mars et la température monte jusqu'à 26,5°C. Cette poussée de température précède bien les violentes averses du mois d'avril et de mai. Ce sont les mois de tous les dangers : inondations, effondrements, éboulements, morts d'hommes, arbres déracinés, maisons détruites etc. Pourtant, ce ne sont pas les mois les plus pluvieux. Le mois annuel le plus arrosé est le mois de novembre avec 268,1mm de pluies douces. Elles ne contraignent pas les rivières Ndjili, N'sele (Rivières allogènes) et Kalamu, Gombe, Makelele, Tshwenge, Basoko, Yolo, Funa, Mbinza etc. (Rivières locales) à quitter leur lit.

Pendant la saison pluvieuse, ces rivières reçoivent beaucoup d'eaux qui coulent et qui se serpentent au creux des larges vallées : sites d'intenses activités maraîchères de la ville (Funa, pépinière de Bandalungwa, Ndjili Cecomaf, Mayimbi, etc.). Ces vallées sont riches en humus alors que le sol kinois est du groupe des sols tropicaux sableux riches en fer et en alumine soumise à l'action d'un climat chaud et humide.

* 10 _ Belle ville avant 1960 ; Lipopo : africanisation de Léopoldville ; Malebo : borassus, plante très présente sur la plaine de Kinshasa.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus