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De la nécessité de la renaissance de la RDC face à  l'impératif de la recomposition stratégique africaine et globale post-blocs

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par Rossy MUKENDI TSHIMANGA
Université pédagogique nationale (RDC) - Licence en relations internationales 2008
  

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2.3. L'axe d'intégration institutionnelle

La balkanisation de l'Afrique a toujours constitué un facteur de vulnérabilité extérieure, un élément limitatif aux possibilités de croissance interne et une variable réductrice du poids de la région dans les négociations internationales. Pour annihiler cette dissociation, les pères fondateurs de l'organisation de l'Unité Africaine (OUA), aujourd'hui Union Africaine (UA), se sont résolus de coordonner et d'intégrer leur coopération pour offrir des meilleurs conditions d'existence aux peuples d'Afrique. Et parmi les stratégies arrêtées figurent celle visant à constituer des ensembles d'intégration dans toutes les sous régions et dans divers domaines, cela sous la coordination de l'OUA83(*).

L'intégration régionale apparait toute fois une idée-force. Elle se traduit par une multiplicité de projets. Elle vise, face à la montée des blocs régionaux, à accroitre les capacités de négociation de l'Afrique. Elle peut augmenter la crédibilité et restaurer la confiance des opérateurs. Elle permet une intégration et une coordination de politiques économiques et peut rendre les ajustements plus efficients. Elle est un moyen d'ouvrir les économies vers l'extérieur à un rythme acceptable. Elle peut réduire les conflits84(*).

Malgré les avantages que recèlent théoriquement le projet d'intégration ainsi que les intentions des gouvernements, le regroupement des Etats africains semblent en veilleuse. Le processus d'intégration dans cette région végète encore et les quelques ensembles de solidarité existants sont quasi improductifs. Le caractère plutôt facial de ces regroupements n'arrange guerre les affaires du continent qu'il s'agisse de la politique, de l'économie, du commerce, de la sécurité, des finances, de la technique et de la technologie.

La RD Congo qui participe depuis plusieurs années dans nombre de ces ensembles sous régionaux et régional (UA, COMESA, SADEC, CEEAC...) aurait l'obligation de faire un bilan et au besoin de recadrer sa position suivant les exigences de rationalité. Ce qui n'exclut pas la possibilité de retrait de certaines organisations et/ou institutions pour des raisons d'ordre financier soit encore d'incompatibilité avec sa nouvelle vision du monde. Le pays pourrait éventuellement aussi prendre certaines initiatives dans ce sens suivant des gains probables qui devraient en découler. Une ouverture et une intégration plus forte avec la Tanzanie par exemple devrait permettre la création d'un corridor transocéanique indien-atlantique profitable aux économies des deux pays et des autres Etats qui voudront les rejoindre.

C'est seulement à travers une démarche d'ensemble que le continent africain, menée par des nations comme la RD Congo, pourra prendre de l'envol et relever les défis immenses que lui lance le reste de l'humanité. Les Etats de la région devraient solidariser pour faire du continent un havre de paix et de stabilité politique sur fond de respect des principes démocratiques et des droits humains, un pôle de croissance et de développement utile au jeu de la mondialisation.

Il appert que l'effondrement actuel du Congo l'oblige à opérer des profondes restructurations pour espérer compter de nouveau et valablement comme membre à part entière de la communauté internationale utile à sa population et aux autres nations du monde. Et étant entendu qu'aucun exemple contemporain n'atteste l'aptitude de la communauté internationale à reconstruire véritablement un Etat effondré, nous pensons que le destin du Congo dépend essentiellement si non exclusivement du travail de fond que devrait abattre ses citoyens dans la réinvention du système d'organisation interne et dan la conduite d'une politique extérieure cohérente et suivie.

Cette ambition salutaire de renaissance de l'Etat congolais revêt en effet un caractère binaire et cumulatif tel que présenté dans le graphique ci-dessous.

Figure 2 : Portrait robot du processus de renaissance de la RD Congo.

Renaissance = praxéologie binaire

Aspect extérieur :

Repositionnement du pays sur la scène mondiale

Aspect interne : réinvention du système d'organisation globale

Axe diplomatico-

Stratégique

Politique = démocratie

Axe économique/

Mondialisation

Administration

Axe

Institutionnel

Justice

Economie

Diplomatie

Armée et police

Source : Auteur.

* 83 Bulaimu witekante, Relations internationales africaines, L1 RI, FSSAP, UPN ? Kinshasa, 2006-2007

* 84 Hugo Philippes, Economie de l'Afrique, La découverte, Paris, 2003, pp 94-95

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