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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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4.2. LES OPERATIONS

4.2.1. Choix des semences

Le choix des semences est le premier point essentiel, le point de départ d'une plantation quantitativement et qualitativement rentable. Une bonne noix est une noix grosse, bien remplie, et bien sèche, sans morceau de pomme qui y colle, provenant d'un arbre sélectionné ou « arbre plus >> selon la terminologie des généticiens forestiers. Une semence de qualité se récolte d'abord sur un arbre de bonne qualité dans un peuplement de qualité et à maturité totale sur l'arbre.

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Le choix des noix admissibles est suivi d'un test de flottaisonet/ou d'un tri pour sélectionner les

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semences. Une opération de trempageest quelques fois recommandée. La multiplication sexuée de l'anacardier varie considérablement en croissance, en productivité de noix et en qualité du fait de la fécondation croisée observée au niveau de l'espèce. La multiplication végétative peut être utilisée pour produire le matériel de plantation à partir des arbres «mères >> de phénotypes supérieurs sélectionnés. Plusieurs technique s de propagation végétative sont utilisées dont le greffage qui a donné de bons résultats ailleurs et au Bénin (Martin et al., 1998 et Nair et al., 1979 et Nambiar et al., 1990et Ohler, 1979 et Agricultural Research Institute Naliendele MTWARA, 2001 et Tandjiékpon et al., 2003). Tout récemment, la technique de propagation in vitro a été développée sur l'anacardier dans le cadre de l'amélioration de l'espèce (Das et al., 1996).

Les premières plantations de Kouandé ont été installées grâce aux noix que le Président H. Maga a apportées aux producteurs. En dehors des efforts de l'Administration Forestière qui a introduit un matériel végétal plus ou moins sain et des plants «pépinières >>, la plupart des plantations sont semées de noix acquises par échange inter-paysan. Les nouveaux producteurs qui veulent se lancer dans la plantation d'anacardiers récoltent dans les plantations de leurs pairs des noix mûres sur des plants jugés performants. Le degré de performance se mesure au regard des paramètres comme la grosseur, la couleur, le remplissage de la noix et la productivité de l'arbre porteur. Les arbres «performants >> à Kouandé sont assimilables à quelques différences près aux « arbres plus >> décrits par Lacroix (2003) à

12 Le test de flottaison consiste à mettre les noix dans un seau d'eau salée et à n'utiliser que les noix qui coulent franchement. En effet, les noix qui flottent sont probablement attaquées par un rongeur qui creuse des galeries dans la noix qui, de ce fait, pèsent moins ou sont mal formées. Pour le test de flottage, on peut utiliser une solution à 10 % de sel.

13 Trempage : avant de semer une graine d'anacardier, on peut la laisser 24 à 72 heures dans de l'eau à température ambiante, ce qui favorise et accélère la levée de la dormance. On élimine les graines flottantes. L'eau de trempage est renouvelée toutes les 6 heures pour éliminer le baume de cajou. Dans ce cas, la graine germe plus vite. On réalise cela quand les pluies sont déjà bien installées. En saison sèche, il ne faut pas tremper les graines avant de les semer.

Bassila. En effet, la pratique paysanne ne garantit pas une pureté variétale puisque les plantations ne sont pas mises en «quarantaine », l'une saine, où l'on choisirait les noix à semer et les autres malsaines à la production de semences. Une fois les noix sélectionnées pour la mise en terre, elles sont conservées dans un sac en polyéthylène dans la majorité des cas et dans un coin de la chambre du producteur. Ce conditionnement peut se révéler défavorable à la conservation du potentiel germinatif de la noix et impacte donc le taux de germination observé après semis. Seuls quelques producteurs insistent sur le conditionnement en sac de jute et dans un milieu aéré pour les noix « semences ». De même les noix tardives, récoltées dans la saison pluvieuse (Juillet-Août), réputées impropres à la commercialisation, sont reconnues par certains producteurs comme de bonnes semences. Cela encourage leur récolte et leur utilisation par les producteurs. La figure N°6 traduit en pourcentage l'origine des semences.

A l'analyse de ce graphique, on note que 83% des producteurs recourent à des semences de qualité douteuse et peu sainement conservées. Seulement 17% d'entre eux utilisent pour leurs plantations des plants issus des pépinières et produits suivant les recommandations de l'URF. De plus, il faut à tout le moins noter que cette frange de producteurs n'a pas eu recours sur toutes ses plantations à des plants sortis de pépinière puisque l'expérience des plants sélectionnés est bien nouvelle dans les pratiques des producteurs et date des dernières formations qu'ils ont reçues. Par ailleurs, sur les 83% des producteurs qui utilisent les noix comme semences, nous pouvons distinguer ceux qui sèment des noix issues de leurs plantations (76%) et ceux qui recourent à l'échange inter paysan du matériel végétal (24%). Les producteurs de Makrou, Kouandé et Birni, zones qui ont une longue pratique des plantations domaniales, sont les potentiels fournisseurs et les plus nombreux à procurer aux autres planteurs les semences.

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