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Evaluation des conditions de mise en oeuvre des normes issues des directives CEE/ ONU dans la production des noix brutes de Cajou à  Kouandé, Atacora, Bénin

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par Boris HOUENOU
Université d'Abomey- Calavi faculté des sciences agronomiques - Diplôme d'ingénieur agronome, option économie-socio-anthropologie et communication pour le développement rural 2008
  

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4.2.2. Choix et préparation du terrain

L'importance cruciale du choix du site énumérée dans la littérature est établie dans la pratique comme une norme à respecter si l'on veut bien produire de la noix de cajou.

Le site de plantation d'anacardier doit être accessible (pour faciliter
l'accès, la réalisation des opérations culturales et l'évacuation du
produit). L'INRAB (2003), dans ses études, suggère dans le guide

pratique pour une production des noix d'anacardiers de qualité que le site de plantation soit exondé et non inondable. Le site doit être par ailleurs de climat favorable et de conditions édaphiques conformes aux normes écologiques de la plante. La préparation du sol passe par le débroussaillage et l'essouchage quand il s'agit de nouvelles friches. Une plantation sur un site déjà utilisé sans être épuisé par d'autres cultures notamment vivrières peut minimiser les coûts de préparation. Une bonne préparation améliore la croissance du jeune plant et accélère la période de production. Il est essentiel de bien préparer le sol afin que l'arbre puisse produire le plus tôt possible. Un arbre bien planté produit après deux à trois saisons et un arbre mal planté après cinq saisons (Lacroix, 2003). Mais de plus, un arbre bien planté réagira beaucoup mieux face à la sécheresse, aux feux éventuels et surtout aux parasites. Le résultat final est que lorsque l'on plante bien un anacardier, on gagne beaucoup plus d'argent. C'est certainement déjà à ce niveau que l'on peut le plus agir afin d'améliorer la qualité des plantations et par la suite des noix récoltées.

La pratique du choix du site de plantation dans notre zone d'étude est résumée par les figures N°7 et 8.

La première figure indique que 80% des plantations sont installées sur les sites non inondables, des sites à priori accessibles et facilitant la production des noix. Les types d'association et la culture régulière des cultures vivrières sur les champs portant les anacardiers obligeraient les producteurs à les installer sur les sols non inondables. De plus la relative disponibilité des terres cultivées peut être une raison, les producteurs n'étant pas contraints de produire que sur les sols difficiles d'accès. L'analyse croisée de ces données avec les modes de faire valoir nous indiquent que les producteurs qui installent leurs plantations sur des sites non inondables ont comme mode de faire valoir, l'héritage partagé et non partagé. On remarque aussi que les producteurs qui tiennent les plantations domaniales appartiennent à cette catégorie de producteurs installés sur les sites non inondables.

De l'autre côté, on note que 20% des plantations sont installées sur des sites inondables. Le graphique suivant indique en détail la nature des sites.

 

Sur les 20% des sites inondables qui accueillent des plantations, nous avons 10% qui sont des bas-fonds non aménagés, 8% qui sont des bas-fonds sommairement aménagés et 2% qui sont aménagés. En clair, les bas-fonds non aménagés emportent la grande partie des sites inondables suivis des bas-fonds sommairement aménagés. Cette grande proportion traduit l'effort personnel d'aménagement des bas-fonds. La plupart des planteurs

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qui s'installent sur les sites inondables sont des planteurs dont les modes de faire valoir fréquents sont l'emprunt, le don non transmissible.

L'autre caractéristique essentielle des sites est leur utilisation préalable pour les cultures vivrières. En
effet, sur les nouvelles friches, les producteurs cultivent d'abord les cultures vivrières. Comme le note
Tandjiékpon (2005), après le défrichement le paysan plante l'igname
et lui associe immédiatement des plants d'anacardiers ou
à partir de
la deuxième année lorsque le coton est semé. C'est le cas de l'arrivée
de l'anacardier en cours de rotation. Dans le cas de l'arrivée de
l'anacardier en fin de rotation, il constate qu'après le
défrichement,
le paysan installe de l'igname suivie des autres cultures vivrières puis
le coton avant d'introduire sous forme de jachère cultivée de
l'anacardier lorsque la terre
a besoin de repos. Les résultats obtenus
sur cet aspect dans notre zone
d'étude est illustré par la figure N°9.

Le graphique indique que 92% des planteurs ont au moins une fois produit des cultures vivrières ou d'autres cultures avant l'installation de plantations d'anacardiers. Ce fort pourcentage s'explique par le fait de l'impératif de profiter de la fertilité des sols pour les cultures vivrières qui représentent la charnière de l'agriculture de subsistance largement pratiquée dans la zone d'étude et au Bénin en général. De plus, la durée relative de l'anacardier avant fructification estimée à une moyenne de quatre ans n'encourage pas son installation comme première culture sur une nouvelle friche. 8% des plantations installées avant les cultures sont l'oeuvre des producteurs que l'on peut appeler producteurs « modernes ».

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