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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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CHAPITRE 4 : CARACTERISATION SOMMAIRE DES PLANTATIONS ET ORGANISATION DE LA PRODUCTION

Sous ce chapitre, nous aborderons les moyens de production et l'itinéraire technique tel que relevé sur le terrain

4.1. LES FACTEURS DE PRODUCTION

Nous axerons notre étude sur la terre notamment son mode d'accès et l'allocation de la main d'oeuvre aux activités de production de noix brute de cajou à Kouandé.

4.1.1. Mode d'accès àla terre

L'anacardier est une culture qui occupe l'espace pendant longtemps même si dès les premières années son installation autorise une association avec d'autres cultures. Ainsi la décision de pratiquer cette production est subordonnée à un disponible foncier important. Plusieurs facteurs dont la disponibilité en terres agricoles, ajoutée aux conditions écologiques globalement favorables à la culture de l'anacardier, favorisent la pratique agroforestière à base de cette espèce fruitière (Yabi, 2007). De même et pour les mêmes raisons, le mode d'accès à la terre détermine son allocation à la production d'anacardier. Nous avons identifié quatre modes d'accès à des terres anacardières. Ce sont l'héritage partagé, l'héritage non partagé, le don ou cession à durée indéterminée et sans restriction d'usage, et le don ou cession à durée déterminée et avec restriction d'usage. Dans cette dernière catégorie, nous avons rangé les plantations domaniales que l'administration forestière a cédées aux producteurs en groupements pour exploitation restrictive des anacardiers. La figure N°5 ci- dessus indique les proportions occupées par ces différents modes de faire valoir.

90% des terres allouées à l'anacardier sont des héritages partagés alors que 5% d'entre elles sont des héritages non partagés. Par ailleurs, seulement 3% des producteurs d'anacardier ont acquis leur terre par don à durée indéterminée et sans restriction d'usage et 2% par don à durée déterminée et avec restriction d'usage. En clair, environ 93% des terres sont des propriétés acquises et définitives contre 7% qui ne le sont pas. Ces données correspondent aux études de l'INRAB qui constatent que la quasi totalité des

exploitants agricoles disposant de terres en propriété ont des plantations d'anacardiers sur leur exploitation (INRAB, 1996). Ces résultats sont confirmés par les données ethniques que nous avons recensées sur les producteurs. En effet, 8% des producteurs sont des Peulh et assimilés contre 2% pour les Dendi, 4% pour les Ditamari et 86% pour les Bariba qui sont essentiellement les autochtones. Même si cette répartition traduit la réalité ethnique de la région d'étude, elle ne manque pas d'appuyer que le degré d'autochtonie, qui par ailleurs détermine l'accès à la terre, influence la pratique de l'agroforesterie à base d'anacardiers. Les études dans la région indiquent que 32% des producteurs ont des plantations dont la taille varie entre 0,5 et 2 ha. Ils sont par contre 68% des producteurs qui ont des plantations dont la taille est supérieure à 2ha. Les femmes sont majoritaires dans cette catégorie de plantations de taille comprise entre 0,5 et 2ha. 65% des productrices ont des plantations dont la taille est inférieure à 2ha.

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