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De la nécessité de la renaissance de la RDC face à  l'impératif de la recomposition stratégique africaine et globale post-blocs

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par Rossy MUKENDI TSHIMANGA
Université pédagogique nationale (RDC) - Licence en relations internationales 2008
  

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2.2. La question de la mondialisation

Cette autre dimension praxéologique obligerait l'Etat congolais à s'engager dans un jeu économique qui conditionne de plus en plus les rapports internationaux et dans lequel le monopole de l'Etat fait l'objet des controverses. Tout devenant donc économique et gestionnel, écrit le Professeur Kambayi Bwatshia, ceux des Etats, des nations qui sauront s'inscrire dans la mondialisation, ceux là survivront81(*).

Si en effet, le phénomène de la mondialisation ne laisse aucun Etat indifférent, il ne profite pas à tous par ailleurs. L'on peut constater que si les firmes multinationales, le bloc Nord-Américain, les Etats membres de l'Union Européenne et quelques individualités telles que le Japon, la Chine, l'Inde, la Russie, le Brésil et autres bénéficient des effets de la mondialisation, l'Afrique en générale et la partie subsaharienne particulièrement semble être marginalisée. Cela d'autant plus que les Etats concernés développent une attitude beaucoup plus contemplative que participative, ils subissent tout simplement les effets de la mondialisation.

La situation semble paradoxale dans la mesure où cette région du monde est volontiers vantée pour ses considérables richesses naturelles quand bien même elles seraient inégalement reparties. François Bost note que, la lecture des indicateurs économiques témoigne d'une très large exclusion de cette région de la dynamique contemporaine de mondialisation de l'économie dans les domaines tels que les échanges internationaux, l'intégration financière ou encore le progrès technologiques. Pire l'écart avec les autres régions (notamment les pays émergents dynamiques d'Asie orientale) ne cesse de s'accroître, comme si ces pays étaient condamnés à stagner, prisonniers du cercle infernal du sous-développement.

En 2004, précise l'auteur, l'Afrique subsaharienne n'entrait plus qu'à hauteur de 1% seulement dans le PIB mondial, de 1,5% dans le commerce mondial (contre 6% dans les années 1960 et 3,9% en 1982), tandis que les investissements directs étrangers (IDE) l'ont totalement oubliée (1% à peine), en raison de la très faible attractivité de la région au regard des exigences contemporaines des firmes transnationales et de son cumul de handicaps structurels : pauvreté persistante, faiblesse de la croissance économique, industrialisation embryonnaire, déficience des infrastructures élémentaires, endettement massif, très faible niveau d'alphabétisation, instabilité politique, absence de démocratie, guerres civiles multiples, corruption, etc82(*).

Malgré ces faibles statistiques e la région, le Congo peut tout comme les individualités asiatiques et autres, échapper à la névrose tiers-mondiste et participer activement à cette compétition économique mondiale. Il devrait à tout prix et dans une vision mercantile se doter des moyens suffisants pour conquérir des marchés plutôt que de se complaire comme ses pairs africains, d'une simple possession des richesses naturelles. Il devrait s'atteler à :

- créer des conditions d'accroissement, de diversification et d'amélioration de la qualité de sa production ;

- remettre en état et moderniser les infrastructures de base utiles aux transactions économiques nationales et internationales telles que les ports et les aéroports, les routes de dessertes agricoles, les moyens de transports, etc ;

- créer non seulement des conditions d'accueil des investissements étrangers mais aussi former et promouvoir une classe des investisseurs locaux dynamique et capable de rivaliser d'ardeur dans la conquête des marchés en Afrique et partout ailleurs.

Plus les transactions seront considérables et diversifiées, plus l'Etat va engager une plus value devant lui permettre d'assurer totalement ses charges et aussi de dégager des excédants nécessaires à sa politique extérieure.

Un Congo transformé en nécessité économique mondiale du fait des sommes investies par des grands groupes économiques et financiers transnationaux pourrait bénéficier d'une attention soutenue de la communauté internationale, question de sécuriser les affaires. Ce qui impacterait automatiquement sur la paix et la stabilité dans ce pays.

Mais Quoi qu'il ne soit pas condamné à évoluer suivant le rythme économique du continent, le Congo aurait cependant l'obligation de consolider les rapports avec ses pairs africains en s'engageant de façon responsable dans la dynamique de l'intégration régionale. Les élans de solidarité devraient constituer pour ce pays un multiplicateur de forces dans sa participation aux flux internationaux ainsi que dans sa quête de stabilité et de paix.

* 81 Kambayi Bwatshia, Op Cit.

* 82 Bost F, et all, Images économiques du monde, panorama annuel 2006, Armand Colin, Paris, 20085, pp238-239.

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